D'un côté, le séducteur du moment,
Orlando Bloom - qui d'un sourire fait craquer les midinettes, aussi bien les oreilles pointues qu'habillé en
Pirates Des Caraïbes ou en jupette pour
Troie. De l'autre,
Kirsten Dunst, qui fait tomber les hommes depuis ses douze ans, jolie vampire s'entretenant avec
Brad Pitt et
Tom Cruise, puis amoureuse de l'araignée la plus célèbre de la planète. Derrière la caméra,
Cameron Crowe, déjà coupable du très réussi
Presque Celebre, de
Vanilla Sky ou encore de
Jerry Maguire. Pour au final, une petite bluette archi romantique tout de même assez sympathique - mais on ne peut cacher que l'on attendait mieux de ce joli trio qui paraissait explosif…
Rencontres à Elizabethtown, comme son nom l'indique, est une histoire de rencontre, d'amour, d'amitié, de fraternité, d'une vie basée sur la réussite sociale qui s'effondre comme un château de cartes, mais qui laisse alors place à la vie, la vraie, celle que l'on voudrait vivre en secret au lieu de la regarder. Car Drew (
Orlando Bloom) vient de réaliser, en croisant le regard et le sourire d'une belle hôtesse de l'air (
Kirsten Dunst), qu'il s'était jusqu'alors complètement planté.
Vous l'aurez compris, rien de bien intellectuel là-dedans, on nage carrément dans le rose bonbon, la guimauve et la barbe à papa, et les clichés s'accumulent à une vitesse quasi phénoménale. Tous ceux qui se détestaient finissent par s'adorer, nos deux tourtereaux s'envolent vers d'autres cieux, la mère de Drew fait le deuil de son mari récemment disparu, et toute la belle famille jusqu'alors peut avenante, leur ouvre les bras. Inutile de dire que l'on frôle parfois le pays merveilleux d'Amélie Poulain ou des Bizounours... Surtout que le film pèche par un manque de rythme flagrant tout au long des premières séquences, toutes ponctuées par de nombreux slows pop rock plus ou moins langoureux. Puis le long métrage trouve peu à peu sa vitesse de croisière, et nous donne droit à de belles séquences drôles ou mignonnettes, touchantes et assez émouvantes. D'autant que les acteurs s'amusent comme des petits fous, et que l'extraordinaire
Susan Sarandon s'offre une scène de one-woman-show assez mémorable ! Si vous avez envie d'une petite soirée entre filles avides de romantisme, d'histoires qui rendent toute chose et vous collent un sourire béat sur le visage, partez à leur rencontre…
Aurélie Maulard