Critiques : Rochester le dernier des libertins

    en DVD le 05 Septembre 2006

Notre critique : Rochester le dernier des libertins

    Mise en scène glaciale pour sujet brûlant…

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    "Vous n'allez pas m'aimer." Les paroles prononcées par un Johnny Depp chevelu, éclairé par la lumière vacillante d'une bougie, une bouteille la main, résonnent comme un couperet dès les premières secondes du film. Comment pourrait-on ne pas aimer l'un des meilleurs acteurs de sa génération - et, soit dit en passant, l'un des plus bel homme de la planète… ? S'en suit un prologue face caméra particulièrement cru, où il nous conte ses mœurs diaboliquement libertines...
    Et finalement, on comprend rapidement que ce n'est pas lui que l'on ne va pas aimer, tant sa prestation est une nouvelle fois époustouflante - mais la mise en scène, la photo, le choix des cadres, des décors, le montage. Car ce n'est pas tant le scénario qui peut déplaire dans Rochester, le dernier des libertins, mais bel et bien son adaptation.

    Premier long-métrage d'un réalisateur issu de la pub, le film pêche paradoxalement par tant de longueur, de lenteur, de scènes répétitives, de séquences plus théâtrales que cinématographiques. Une mise en scène trop plate, heureusement sauvée par un Johnny Depp plus détestable et attachant que jamais, puisque l'intégralité du film tourne autour du comte de Rochester, l'histoire tragique d'un homme animé par des passions assassines, ses déboires, ses envies dévorantes, sa folie, sa déchéance et sa décrépitude… Plus intéressant dans la dernière demi-heure, le film se rattrape et permet aux acteurs d'exposer leurs talents, de John Malkovich en passant par Samantha Morton et Kelly Reilly. Et si les dialogues risquent de choquer les oreilles les plus chastes, les images restent dans l'ensemble assez sages, jouant plus sur la sensualité que l'étalage systématique de mœurs assez particulières…

    Au final, on sort tout de même de la salle avec un arrière-goût amer de déception et de regret mêlé. Le dernier des libertins aurait mérité un hommage un peu plus… envoûtant !
    Aurélie Maulard

Critiques : Rochester le dernier des libertins 1 étoiles

  • Score
    Score

    " La métamorphose de Depp y est si jubilatoire qu'elle se suffit à elle-même (...) "
    Audrey Zeppegno (article entier disponible dans Score n°16, page 77)
  • Première
    Première

    " Le texte, brillantissime, a beau mettre en valeur les acteurs, il finit par assimiler le film à un long et monotone happening scénique. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°348, page 54.)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Un grand numéro de Johnny Depp, mais dans une chronique sombre et bavarde qui ne se défait jamais de ses couleurs et de son atmosphère glauques. "
    (article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Johnny Depp apporte au personnage sa grâce, son charme lunaire, sa fragilité, son panache. "
    Brigitte Baudin (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Car on a du mal à suivre l'histoire. Alors on s'accroche à ces brillants numéros d'acteurs. "
    P.F. (article entier disponible dans Studio n°220, page 32)
  • Positif
    Positif

    " On est là dans une tradition anglaise nourrie des audaces du théâtre et des arts plastiques bien plus que des conventions du film en costumes hollywoodien (..). "
    Jean-Loup Bourget. (article entier disponible dans Positif n°540, page 31)
  • Crossroads
    Crossroads

    " (Le film) n'est pas à la hauteur de son sujet. Il se contente de mettre bout à bout une succession d'anecdotes biographiques sans grand intérêt et surtout sans véritable lien. "
    Mathieu Beaudou (article entier disponible dans Crossroads n°39, page 24)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Voilà un fleuron du cinéma anglais dans ce qu'il y a de plus grotesque (…). "
    S.K. (article entier disponible dans Les Inrocks n°530, page 34)
  • Zurban
    Zurban

    " Ca aurait pu être drôle. C'est insupportable, pathétique et interminable. "
    Y.Y. (article entier disponible dans Zurban n°283, page 40)
  • Télérama
    Télérama

    " Le tout est confondant de moralisme, littéraire au mauvais sens du terme (…) et éprouvant d'ennui. "
    P.M. (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Ni les partis esthétiques (…) ni les acteurs (…) ne parviennent à nous intéresser (…). "
    X.L. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Les deppophiles se bousculeront à Rochester pour découvrir le nouveau one man show du comédien. Les autres passeront leur chemin avec raison. "
    Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°609, page 40).
  • CinéLive
    CinéLive

    " (…) Laurence Dunmore (…), nous livre une suite d'échange pompeux, verbeux et pseudo-provocateurs sur le libertinage, émaillé de scènes de touche-pipi plus crasse que classe. "
    Iris Mazzacurati (article entier disponible dans Cinélive n°98, page 50)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
44 avis 4 étoiles
28 avis 3 étoiles
31 avis 2 étoiles
23 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 20 064 entrées
  • Cumul IDF : 24 439 entrées

  • 1ère semaine France : 44 086 entrées
  • Cumul France : 50 075 entrées