Pour son premier long-métrage,
Isabelle Doval nous propose l’histoire d’un homme qui fait mourir de rire. Cet homme, c’est Vincent, un jeune ostéopathe bourré d'énergie, interprété par
José Garcia, conjoint de la réalisatrice dans la vie comme à l’écran. Elle le connaît et l’admire son José, à tel point de faire un film principalement centré sur lui.
RIRE ET CHATIMENT, c’est en effet une sorte de One Man Show de
José Garcia d’une heure trente, rythmé par ses soirées, ses blagues, et ses petits coups de blues. Un film qui va vite, à l’image de son personnage, Vincent, qui vit sans cesse (enfin presque) à 100 à l’heure. Mais, si la première scène vous met l’eau à la bouche (séance de massage chez Monsieur Vincent Roméro, ostéopathe), le reste du film s’avère beaucoup moins drôle.
Basé sur deux faits qui arrivent subitement dans la vie de Vincent, RIRE ET CHATIMENT tourne très vite en rond et manque de consistance scénaristique. D’un côté, sa femme le quitte et il va essayer de la reconquérir. De l’autre, des événements étranges surviennent dans sa vie, auxquels il va tenter de mettre un terme. Les situations se suivent et se ressemblent. Le scénario s’essouffle donc rapidement, mais est heureusement relancé de temps à autre par de bonnes trouvailles. Citons à ce titre la sympathique apparition de
Benoît Poelvoorde en prof de secourisme…
Tout le film tient donc essentiellement autour du personnage de Vincent, mais sa remarquable interprétation par
José Garcia, qui confirme une fois de plus ses réels talents de comédien, ne suffit malheureusement pas à nous satisfaire… l’ennui guettant assez rapidement.
Amélie Chauvet