Critiques : Sunshine

    en DVD le 14 Novembre 2007

L'avis Partagé de la Rédaction : Sunshine 1 étoiles

    Quand la rédac' n'est pas d'accord

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Un soleil qui se meurt, une humanité qui s’éteint, un équipage bien comme il faut, une bombe à faire exploser et une histoire pas vraiment très compliquée. C’est vrai, que, vu comme ça, Sunshine ne paraît pas brillant. Encore un énième film qui se passe dans l’espace, où l’on va nous refaire le coup d’Alien avec Bruce Willis qui fait sauter sa bombe pour sauver le monde d’Armageddon. Ok. Sur le papier, ça n’a pas toujours paru folichon. Et pourtant… C’était sans compter sur l’incroyable génie de Danny Boyle, sa folle maîtrise de la mise en scène, son incroyable travail sur la lumière, sa fusion avec son nouvel Ewan McGregor, Cillian Murphy, sa minutie du montage, son envie de donner un sérieux coup de soleil aux films de référence sans nous refiler une insolation. Les images de la bande-annonce nous avaient bluffé… Le film nous a tout simplement scotché. Oui, c’est vrai qu’il patine un peu côté scénario en nous balançant les clichés du genre, et se permettant quelques zones d’ombre un poil trop obscures. Alien, Solaris, Cube… Tant de long-métrages en gravité autour du vaisseau de Danny Boyle. Trainspotting, 28 Jours Plus Tard, autant de fantômes qui le hantent encore. Et pourtant…

    Alors qu’il s’était déjà merveilleusement illustré dans le social, l’humour noir et le zombie, voilà que Danny Boyle rayonne pour sa première incursion dans la science-fiction. Car on oublie vite les faiblesses de son Sunshine pour ne garder qu’un souvenir saisissant et incroyable de beauté visuelle. Les effets spéciaux tout simplement bluffants, les couleurs, la lumière, le son, la musique… L’ensemble s’allie pour nous projeter à des années lumières de notre salle de ciné. Il y a dix ans, Danny Boyle avait refusé Alien 4, car ce n’était pas encore techniquement possible de le faire tel qu’il l’imaginait. Et bien, le voilà, son film de science-fiction. Un divertissement à grande échelle, tout simplement spectaculaire, où l’on en prend plein les yeux, la tête et les oreilles - intelligent, rythmé, trimballant toujours sa version pas très optimiste des hommes et de l’humanité, ses shoots, ses choix et son avenir à définir. Danny Boyle peut être fier. Il a choisi son avenir. Il a choisi la vie. Et c’est la première fois que vous pourrez regarder le soleil sans vous brûler les yeux… Brillant !
    Aurélie Maulard
  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Le thème cinématographique des missions-de-la-dernière-chance-pour-sauver-l'humanité, cher aux amoureux d'Armageddon, n'est pas totalement mort et c'est le terrain de jeu qu'a choisit Danny Boyle pour sa nouvelle réalisation. En 2057 – date qui a l'avantage d'être plus affolante que 7884 – notre soleil meurt tranquillement et entraîne un terrible hiver sur Terre. Les Hommes décident donc d’envoyer un vaisseau spatial chargé de faire redémarrer le soleil grâce à une bombe atomique.

    Si la catch-line (les étoiles meurent, notre soleil est une étoile, nous allons tous mourir avec lui) laisse présager un énième film de sauvetage de l'humanité, dans l'espace, sans grande prétention, il n'en est rien. C'est un film de sauvetage de l'humanité, dans l'espace, très prétentieux. Sunshine convoque un gros paquet de références et de thèmes dans lesquels il s’étouffe. Pour les références : le soleil fascinant façon Solaris, les scènes de repas/discussion façon Alien, métaphysiqueries façon Vaisseau De L'Au-delà et, bien sûr, du 2001, L’odyssée De L’espace à chaque plan... Questions thèmes, Danny Boyle ne ménage pas ses spectateurs : l'homme face à l'infini de l'espace, l'homme face à la mort, l'homme face à Dieu... Tout plein de questions pour se remettre en question. Ou pas. Car si le film commence comme une jolie mission classique, Sauver l'Humanité, mais le développement est tellement prévisible qu'il en devient risible et en résulte alors une impression de déjà-vu assez pénible.

    Les scènes d'action sont assez classiques, jamais vraiment impressionnantes ni rythmées et enrobées d’une certaine confusion (où sont-ils dans le vaisseau ? pourquoi personne ne croise plus personne au moment du danger ?). Tout cela est particulièrement dommage car le film relève, dans son pitch, d'un vrai potentiel. Un potentiel qui, bien qu’il soit gâché sur le fond, se révèle dans le travail visuel. En effet, l'esthétique est clairement un atout. Le vaisseau est réduit à une faible chose cachée derrière un gigantesque miroir, permettant de refléter les rayons du soleil. C’est LA bonne idée du film. Avancer masqué derrière un miroir vers l’énorme astre brûlant, c'est beau, on dirait de l’antique. Ce procédé est d’autant plus mis en valeur que le soleil est magnifique renvoyant une impression de mouvement et de vie, implacable et pépère. Les membres de l'équipage ne s'y trompent d'ailleurs pas et passent leurs journées à l'observer, fascinés par la grosse boule en fusion : c'est certainement le moment le plus intense, où le spectateur s'identifie un tant soit peu avec les personnages, bien interprétés mais d'une platitude désespérante.

    Sunshine, s'il joue avec des conceptions métaphysiques sans vraiment les maîtriser offre néanmoins une expérience visuelle impressionnante ainsi qu'un travail sur le son remarquable. Malheureusement, Danny Boyle a dû oublier que pour briller il vaut mieux surprendre et innover, ou au moins maîtriser son sujet.
    Marine Bedaux

Critiques : Sunshine 1 étoiles

  • Crossroads
    Crossroads

    " D’un point de vue visuel, Sunshine est (…) une totale réussite et le soin apporté au son est un petit plus évident. "
    Christophe Goffette (article entier disponible dans Crossroads n°52, page 18)
  • Rolling Stone Magazine
    Rolling Stone Magazine

    " Sunshine manque peut-être un poil d’originalité, mais confirme la facilité et le bonheur avec lequels Danny Boyle varie les genres. (…) Film jouant dans la catégorie, rare, du divertissement intelligent. "
    Mathilde Lorit (article entier disponible dans Rolling Stone Magazine n°50 page 82)
  • Score
    Score

    " Sunshine recycle les vieux mythes (…), multiplie les appels d’air poétiques (…), et les concepts dialectiques (…) avec une réelle virtuosité"
    Léonard Haddad (article entier disponible dans Score n°32, page 62)
  • CinéLive
    CinéLive

    " (…) Boyle prend un pari risqué : dégurgiter par rafales ses influences (…). Le résultat oscille entre l’incroyable et l’hallucinant."
    Arnold (article entier disponible dans Cinélive n°111, page 46)
  • Positif
    Positif

    " Jouant sur les conflits entre la force et la faiblesse des huit membres de l’équipage, le scénario tire profit du contraste entre les extrémités du chaud et du froid. "
    Eithne O’Neill (article entier disponible dans Positif n°554, page 32)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Un suspense intersidéral (…) cette odyssée spatiale intense, dotée de personnages très forts et d’effets spéciaux chauds bouillants, vous brûlera les rétines !"
    Philippe Ross (article entier disponible dans Télé7Jours n°2446, page 128)
  • Métro
    Métro

    " (…) Le voyage vaut le détour pour la mise en scène majestueuse et un casting multiculturel, pour une fois impeccable (…). (…) Efficace, distrayant, et un peu plus que ça. "
    Jérôme Vermelin (article entier disponible sur le site de Metro).
  • Première
    Première

    " (...) Sunshine est le candidat le mieux placé pour le titre de film de science-fiction de l'année. (...)Un impeccable casting international (...). (...) Danny Boyle a placé la barre très haut. (...)"
    Gérard Delorme (article entier disponible dans Première n°362, page 81.)
  • L'express
    L'express

    " (…) Sunshine (…) assume parfaitement l’héritage des grands de la SF, de 2001 : L’Odyssée de l’espace à Alien. (…) Un thriller spatial (…). (…)Une réalisation élégante et tendue (…) travail, parfois expérimental de l’image. (…) "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2910, page 84)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (…) Le film est prenant, d’une facture technique assez impressionnante. Dommage que Boyle (…) casse son jouet avec un dénouement en forme de mauvais remake d’Alien. "
    Olivier Bonnard (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Paris Match
    Paris Match

    " (…) Avec la beauté de ces images et son suspense, ce film de science-fiction philosophique est la plus émouvante odyssée de l’espace que l’on puisse voir… "
    A. S. (article entier disponible dans Paris Match n°3021, page 24)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " (…) Fidèle à son chagrin, existentiel, Danny Boyle dépêche sept personnages bien trempés (…). (…) Sunshine installe une tension pas inintéressante (…)."
    Axel Zeppenfeld (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°622, page 58)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " (…) On trouve dans Sunshine des références à Solaris de Tarkovski, Alien de Ridley Scott et Event horizon de Paul Anderson. (…) Le traitement est plus novateur grâce à une mise en scène esthétisante, qui multiplie les effets. "
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible sur le site du Journal du Dimanche)
  • Télérama
    Télérama

    " Huit clos entre clos entre un petit groupe d’astronautes, confrontés à un cocktail claustro d’angoisses métaphysiques et d’avaries diverses… "
    C. MU. (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Il (Danny Boyle) dispose ici d’un scénario riche et habile, qui réactive tous les ingrédients obligés du genre. "
    (article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Danny Boyle (…) son aventure, à suspense, se révèle également très métaphysique. Plus les membres de l’équipage se rapprochent du soleil, plus leur comportement varie. (…)"
    Emmanuèle Frois (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • L'écran fantastique
    L'écran fantastique

    " Pétri de qualités, Sunshine ne révolutionne pas pour autant le genre. Rien de bien nouveau sous le soleil, en somme. "
    Gilles Penso (article entier disponible dans L'écran fantastique n°275, page 21)
  • Libération
    Libération

    " (…) dès que le film abandonne l’habituel bazar catastrophiste inhérent au genre (…), c’est pour se précipiter tête la première dans une réflexion philosophique embarrassante de mièvrerie. "
    Bruno Icher (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    "Face à la grosse boule de feu, le réalisateur (…) se brûle les ailes et sort une batterie d’effets lumineux et sonores des plus assommants, dont la saturation aveuglante (…) masque mal le vide intersidéral. "
    Amélie Dubois (article entier disponible dans Les Inrocks n°593, page 48)
  • Le Point
    Le Point

    " Danny Boyle (…) réussit une ou deux scènes spectaculaires, mais oublie son sujet en cours de route."
    Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°1804, page 107)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
100 avis 4 étoiles
43 avis 3 étoiles
30 avis 2 étoiles
33 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

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  • Cumul IDF : 132 153 entrées

  • 1ère semaine France : 199 823 entrées
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