Après avoir remporté haut la main le match de son dernier film,
Woody Allen nous confirme aujourd’hui qu’il a bien trouvé sa nouvelle muse – en la personne de
Scarlett Johanson – et sa nouvelle ville, Londres. Deux éléments qu’il avait déjà remarquablement mis en scène dans
Match Point voilà deux ans, et qu’il réintègre aujourd’hui dans
Scoop, pour notre plus grand plaisir.
C’est sur un ton bien plus léger qu’il nous raconte l’histoire abracadabrantesque d’une jeune journaliste et d’un magicien, incarné par Woody – tiens, donc ? – qui enquêtent sur des meurtres non élucidés. Si le dramatique primait dans
Match Point,
Scoop relève plus du côté comique, voire burlesque. Le réalisateur renoue ainsi avec son humour inimitable, tant dans ses dialogues que dans ses personnages ou sa mise en scène.
De petites phrases croustillantes en situations rocambolesques, Woody nous ballade joyeusement dans son univers si particulier, jusqu’à la chute, originale et sympathique, à l’image du film.
On a l’impression d’une simplicité folle, d’un naturel déconcertant, comme si le film s’était fait en un clin d’œil. Tout glisse à la perfection et tout paraît pourtant si simple et donc accessible au plus grand nombre. Une marque de fabrique Allen que l’on apprécie particulièrement, au-delà de ses obsessions et thématiques que surtout les plus aguerris apprécieront.
Woody Allen reste décidément l’un seul réalisateur qui continue à surprendre et à séduire, après plus de 40 films. Et avec ce p’tit coup de baguette magique sur la tête de spectateurs qui ne connaissaient pas – ou peu – son œuvre, il devrait y en avoir beaucoup d’autres.
Un
Scoop après lequel on court très volontiers, et que l’on regrette presque qu’il se termine !
Amélie Chauvet