Critiques : Sucker Punch

    en DVD le 17 Août 2011

Notre critique : Sucker Punch

    Des nanas, en veux-tu en voilà

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Bien que l’on reconnaisse dès les premières images l’esthétique magnifique de Zack Snyder - qui nous en met plein les yeux notamment depuis 300 et Watchmen - Les Gardiens - les vingt premières minutes du film nous donneraient presque envie de quitter la salle ou d’éteindre la télé. En effet, ce prologue est certes très beau, mais il donne surtout l’impression d’être devant un très (trop) long clip et on se demande quand est-ce que les choses sérieuses vont réellement commencer. Mais, ne partez pas ! Une fois le prologue passé, Snyder nous offre des scènes de combat qui raviront à coup sûr les amateurs de jeux vidéo (mais qui pourraient laisser de marbre les autres). Ainsi, c’est de cet univers que semble s’être inspiré le réalisateur : il n’y a qu’à voir la façon dont se déroulent les scènes d’action, les cris poussés par Babydoll ou sa tenue.

    Sucker Punch : des nanas, en veux-tu en voilà


    On assiste alors à des combats impressionnants (contre des nazis, des dragons, des soldats bizarres qui veulent tout faire péter…), entrecoupés de retours à une autre « réalité ». Mais attention : trois niveaux de narration s’imbriquent dans Sucker Punch, alors accrochez-vous. Il y a tout d’abord l’asile psychiatrique dans lequel est enfermée Babydoll, puis on entre dans son imaginaire avec le cabaret glauque (ou plutôt la maison close) dans lequel elle est, là aussi, retenue contre son gré, et pour finir il y a les combats qu’elle imagine (c’est aussi complexe que le rêve dans le rêve d’Inception) livrer avec ses nouvelles camarades. Même si Zack Snyder brouille les pistes entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, il ne nous perd jamais, tant les choses sont fluides et bien rythmées.

    Ce rythme est notamment marqué par la musique qui accompagne le film constamment ou presque. Comme l’explique d’ailleurs le metteur en scène, « Babydoll est transportée dans ses fantasmes par la danse, la musique », il était donc logique que la musique tienne une place importante dans ce film. Snyder voulait à tout prix que White Rabbit, superbe chanson des années 1960 qui parle de drogue et d’Alice aux pays des merveilles (personnage dont celui de Babydoll est inspiré), figure sur la b.o. Mais la très bonne idée qu’a eu Zack Snyder a été de faire chanter (au sens propre bien entendu) Emily Browning. C’est donc la voix de la jeune femme que l’on peut entendre dans Asleep, Sweet Dreams ou encore Where is my mind. Cela nous permet de rentrer encore plus facilement dans l’imaginaire du personnage, de mieux comprendre et ressentir ses émotions. En outre, on ne peut pas ne pas parler du générique de fin dans lequel Oscar Isaac (Blue) et de Carla Gugino (Vera Gorski) nous offrent un sympathique numéro de cabaret dans lequel ils interprètent Love is the drug.
    Julie Aït-Messaoud

Critiques : Sucker Punch 1 étoiles

  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " C’est sur les jeunes filles en minijupe que Zack Snyder a cette fois jeté son dévolu, signant là, surprise, son plus beau film. "
    Jacky Goldberg (article entier disponible dans Les Inrocks n°800, page 70)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Sucker Punch constitue un degré supplémentaire, certes pas toujours abouti mais souvent passionnant, dans une quête qui aujourd'hui, à Hollywood, ne manque pas d'audace. "
    Jean-François Rauge (article entier disponible dans Monde du 30/03/2011)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Si on laisse de côté la psychologie de bazar pour considérer ce Sucker Punch comme un jeu vidéo géant, on en prend plein les yeux. "
    Renaud Baronian (article entier disponible dans Le Parisien du 30/03/2011)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Sucker Punch de Zack Snyder secoue très fort la culture populaire pour donner un cocktail jouissif. Le réalisateur de 300 et de Watchmen a souhaité livrer un film d'action pour adolescents"
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 30/03/2011)
  • Métro
    Métro

    " Des séquences d’action d’une richesse visuelle infinie, Snyder enchaînant ralentis et soudaines accélérations, sa marque de fabrique depuis 300. (…) Sucker Punch, c’est une comédie musicale déguisée en film d’action, un film d’horreur psychologique maquillé en peep-show cauchemardesque, et même un manifeste féministe travesti en blockbuster pour geeks."
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 29/03/2011)
  • Mad Movies
    Mad Movies

    " Imparfait mais terriblement attachant, handicapé par un casting inégal mais d'une incroyable générosité visuelle et d'une virtuosité technique fulgurante, maladroit mais riche des multiples niveaux de lecture induits par l'interaction des univers qu'il explore, le cinquième film de Zack Snyder est aussi son plus sincère. "
    Cédric Delelée (article entier disponible dans Mad Movies n°240, page 44)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " L’image est toujours aussi esthétisante et la mise en scène habile, la bande originale dépote, l’atmosphère dépressive provoque l’empathie. Mais voilà, le scénario manque terriblement d’enjeu. À force de se faire plaisir, le réalisateur perd le spectateur en cours de route. "
    S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 28/03/2011)
  • Libération
    Libération

    " La principale qualité de l’esthète bourrin Snyder : son aptitude à raconter une histoire uniquement par l’image, sans dialogue. Passé le prologue, les personnages ouvrent la bouche et l’affaire se gâte. Le blabla est souvent mis de côté au profit de scènes d’action dantesques, morceaux de bravoure joliment réalisés mais vite pénibles. "
    Alexandre Hervaud (article entier disponible dans Libération du 30/03/2011)
  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma

    " D'ores et déjà l'un des bides les plus retentissants de ce début d'année aux États-Unis, (...) Sucker Punch est pourtant un objet des plus curieux. "
    J-S.C. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°662, page 54).
  • Positif
    Positif

    "Filmant cette fois un scénario original inspiré d’une de ses propres idées, Snyder montre ses limites (…) talent visuel d’un réalisateur qui sait donner du poids à des images truffées d’effets numériques et donne à son film un minimum d’émotion."
    Ph. R. (article entier disponible dans Positif n°603, page 46)
  • L'Express
    L'Express

    " L'excellent réalisateur de Watchmen se perd dans un film d'action plus proche des jeux vidéo que du cinéma. Bruyant et fatigant. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'Express Styles n°3117, page 31)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    "Un thriller onirique à la mise en scène habile, mais qui manque cruellement d’enjeu. "
    S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 04/04/11)
  • Télérama
    Télérama

    " Zack Snyder a définitivement confondu cinéma et jeu vidéo. Son histoire est aussi abracadabrante qu'épuisante."
    Jérémie Couston (article entier disponible dans Télérama n°3195, page 49)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Des images impressionnantes, bien sûr, mais pour illustrer un scénario bien vide."
    Pierre Fornerod (article entier disponible dans Ouest France du 05/03/11)
  • Techikart
    Techikart

    "Mais le film, dis, comment on y échappe ?."
    (article entier disponible dans Technikart n°152, page 112)
 

Avis des Spectateurs

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