Critiques : Séquences et conséquences -
Studio magazine

" Ça tourne à "Waterford" pourrait être le sous-titre de ce septième film du touche-à-tout David Mamet, dramaturge, poète, scénariste et cinéaste !
Comme chez Tom DiCillo, on y retrouve une équipe de tournage en plein travail ; mais bien plus sage, STATE AND MAIN suscite un plaisir différent, porté avant tout par un récit très rigoureux. Le grand talent de Mamet réside dans sa capacité à s'immerger dans un milieu pour nous en révéler tous les petits secrets. Et il décortique ici avec délice les relations forcément (d)éton(n)antes entre une équipe de tournage et les habitants du village, émerveillés par l'afflux de stars."
T.C. (Article entier disponible dans Studio N°166, p.22)
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Télérama

" S'essayant pour la première fois (en tant que réalisateur) à la pure comédie, Mamet tire ses effets du décalage entre la dévotion des ploucs d'Amérique profonde et le cynisme des industriels californiens...
Deux camps caricaturés sans merci ni grande finesse. La satire des milieux du cinéma est bien conventionnelle : director hystérique, acteur et actrice décérébrés, scénariste idéaliste, producteur sans foi ni loi, etc. Même les thèmes maison de la duplicité et de la manipulation, omniprésents, donnent lieu à des variations plan-plan, avec fourbes en gros sabots et gogos bêtes à manger du foin...
Passé le cap de cette déception, la forme du film, accumulation métronomique de sketchs, est un antidote assez efficace à l'ennui complet. Le savoir-faire de Mamet, très dilué à l'échelle du récit, se manifeste au niveau du dialogue."
Louis Guichard (Article entier disponible sur le site de Télérama)
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Libération

"David Mamet, cinéaste et dramaturge, a servi le système (scénariste de Ronin ou de Hannibal) et, fort de cette expérience, il semble prendre plaisir à brocarder l'univers du cinéma qu'il regarde de haut avec la certitude d'être plus intelligent que la moyenne, tel un Robert Altman. Sauf qu'il n'y a rien de plus pète-gueule que les films tournant autour des tournages et que Mamet n'a, sur le sujet, rien à dire d'un peu neuf ou de décapant sur la grandeur et la décadence du petit commerce de cinéma."
Didier Péron (Article entier disponible sur le site de Libération)
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