Critiques : Sicko

    en DVD le 24 Avril 2008

Impressions Cannoises : Sicko 3 étoiles

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Il y a trois ans, la Palme d’Or décernée par Quentin Tarantino avait fait couler beaucoup d’encre : Fahrenheit 9/11 de Michael Moore recevait-il la consécration suprême pour ses qualités cinématographiques ou pour sa violente charge anti-Bush ? Sans vouloir dénigrer le long-métrage de Moore (très bon, au demeurant), il est indéniable que sa teneur politique avait clairement pesé dans la balance du jury.

    2007 : Moore is back sur La Croisette. En trois ans, il a collectionné les prix, s’est engagé en politique, a renouvelé son stock de détracteurs, mais il a surtout bossé. Son nouveau cheval de bataille ? L’effrayant système de santé américain. Après Bush, les armes, la société de consommation et les multinationales, autant dire que le cinéaste revient à ses premières amours (Cf. Son ouvrage The Awful Truth, 1999). Seule nuance : cette fois-ci, l’homme à la casquette durcit le ton.

    Si son impartialité n’a jamais été louée, Moore se révèle ici plus féroce et sert un documentaire clairement à charge et sans concession envers un système corrompu et inégalitaire. Fahrenheit 9/11 et Bowling For Columbine avaient popularisé (voire édulcoré) le style Moore, Sicko renoue avec The Big One et Roger Et Moi en se concentrant sur la détresse sociale de tout un pan de la population américaine.

    Fidèle à lui-même, le réalisateur colle une bonne dose d’absurde et d’autodérision. Habile, il nous fait même passer du rire aux larmes en 1 plan. Pourtant, on ne peut s’empêcher de sentir une forme de rupture dont le point d’orgue est certainement le dérangeant « Que sommes-nous devenus pour en arriver au point de ne plus vouloir nous entraider ? » lancé à mi-parcourt.
    Moore ne s’en cache pas, ce film lui tient à cœur… au point de l’amener devant les tribunaux. On peut le critiquer, certes, mais son combat atypique pour le respect de la liberté d’expression (Cf. le dernier tableau), force l’admiration
    Eléonore Guerra

Critiques : Sicko 1 étoiles

  • Metro
    Metro

    " Moore est d’abord et surtout un éditorialiste doué, qui se sert d’une caméra pour mettre le doigt là où ça fait mal. "
    J.V (article entier disponible dans Metro du 05/09/07)
  • VSD
    VSD

    " Le polémiste se met en scène et vilipende à tout-va, s’autorisant parfois des raccourcis peu catholiques. "
    O.B (article entier disponible dans VSD n°1567, page 44)
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " Mais si Moore fait à juste titre le procès du système de santé américain, il rend moins crédible son propos en idéalisant l'assurance santé du Canada et de la Grande-Bretagne."
    Brigitte Baudin (article entier disponible dans Le Figaro du 5 septembre 2007)
  • Télérama
    Télérama

    " le symbole est presque trop énorme, trop efficace. "
    Frédéric Strauss (article entier disponible dans Télérama n°3008, pages 51/52)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " Quelle jubilation ! Celle-ci est perceptible sur la pellicule, imprègne chaque image. "
    François Forestier (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2235, page 108)
  • Paris Match
    Paris Match

    " Bien sûr le travail de Moore est aisément critiquable, mais ce qu’il dénonce est indéniable et révoltant. "
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3042, page 26)
  • Studio Magazine (le pour)
    Studio Magazine (le pour)

    " (…) Sicko n’est pas une enquête scientifique sur les mérites comparés des systèmes de santé, mais une grande claque pour réveiller des citoyens américains anesthésiés. "
    Béatrice Toulon (article entier disponible dans Studio n°238, page 30)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " Michael Moore sort la grosse artillerie (…) Commencé comme une enquête sur les laboratoires, le film bifurque vers des conclusions inédites."
    François Forestier (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2219, page 124)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " L’auteur de Roger et moi et de Bowling for Columbine s’en va en guerre en sonnant à la porte des uns et des autres. "
    Alexis Campion (article entier disponible dans le Journal du Dimanche 02/09/2007)
  • Elle
    Elle

    " Pour appuyer sa démonstration, Michael Moore –et c’est là qu’il montre les limites de son travail d’enquêteur- s’en va faire un petit tour au Canada, au Royaume-Uni et en France. Et « Sicko » prend des allures pathétiques. "
    F.D (article entier disponible dans Elle n°3218, page 108)
  • Première
    Première

    " L'hybride Sicko interpelle et irrite à la fois. "
    Christophe Narbonne (article entier disponible dans Première n°367, page 65.)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Sicko n’est pas un documentaire, mais une fois de plus un pamphlet, un film militant qui prend ses arguments où bon lui semble, sans souci d’objectivité, qui bidonne à mort, sans même s’en cacher. "
    Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°614, page 54)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Plutôt que de faire le pitre pour étayer une vision du monde manichéenne, on aurait aimé qu'il approfondisse à domicile certaines des idées qu'il ne fait qu'esquisser. "
    Isabelle Regnier (article entier disponible dans Monde du 5 septembre 2007)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " (…) Une enquête qui manque de rigueur, mais pas d’un sens jubilatoire de la provocation. "
    (Article entier disponible dans 20 Minutes du 05/09/07)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " On ne s’ennuie à aucun moment pendant ces deux heures intenses (…) On retrouve malheureusement dans « Sicko » les travers habituels du polémiste (…). "
    Catherine Balle (article entier disponible dans Le Parisien du 05/09/07)
  • Ouest France
    Ouest France

    " C'est le principe du pamphlet sauce vitriol. Pas de nuances, pas de fioritures, pas de réserves. Et surtout pas de contradicteur. "
    (article entier disponible dans Ouest France du 05/09/2007)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " On applaudirait des deux mains s’il (Michael Moore) ne se mêlait de comparer le système de son pays à ceux, publics, du Canada, de l’Angleterre, de Cuba et de la France. A ce jeu, le trublion à casquette perd sa crédibilité. "
    M-E R (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2235, page 12)
  • Score
    Score

    " Sicko empeste une démagogie de comptoir assez agaçante car elle ne sert que l’ego et le statut de Che Guevara (de Michael Moore) pour lecteurs de Télérama. "
    Romain Cole (article entier disponible dans Score n°36, page 149)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Si l’on admire toujours sa faconde offensive, il élargit hélas son enquête à la France. Et, en terre inconnue, il avance des sottises et surligne son trait. "
    Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2679, page 133)
  • Libération
    Libération

    " La volonté de dénoncer en divertissant chère à Moore finit par détruire l'objet même du documentaire et on sort du film en ayant l'impression d'avoir été baladé mais guère informé."
    Gilles Renault (article entier disponible dans Libération du 5 septembre 2007)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Il y a bien quelques tours de forces dans Sicko (…) mais on ne retient en vérité que la répétition systématique de ce mouvement. Dedans l’enfer, dehors le paradis. "
    A.T (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°626, page 45).
  • Studio Magazine (le contre)
    Studio Magazine (le contre)

    " Cette indécence liée à un tel contentement de soi met en péril le mélange des genres cher à Moore (…) "
    Thierry Cheze (article entier disponible dans Studio n°238, page 30)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Michael Moore, bien sûr, tourne tout en dérision. Le drame devient vite farce. Rien ne l’arrête pour frapper l’opinion en plein cœur. "
    Brigitte Baudin (article entier disponible dans Figaroscope du 05/09/2007)
  • CinéLive
    CinéLive

    " A user de raccourcis aussi exaspérants, le film sombre dans la désinformation et vire à la propagande."
    Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°115, page 42)

Critique Cannoise : Sicko 2 étoiles

  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Si Moore n’est pas toujours d’une honnêteté intellectuelle irréprochable, cela n’empêche pas son pamphlet d’être aussi inquiétant que réjouissant. "
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 19/05/2007)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " La subjectivité en bandoulière, Moore déploie sa machine de guerre (…). Sicko ne parle pas seulement du système de santé américain, mais de l’âme de mon pays. "
    Danielle Attali et Barbara Theate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 20/05/2007)
  • Télérama
    Télérama

    " Au lieu d’un pamphlet politique, il nous offre un grand film chrétien, totalement cohérent avec sa démarche, mais qui n’en étonne et n’en impressionne pas moins. "
    Frédéric Strauss (article entier disponible dans Télérama - 18 Mai 2007)
  • Libération
    Libération

    " Comme d’habitude, Moore ne s’embarrasse pas de scrupules journalistiques, il fonce dans le tas. "
    Didier Peron (article entier disponible dans Libération du 21 mai 2007)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Le diagnostic est juste mais la démonstration laisse à désirer. "
    Michel Guerrin (article entier disponible dans Monde du 21 mai 2007)
  • L'Humanité
    L'Humanité

    " Il y a comme une rage sourde à montrer tout cela (…). Sicko résonne là comme un sourd avertissement. "
    Michel Guilloux (article entier disponible dans L'Humanité du 21/05/2007)
 

Avis des Spectateurs

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Box-office au 08 Janvier 2010

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