Notre critique : Sleeping Beauty La Belle au Bois Glaçant-
Comme Au Cinema

Il était une fois une jeune étudiante prénommée Lucy. La jeune femme, fauchée, alternait deux boulots et vendait son corps la nuit.
Un jour, Lucy répond à une petite annonce pour un mystérieux réseau de prostitution.
Presque chaque soir, elle se rend dans un manoir de province, et devient « Sara ». Elle sert d'abord le vin en lingerie fine dans une ambiance érotique de secte, avant de devenir une beauté endormie : sous somnifère, elle est plongée dans un sommeil artificiel profond, et de vieux princes désenchantés viennent profiter de sa beauté.
Bon, il faut déjà s'accrocher devant cette histoire sordide. Pour son premier film, la protégée de Jane Campion nous introduit dans un conte pour adultes morose, nous laissant observer l'autodestruction sourde de sa belle et nous met ainsi (très) mal à l'aise devant cet érotisme sinistre dans une atmosphère des plus froides, l'absence totale de musique n'aidant pas…
Effleurant parfois l'art Lynchien avec une photographie tout en profondeur et une ambiance mystérieuse (en particulier dans les scènes au manoir) l'esthétique y est irréprochable.
Mais avec un scénario flottant et énigmatique, la cinéaste nous laisse à l'orée de ses bois glaçants, emplis d'un sentiment de gêne et d'incompréhension face aux actes et aux paroles de personnages souvent apathiques.
Emily Browning, d'une beauté et d'une présence fascinante, au physique d’enfant femme déroutant, est pourtant parfaite en belle au bois dormant avilie et désillusionnée, mais on voit son personnage abandonné à son destin dans une impression de vide assez perturbante.
Alors oui, Sleeping Beauty reste une expérience cinématographique en soi, mais vraiment pas des plus agréables.
Marie Devier
Critiques : Sleeping Beauty -
Metro

" Un portrait de femme singulier, qui vaut bien mieux que le bandeau “censuré” qui barre désormais l’affiche. "
(article entier disponible dans Metro du 16/11/2011)
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Positif

" Certains trouveront le dépouillement poli du récit en filigrane peu à leur goût ; d'autres, comme nous, apprécieront la rigueur du non-dit, la résonance du propos. "
E.O'N. (article entier disponible dans Positif n°611, page 59)
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Le Journal du Dimanche

" La réalisatrice malmène le spectateur en multipliant les ellipses mais la vulnérabilité de ce corps nu à la merci du monde est terrifiante. "
S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 20/11/2011)
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Les Cahiers du Cinéma

" Le ratage total des scènes de groupe de maison close puis des clients individuels, transformés en grand bourgeois guindés, révèlent l'impuissance à filmer le sexe et le désir. "
Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°672, page 64).
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Première

" Quelque part entre Lodge Kerrigan et Luis Buñuel, un premier film australien très troublant. "
T.A. (article entier disponible dans Première n°417, page 51.)
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Libération

" L’emprise du film se prolonge bien au-delà de la projection, comme une idée somnambule agaçant le souvenir et dont le sens, toujours, nous échappe. "
Didier Péron (article entier disponible dans Libération du 16/11/2011)
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Le Monde

" Lucy est une enfant perdue. Le scénario dévoilera un peu des circonstances qui l'ont conduite à cet égarement. (...) En laissant filer le temps, on réalise qu'il s'agissait plutôt d'un masque cérémoniel, (...), qui incarne silencieusement une génération qui, faute de raisons de vivre, cherche des moyens de survivre. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 16/11/2011)
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Studio CinéLive

" Glaçant, clinique, voire malaisant. (...). Et la frustration gagne un spectateur qui émerge trop brusquement d'un rêve étrangement fascinant. "
L.D. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°32, page 30)
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Les Inrocks

" C'est joli à regarder, mais le spectateur se contente de taper, sans implication, sur la vitrine de ce film, mi-touche-pipi rituel, mi pas-touche-papy (...) . "
Léo Soesanto (article entier disponible dans Les Inrocks n°833, page 69)
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Télérama

" Le thème n'est pas nouveau, mais le traitement, sous la forme d'une fable perverse, l'est. "
Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°3227, page 68)
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TéléCinéObs

" Inaccompli mais toujours fascinant, Sleeping Beauty résonne comme un appel au secours dans un monde sans amour où l'on ne croit plus en rien, et encore moins aux belles histoires. "
N.S. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2454, page 46)
Critique Cannoise : Sleeping Beauty -
Metro

" Un film audacieux qui, en dépit de la nudité quasi permanente de sa comédienne, fait la part belle à l'imaginaire du spectateur. Ce délicieux cauchemar érotique, à mi-chemin entre David Lynch et Jane Campion, fera peut-être son petit bonhomme de chemin dans la tête du jury."
Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 13/05/2011)
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Brazil

" (…) une œuvre assez tiède, constellée par ailleurs de petites erreurs de découpage ou autres, (…) très bonne performance d’Emily Browning, qui joue l’impassibilité avec un naturel désarmant. (…) ce film inexpressif au possible est long, vide de sens, déjà vu… "
Woody Alain, Franck Unimon, Benzédrine (article entier disponible dans Brazil n°41, page 46-47)
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Libération

" Il y a un contrôle derrière ces images, une autorité, une maîtrise qui ne laissera rien passer. Cela donne à son cinéma un petit coté années 90, raide, sévère, qui prend le grand risque d’être sclérosant. "
Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 13/05/2011)
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Le Parisien

" Le point de départ intrigue, la nudité terriblement juvénile de l’héroïne suscite le trouble, les questionnements sur la marchandisation du corps sont bien dans l’air du temps, il n’empêche, la froideur toute cérébrale de la forme crée un déficit d’émotion dont le film ne se relève pas. "
Marie Sauvion (article entier disponible dans Le Parisien du 13/05/2011)
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20 minutes

" Un excès de références (...) Reste Emily Browning, impressionnante de puissance diaphane, et une variation sur les thèmes de l'impuissance, de la dépossession et des relations inachevées. "
Anne Kerloc'h (article entier disponible dans 20 Minutes du 13/05/2011)
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Le Monde

" Lucy est une figure tragique que la réalisatrice installe avec une sophistication parfois exaspérante dans de troublantes compositions picturales. On voudrait qu'elle s'en sorte, mais il faudrait que le cinéma prenne le pas sur la peinture, que les personnages l'emportent sur les concepts. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 14/05/2011)
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Les Inrocks

"Mise en scène froide et figée, petits scénarios fantasmatiques : c’est un petit tour d’hypnose express et puis c’est tout."
J.-B.M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°807)
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L'Express

" Belle mise en scène, malaise bien entretenu, mais un film dont on ne comprend guère le pourquoi du comment de l'affaire. "
C.Ca. (article entier disponible dans L'express Mag n°3150, page 38)
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