Critiques : Séraphine

    en DVD le 02 Avril 2009

Notre critique : Séraphine 3 étoiles

    Un portrait bouleversant d'une artiste atypique

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Séraphine de Senlis, femme de ménage et artiste peintre tombée tragiquement dans les oubliettes de l’histoire d’après guerre, revient à la vie à travers ce film passionnant et bouleversant retraçant la vie d’une artiste atypique. Plus qu’une simple œuvre biographique, le film de Martin Provost est également un puissant hommage à ces peintres qui ont incarné l’art naïf.

    L’histoire, peu originale pourtant, est celle de deux êtres appartenant à des univers différents où ils ont du mal à trouver leur place : lui, Wilhelm Uhde, homosexuel allemand, collectionne les œuvres d’artistes d’avant garde ; elle, Séraphine Louis, bergère devenue femme de ménage, vit en retrait, renfermée sur ses passions et ses démons qu’elle libère à travers la peinture. La rencontre improbable s’effectue le jour où Uhde emménage à Senlis pour se ressourcer, et qu’il découvre les œuvres de sa femme de ménage. S’en suit une aventure qui va durer vingt ans, et où le destin tragique de Séraphine se scelle peu à peu au travers des remous de l’époque.

    Peut elle aspirer à la célébrité dont elle rêve malgré ses démons intérieurs ? Uhde aide-t-il Séraphine par amour pour elle ou pour sa peinture ? Voici quelques-unes des questions qui se posent à travers les tranches de vies dépeintes par Provost. Accompagnée d’une bande originale diffuse et discrète, la réalisation, très soignée, permet à la présence et la vision du réalisateur de rester quasiment muette. Ce choix essentiel laisse toute la place pour les acteurs d’exprimer leur art. Yolande Moreau est remarquable dans son interprétation d’une femme à la fois austère et effacée, mais aussi touchante et débordante d’humanité. Ulrich Tukur, également tourmenté, dresse le portrait d’un homme tiraillé par l’honneur et le retrait d’un côté, et ses passions internes de l’autre.

    Le réalisateur prend son temps, et il a raison : on ne peut retracer sérieusement la vie d’une personne aussi complexe en 90 minutes. Il préfère ainsi dépeindre ses personnages progressivement, à travers une multitude de tableaux de leurs quotidiens. Le revers de la médaille est que le montage elliptique à coup de fondu noir qui accompagne ses tranches de vies casse malheureusement le rythme, et le film frôle ainsi le sur-place. Autre bémol, le détail accordé par le réalisateur au développement initial de ses personnages et de son histoire retire du temps précieux à la fin qui aurait mérité d’être étendue. Néanmoins, le film conserve toute sa force. Le regard pensif et admiratif du réalisateur que l’on surprend à travers ses légers mouvements de caméra déteint progressivement sur un spectateur conquis. Séraphine de Senlis reçoit enfin l’hommage digne qu’elle mérite depuis un demi-siècle.
    Nicolas Ferminet

Critiques : Séraphine 0 étoiles

  • Télérama
    Télérama

    " Le film est sobre, épuré à l’extrême, un rien trop long (dommage !), mais tendu, humble, à l’écoute."
    Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3064, page 50)
  • VSD
    VSD

    " C'est dire la réussite du film de Martin Provost, un des plus beaux de l'année, bouleversant portrait d'une femme de ménage un peu dérangée qui, dans les années vingt, révéla un incroyable talent naturel de peintre naïf. "
    Achour Bernard (article entier disponible dans VSD n°1622, page 54)
  • A Nous Paris
    A Nous Paris

    " (…) ce film plutôt contemplatif (un peu trop parfois), tour à tour drôle (…) ou touchant (…) dégage une mystérieuse magie grâce aux grains de sa photographie et de son actrice principale. "
    Menguy Fabien (article entier disponible dans A Nous Paris du 24 septembre 2008)
  • Le Point
    Le Point

    " (...) une Yolande Moreau en état de grâce. "
    Lorrain François-Guillaume (article entier disponible dans Le Point n°1880, page 134)
  • Métro
    Métro

    "Une incarnation en douceur, presque mystique, portée par la mise en scène aéré de Martin Provost, qui laisse longuement respirer ses plans, comme des tableaux vivants."
    Jennifer Lesieur (article entier disponible dans Metro du 01/10/2008)
  • Positif
    Positif

    " Dans le rôle principal, Yolande Moreau prouve une fois de plus sa qualité d'actrice sublime. "
    E.O'N. (article entier disponible dans Positif n°572, page 40)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (...) une grande force émotionnelle doublée d'une rare puissance esthétique, la composition et le travail sur la lumière rappellelant parfois les toiles des grands maîtres flamands. "
    O.B. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2291, page 12)
  • Paris Match
    Paris Match

    "Inutile de vous mélanger les pinceaux, allez voir cette belle toile."
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3098, page 30)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Yolande Moreau prend littéralement possession du corps de ce génie du pinceau. "
    T.B. (article entier disponible dans Studio n°249, page 43)
  • Elle
    Elle

    "Elle (Séraphine de Senlis) revit aujourd’hui sous nos yeux ébahis par la grande poésie de jeu de Yolande Moreau, dans ce film aquarelle. »"
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3274, page 72)
  • CinéLive
    CinéLive

    " Ce récit de l'éclosion d'une grande artiste confirme l'immense talent de Yolande Moreau. "
    Chadefaud Christophe (article entier disponible dans Cinélive n°127, page 36)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Mais rendez-vous dans les salles de cinéma d'abord afin de partager, subtilement orchestrée par la mise en scène délicate de Martin Provost, la forte présence d'une Yolande Moreau pathétique. Une composition qui la met déjà en bonne place parmi les candidates au César de la meilleure actrice. "
    (article entier disponible dans Ouest France du 1/10/2008)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Son film provoque un malaise bien réel. "
    (article entier disponible dans 20 Minutes du 01/10/2008)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Avec Séraphine, Yolande Moreau donne toute sa mesure. C’est elle qui fait couver la tragédie sous le ton de la chronique adopté par le réalisateur. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 01/10/2008)
  • Première
    Première

    "Magnifiquement servie par une extraordinaire Yolande Moreau, Séraphine (…) renaît sous nos yeux."
    D.R.B. (article entier disponible dans Première n°380, page 72.)
  • A nous Paris
    A nous Paris

    "Portrait fidèle de la peintre naïve Séraphine Louis."
    (article entier disponible dans A Nous Paris du 29/09/08)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    "Un film et une exposition font redécouvrir un peintre de talent."
    Barbara Théate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 28/09/2008)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " (...) toutes les péripéties dont la vérité historique interdisait à ce film-là de faire l'économie lui coûtent en intensité, a poin de lui donner par moments l'apparence d'un téléfilm que seules les lenteurs qu'il s'autorise distinguerait de la moyenne haute du genre. "
    Mérigeau Pascal (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2291, page 136)
  • Séraphine
    Séraphine

    " Le seul problème de Séraphine serait un certain académisme. "
    Eugenio Renzi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°638, page 39)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

     

    " La modernité en peinture dans un film qui inspire à peu près tout le contraire."
    Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrocks n°670, page 96)
  • Le Figaro
    Le Figaro

     

    "Elle (Séraphine, ndlr) revit aujourd’hui sous les traits de Yolande Moreau, qui s’est confondue avec le personnage, habitant l’écran de sa présence à la fois discrète et essentielle."
    Dominique Borde (article entier disponible dans Le Figaro du 01/10/2008)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
55 avis 4 étoiles
28 avis 3 étoiles
24 avis 2 étoiles
21 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 811 entrées
  • 1ère semaine IDF : 36 696 entrées
  • Cumul IDF : 202 528 entrées

  • 1ère semaine France : 97 246 entrées
  • Cumul France : 820 703 entrées