Pour soigner sa fille Sharon, Rose est prête à tout. En quête d’explications, elle va se retrouver piégée à Silent Hill, un monde de ruines et de désolation, peuplé d'inquiétantes créatures. Une dimension parallèle dans laquelle Sharon disparaît…
« Silent Hill » est une série de jeux vidéo, apparue en France en 2000, qui s'est vendue à plus de quatre millions d'exemplaires. Suspense, atmosphère insoutenable et jeu sur les peurs les plus viscérales, tout est fait pour hérisser le poil et les nerfs du joueur. D’excellente qualité (tant sur le fond que la forme) le jeu est, pour beaucoup, considéré comme l'égal des films d'horreur et de suspense au cinéma. Avec son
Silent Hill,
Christophe Gans a donc osé le pari fou d’adapter un des jeux les plus cultes, au risque de se faire hacher menu par des millions de fans.
Visuellement, force est de constater que le pari est largement réussi.
Silent Hill est véritablement là, sous nos yeux, tantôt fantomatique et mystérieuse, tantôt infernale et mortelle. A l’instar du jeu, on arpente la ville de long en large, aux côtés de Rose, croisant sur notre chemin une série de monstres tous plus horribles et glauques…
Malheureusement, si le décor est somptueusement planté, le film pêche cruellement du côté du scénario. Beaucoup trop alambiquée, légèrement clichée et parfois à la limite de l’illogisme, l’intrigue arrive tout juste à éveiller l’attention sans jamais vraiment parvenir à passionner.
Ainsi bancal,
Silent Hill - pourtant glauque et malsain à souhait - rate son principal objectif : faire peur. On reste sur notre faim, c’est dommage…
Eléonore Guerra