Fâché avec le public Kubrick ? Pas si sûr... et c'est avec une adaptation (encore une) du Shining de
Stephen King qu'il va à nouveau exploser et offrir, par la même occasion, l'un de ses plus grands rôles à
Jack Nicholson.
Loin des sentiers horrifiques balisés par le cinéma commercial, cette histoire d'hôtel hanté, truffée d'étrangetés et de répétitions oppressantes impose - avec une simplicité apparente - une terreur psychologique rare.
L'énorme et inédit soin apporté à une image (et une imagerie !), servie par le tout nouveau système de Steadicam, crée une atmosphère comme on a rarement ressenti dans une salle obscure.
C'est alors que les drames les plus quotidiens (les violences conjugales perpétrées par le personnage de Jack) prennent des proportions aussi effrayantes, voire plus effrayantes, que les fantômes et autres entités qui hantent les couloirs de l'hôtel.
Sans compter, en plus, les performances surréalistes de
Jack Nicholson et de
Danny Lloyd face à des
Shelley Duvall et
Scatman Crothers médusés...
Eléonore Guerra