Richard Gere est avocat, la quarantaine, il aime la danse, les beaux costumes, les belles femmes… Vous vous croyez dans
Chicago ? Perdu, vous êtes dans
SHALL WE DANCE ?. Encore une comédie romantique pour
Peter Chelsom (
Un Amour A New York), encore un rôle d'éternel businessman-costume-cravate-dents-blanches pour
Richard Gere, encore un rôle de séductrice involontaire moulée dans de touts petits vêtements pour
Jennifer Lopez. On va peut-être finir par s'en lasser à force… Surtout que, dans le genre film romantique musical, on est loin de
Moulin Rouge ou autre
Ballroom Dancing. Mais quand bien même, pour les amoureux des belles histoires parfumées à l'eau de rose qui finissent toujours bien,
SHALL WE DANCE est tout de même assez réussi. Très moral sans être vraiment moraliste, il se révèle finalement plutôt touchant, grâce à des personnages attachants, drôles et sympathiques, avec une mention spécial à
Stanley Tucci, le méchant de
Le Terminal, particulièrement désopilant. Difficile en revanche d'apprécier le film sans être un minimum intéressé par le 'ballroom dancing', sans quoi on aurait presque l'impression de se retrouver dans le bal des anciens du village d'à côté.
Joli petit conte de fées où
Jennifer Lopez, avec son maquillage lissé de poupée de porcelaine ressemble à un ange tombé du ciel, le film s'interroge également sur cette fameuse crise de la quarantaine, ses conséquences sur la vie parfaite d'un homme parfait qui rêve juste d'un peu d'exotisme. On en sort avec le sourire, gavé de guimauve toute sucrée, et on aurait presque tendance à chanter sous la pluie et faire deux entrechats pour rentrer chez soi. Alors, si le cœur vous en dit, accordez donc cette petite danse à
Richard Gere…
Aurélie Maulard