Critiques : Scorpion

    en DVD le 01 Octobre 2007

Notre critique : Scorpion

    Patate de forain

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Angelo court et pense en même temps. Emmitouflé dans son sweat à capuche noir, il fait son jogging et raconte sa vie. Elle pourrait se résumer en un seul mot : la boxe. Habitué à recevoir des coups depuis son plus jeune âge, la violence appartient à son quotidien. Désormais il n’aspire qu’à une chose, participer enfin à un premier combat officiel. Mais son caractère trop explosif va l’en empêcher. Incontrôlable, il ne retient pas sa force lorsqu’il frappe au visage celui qui lui a pris sa place. Résultat : 6 ans de prison. Et toute une vie à reconstruire…

    Il suffit de connaître un peu le free-fight (ou K-1 dans sa version officielle), ce sport brutal combinant de nombreuses techniques de combat, pour savoir que même en s’entraînant pendant des mois, Clovis Cornillac ne parviendra jamais à la cheville du plus mauvais des combattants de la discipline. Dans l’arène où tous les coups sont permis, le physique domine et ce sont les grosses « mules » qui l’emportent, en tout cas le plus souvent. Le comédien n’a pas vraiment le physique de l’emploi et ce manque de crédibilité représente le défaut principal du second long-métrage de Julien Seri.

    Dommage, puisque dans le fond, l’histoire d’Angelo est touchante. Le spectateur se laisse prendre au jeu pendant la première demi-heure, suivant avec émotion les déboires de cet homme à la simplicité attendrissante. Jusqu’au moment où, crâne rasé à blanc et regard énervé, il commence les combats. Si les premiers adversaires semblent à la portée de Clovis Cornilllac, le film touche le fond lorsqu’il doit affronter Elias, interprété par le double champion du monde de K-1 Jérôme Le Banner (1m90, 120 kg). Une sorte de David contre Goliath contemporain sur un ring, dont l’issue possède un goût d’inachevé.

    Pour un long-métrage qui se veut le premier à montrer des combats de free-fight, on est en droit de s’attendre à une réalisation explosive, où chaque geste semble réel, où l’impact d’un tibia sur un autre claque, où le son d’un coup de coude dans les tempes se mue en acouphène, où la vision d’un membre cassé provoque une douleur aigue. Malheureusement aucune de ces sensations n’arrive dans Scorpion. Le spectateur s’ennuie. Il assiste dépité au dénouement joyeux qui clôt l’œuvre cinématographique. Non décidemment, ce scorpion ne pique pas.
    Alain Martino

Critiques : Scorpion 1 étoiles

  • Crossroads
    Crossroads

    " La vie est comme un combat, ce n’est pas toujours celui qui prend les coups qui tombe, ce n’est pas parce qu’on pense taper au bon endroit que c’est vrai ou même que cela fera réellement mal… "
    Christophe Goffette (article entier disponible dans Crossroads n°51, page 21)
  • VSD
    VSD

    " Avec ses faux airs de Fight Club à la française, ce film violemment spectaculaire, combine habilement fable rédemptrice et histoire d’amour. "
    (Article entier disponible dans VSD n°1539, page 64)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " On ressort du film sonné, comme si les coups qui ensanglantent notamment toute la seconde partie de l’histoire nous envoyaient nous même à l’infirmerie. "
    P.V. (article entier disponible dans Le Parisien du 21/02/07)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " La prestation musclée de Cornillac constitue le principal atout d’un thriller au scénario, très naïf, où notre héros doit affronter des malfrats résolus à exploiter ses dons pour la baston."
    (article entier disponible sur le site www.20min.fr)
  • CinéLive
    CinéLive

    " (...) Ce french Fight Club ne casse vraiment pas trois pinces à un scorpion. "
    L.D. (article entier disponible dans Cinélive n°109, page 50)
  • Mad Movies
    Mad Movies

    " Le réalisateur du calamiteux Les Fils du vent ne parvient pas à s’approprier le sujet, préférant s’attarder sur des éléments périphériques (…). "
    S.M. (article entier disponible dans Mad Movies n°194, page 20)
  • Score
    Score

    "Scorpion enquille les scènes à ne pas faire avec une application qui dépasse l’entendement. On n’est pas loin du KO technique. "
    Vincent Guignebert (article entier disponible dans Score n°28, page 61)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " On finit un peu K.O. après une série de combats dont la violence peut être, par moments, difficilement supportable."
    S.B. (article entier disponible dans Studio n°232, page 28)
  • Le Monde
    Le Monde

    " (…) On assiste, entre polar et film de boxe tels que les films français s'entendent à les tirer vers la plus déprimante médiocrité, à un festival de poncifs, de tics d'acteurs et de confondante vulgarité. "
    Jacques Mandelbaum (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Un type de scénario primaire et rudimentaire qui a fait les gros bénéfices d'un certain cinéma bas du casque. "
    (Article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • Télérama
    Télérama

    " Creux comme la tête d’un boxeur bas du front, le scénario ne nous épargne ni les poncifs, ni les répliques du genre « sac à merde, je vais te crever ». "
    (article entier disponible sur le site www.telerama.fr)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Ce qui étonne avec ce Scorpion qui n’a même pas la dimension d’un plaisir coupable de série B, c’est la violence, la noirceur dans lesquelles on patauge d’un bout à l’autre. "
    X.L. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
75 avis 4 étoiles
26 avis 3 étoiles
11 avis 2 étoiles
51 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 30 456 entrées
  • Cumul IDF : 53 038 entrées

  • 1ère semaine France : 130 295 entrées
  • Cumul France : 228 491 entrées