Critiques : The Lady

    en DVD le 18 Avril 2012

Notre critique : The Lady

    Une Lady absolument pas gaga

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Après avoir pondu un ange aux jambes de trois mètres de long - facile - (Angel-a), des petits hommes vivant dans un monde parallèle (Arthur Et Les Minimoys) et une archéologue aventurière rigolote (Les Aventures Extraordinaires D’adèle Blanc-sec), Luc Besson revient au cinéma et dans le monde des vivants avec The Lady, un biopic intime retraçant l'histoire d'amour d'une femme pour son mari et pour son pays, qui sort en salles cette semaine.



    Le film retrace une partie du combat de Aung San Suu Khi (Michelle Yeoh), femme politique Birmane qui lutte contre la dictature en faveur de la mise en place de la démocratie, au péril de sa vie et de celle de ses proches. Mais le récit est surtout centré sur son histoire d'amour incroyable avec un autre être d'exception, son mari Michael Aris (David Thewlis). Cette prise de position du réalisateur n'est pas pour déplaire. Loin des biopics longuets, le film est le symbole même du courage, porté par cette femme incroyable. Luc Besson fonce alors dans le tas pour dessiner un portrait intime d'une personnalité publique. Et ça fonctionne. Car cette personnalité est surtout celle d'une femme sensible et intelligente, que le père, homme politique adulé, a rendue célèbre dès sa naissance, et qui se voit contrainte à laisser tomber sa paisible de vie d'épouse et de mère, afin de lutter pour la liberté de tout un peuple.

    C'est ici qu'intervient la prestation de Michelle Yeoh, incroyablement juste dans ce rôle d'une femme qui se doit de contenir ses émotions personnelles et choisir sans cesse entre sa famille et son pays. Toute la complexité de cette personnalité se reflète sur le visage de l'actrice, aussi charismatique que la vraie Aung San Suu Khi. Nous y voyons ses sacrifices, son insécurité, ses peurs. Comme pour nous rappeler que les héros sont aussi des êtres humains, finalement. Bien que pour Gandhi on se pose encore la question.



    N'oublions pas de saluer David Thewlis en parfait mari dévoué, qui se montre aussi courageux et intelligent que sa femme. Comme pour elle, alors qu'il tente de préserver une vie le plus normale possible, le combat lui paraît comme une évidence. Il est le héros discret, la force de l'ombre. Derrière toute grande femme se cache un grand homme ? Peut-être pas, mais derrière cette grande page de l'Histoire, se cache un l'amour d'un homme pour une femme.

    Sans virer dans le pathos trop poussé, le film jouit d'une mise en scène qui a le mérite de mettre en valeur les Birmans, en tant que peuple activiste, généreux, cultivé et profondément hétérogène, allant des étudiants citadins aux villageois pratiquant les folklores ancestraux . Le dictateur, incarnation même du mal, est montré lui comme un psychopathe, froid, égoïste, sans-coeur et aux décisions absurdes. Un vrai méchant auquel il ne manque que le rire machiavélique. Le trait est exagéré, les soldats n'agissent sous aucune logique, tous sont des pantins au service de la violence pure et dure. Enfin, surtout dure.

    Car si cette cruauté est aberrante, c'est surtout parce qu'elle est vraie et qu'elle plonge tout un peuple dans la peur au service d'une poignée d'hommes confortablement installés dans leurs rôles de gros matous malfaisants. Pourtant Aung San Suu Khi résiste, malgré vents, marées, tornades et tsunamis, donnant une leçon de courage au monde entier.

    Tout cela résonne comme un cri du coeur de Luc Besson lui-même. Il met l'accent sur une terrible réalité qui contraste avec la vie tranquille menée par les occidentaux que cette femme a elle-même laissé tomber pour se battre. Certes, il est dommage que l'on ne comprenne pas plus ses engagements, ses idées politiques, son passé... Car à part faire à dîner et écrire un livre sur son père, elle faisait quoi avant, la dame ? Mais ce n'est point grave mes très chers lecteurs. Il suffit d'entrer dans ce beau film comme on entre par la petite porte du fond, pour observer les coulisses. Et tâter ainsi l'intellect pour s'immerger dans sa seule valeur politique qui compte vraiment : la lutte pour la liberté. À méditer.
    Bruna Fernandez

Critiques : The Lady 1 étoiles

  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Du spectacle mais pas d'esbroufe, de l'émotion mais contenue par la dignité et le détachement de la Dame. Un exercice d'admiration réussi. "
    Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 30/11/2011)
  • VSD
    VSD

    " Sa sincérité en bandoulière, Luc Besson finit ainsi par exercer à son tour une autre forme de tyrannie : celle de l'émotion. "
    Bernard Achour (article entier disponible dans VSD n°1788, page 77)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Trop admiratif et respectueux, Luc Besson dresse un portrait lisse et neutre qui avance tranquillement sans cultiver complètement les émotions et les enseignements d'un combat exemplaire. "
    (article entier disponible dans Ouest France du 30/11/2011)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " (...) Luc Besson nous frappe en plein cœur. "
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 27/11/2011)
  • Première
    Première

    " Le résultat peut prêter aux sarcasmes et à la condescendance, mais Besson annonce la couleur dès le début. Sa biographie relève de l'iconographie, style utilisé aussi bien par les religions (pour représenter les saints) que par les régimes totalitaires (pour exalter les héros du peuple). On y trouve le même mélange de naïveté et de ferveur. "
    G.D. (article entier disponible dans Première n°417, page 59.)
  • Elle
    Elle

    " (...) Luc Besson a placé sa caméra du côté de l'intime. "
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3439, page 62)
  • Le Point
    Le Point

    " (...) The Lady, hollywoodien mais pédagogique, offre aux spectateurs une rencontre avec une femme exceptionelle. Et a Aung San Suu Kyi, la meilleure protection contre l'imprévisibilité des généraux birmans. "
    Christophe Ono-dit-Biot (article entier disponible dans Le Point n°2045, page 140)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Focalisé sur l'histoire d'amour passionnelle qui lia Aung San suu Kyi à son défunt mari, The Lady sacrifie à son roman-photo les pistes les plus passionnantes : la naissance de l'engagement politique (...) ou l'exercice forcément égoïste du pouvoir. "
    R.B. (article entier disponible dans Les Inrocks n°835, page 92)
  • Télérama
    Télérama

    " The Lady séduit en revanche là où on ne l'attendait pas : dans le registre du mélo. Le film est le récit d'un sacrifice. "
    Samuel Douhaire (article entier disponible dans Télérama n°3229, page 54)
  • Positif
    Positif

    " (...) Moins le récit d'un combat politique qu'une histoire d'amour entre deux êtres séparés. "
    A.Go. (article entier disponible dans Positif n°610, page 44)
  • Libération
    Libération

    " The Lady reste au ras des pâquerettes de la bluette mélo focalisé sur un héroïsme féminin qui est, entre Nikita et Jeanne d’Arc, l’une des obsessions du golden-boy du cinéma français. "
    Arnaud Vaulerin (article entier disponible dans Libération du 30/11/2011)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " L'image est splendide, mais rien n'y fait. L'icône laisse de bois. "
    San.B (article entier disponible dans Studio CinéLive n°32, page 38)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Malgré ses deux heures de projection, ses figurants par centaines, ses acteurs d'exception, The Lady n'offre pas plus d'informations et d'émotions qu'une image pieuse. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 30/11/2011)
  • L'express
    L'express

    " The Lady a beau être "tiré d'une histoire vraie", il se tamponne tous les écueils du romanesque sucré : glorifier le bien, moquer le mal - les généraux dictateurs, par exemple, ressemblent, selon l'expression très à sa place ici, à des pantins de cinéma, pas à des types suffisamment flippants pour être vrais. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°3152, page 148)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Pour l'habileté politique du personnage ou l'âpreté de sa vie en huis clos, on repassera. "
    G.L. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2456, page 30)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Et même si le film ménage un larmoyant contrechamps familial avec mari et enfants restés à Oxford,il prend trop peu en compte le dilemme intérieur qui a dû tourmenter son héroïne : rester indépendante loin des siens ou sacrifier sa liberté (...). C'était là le vrai sujet à interroger, derrière cette hagiographie clinquante qui vire au concours de scènes-LOL. "
    J.L. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°673 page 41)
 

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