Après 3 ans d’absence, le plus asiatique des shérifs de l’ouest et le plus blondinet des New Yorkais font un retour en force et en forme sur les écrans du monde entier. C’est vrai que le film est un peu longuet, l’histoire assez acadabrantesque, les gags souvent déjà vus.
Jackie Chan se fait vieux et
Owen Wilson a vraiment une tête à claque. Mais bon, en allant voir ce film, on sait bien que l’on ne va pas inventer le fil à couper le beurre. Vous imaginez
Jackie Chan s’arrêter au beau milieu d’un combat au sabre (ou au parapluie !) et débattre avec son camarade de l’influence des pensées de Freud sur la psychologie moderne ? Soyons sérieux, ce qu’on leur demande à ces deux sauvages, c’est de nous divertir. Et ça, ils le font plutôt bien. Alors on oublie les anachronismes, les livres tout neufs indisponibles en 1881, les voitures à bras en plein Londres du 19e siècle, et on laisse aller nos neurones à la franche partie de rigolade.

Car SHANGHAI KIDS 2 n’est pas un chef d’œuvre, mais il reste tout de même un bon film multipliant les prouesses pour nous faire sourire… En nous révélant au passage quelques mystères de l’Histoire jusqu’alors inexpliqués. Des méchants très très méchants qu’il faut battre à tout prix pour sauver le monde ou juste la famille royale, des belles filles mi-faciles mi-idiotes dans leur lit et une manie inégalable de s’attirer des ennuis font du duo vedettes des gagnants à tous les coups. Les situations s’apparentent à celles du premier opus, les blagues et les jeux de mots sont différents mais se ressemblent étrangement. Ce n’est plus John Wayne mais Sherlock Homes… Comme on dit, on ne change pas une équipe qui gagne.
De la muraille de Chine impériale aux ruelles obscures de Londres, en passant par New York, ses diligences et ses chapeaux de cow-boys, les deux zouaves finissent toujours l’un par se battre… l’autre par partir en courant. Mais
Jackie Chan a beau se faire vieux, il est encore bien loin du fauteuil roulant. Car ses courbettes, ses pas de danse, ses entrechats et ses jeux à coups de parapluie en chantant sous la pluie restent sans conteste l’attrait principal.
Encore une fois le plus asiatique des Américains porte son film à bout de bras, de pied ou de poings. Quant à
Owen Wilson, il s’en sort lui aussi très bien dans son rôle d’acolyte un peu niais, qui fait vraiment pale figure devant les pirouettes habiles de sa dulcinée. Et qui, fidèle à son image, préfère largement les bras amicaux des belles pépées à ceux d’un empereur déchu en mal de pouvoir et inventeur de mitraillette.
Bref chacun s’en donne à cœur joie dans un film qui ravira les amateurs du genre et tous les autres en manque d’exercice des zygomatiques. A quand le prochain ?
Aurélie Maulard