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Critiques : The we and the I

    en DVD le 23 Janvier 2013

Notre critique : The we and the I

    Virée dans l'adolescence du Bronx

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    Comme Au Cinema
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    Michel Gondry est définitivement un réalisateur éclectique et en même temps immédiatement reconnaissable par son imagination pétillante. Après avoir exploré l'anthropologie dans Human Nature, les rêves et les souvenirs dans Eternal sunshine of the spotless mind et La science des rêves puis joué les nostalgiques dans Soyez sympas, rembobinez, le cinéaste offrira bientôt sa propre vision très attendue de L'Écume des jours, d'après le grand classique de Boris Vian.

    Entre temps, il s'intéresse également à l'adolescence du Bronx dans The We and the I, sorti dans les bacs ce mois-ci. À la limite du documentaire, ce petit film vous embarque dans une virée en bus entre nostalgie et introspection de l'adolescence, pimentée par les effets imaginatifs de Gondry.



    Bienvenue dans l'âge ingrat version swag
    Et c'est parti pour deux heures de route en bus dans les quartiers du Bronx !
    À travers une galerie de personnages très attachants - des jeunes en pleine crise identitaire, avec tous les problèmes que cela implique, donc - le réalisateur nous propose un retour à cette période la plus étrange de chaque être humain : l'adolescence. Les premiers flirts, les cruautés, les gros mots à tout va, les chantages et les drames amoureux... Tous ces aspects aussi fabuleux que terribles de l'adolescence sont ainsi traités avec authenticité dans le film.

    Mais ce qu'il y a de magique avec Michel Gondry, c'est qu'il pourrait rendre original et attractif n'importe quoi. Le sujet, traité maintes fois au cinéma, et l'histoire, sans changement de lieu propre et sur deux heures de la vie des personnages, font pourtant voyager. Et même si le film connaît quelques faiblesses scénaristiques et frôle parfois le sentimentalisme, cette petite bande devient vite vos propres camarades, et le propos devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure que le bus se vide, que la nuit tombe, que certains personnages se dévoilent et que l'on passe du "WE" au "I".


    Les jeunes acteurs amateurs, dont la vie est, somme toute, à peu près la même que celle dépeinte dans le long-métrage, ont cette innocence qui appuient le naturel des scènes, grâce à une quasi-improvisation et des textes remaniés par eux-mêmes (comme ils l'expliquent dans le making-of).

    Voilà donc un film touchant et funky, qui vous fera revivre cette période intense qu'est l'adolescence avec réalité et originalité, grâce à la Gondry's touch.

Critiques : The we and the I 1 étoile