Il y a trois ans,
Marc Esposito nous dévoilait
Le Coeur Des Hommes et ce qui s'y cachait, mettant à jour leurs pensées les plus secrètes, et expliquant enfin leurs réactions parfois si incompréhensibles pour la gente féminine… Il nous livrait alors une œuvre touchante, émouvante, qui plût, bizarrement, plus aux femmes qu'aux hommes. Avec
Toute la beauté du monde, l'expérience risque d'être réitéré car c'est bien une pure et belle histoire d'Amour avec un grand A que nous chuchote le cinéaste.
En effet,
Marc Esposito nous donne une nouvelle fois les clés du bonheur - des clés qui sont cette fois-ci beaucoup plus communes. Alors, quitte à utiliser des trousseaux de nombreuses fois usités, autant le faire à l'autre bout de la planète, dans un petit coin de paradis sur Terre…
Nous voilà ainsi embarqués dans un merveilleux voyage au goût sucré de conte de fées, où s'étalent les plus beaux, les plus simples et les plus chastes des sentiments, où l'amour se mêle à la mort, la colère, la tristesse, la dépression et finalement, à nouveau, le goût de la vie. Certes, l'histoire n'est pas originale pour un sou, elle serait même totalement universelle, le film n'évite pas quelques longueurs - alors on se console avec les paysages de carte postale, et la découverte d'une culture et d'un pays, réfrénant du mieux qu'on peut l'envie irrépressible de sauter dans le premier avion pour s'envoler vers Bali. L'autre point fort du film, c'est le casting, puisque
Marc Lavoine n'a qu'à faire entendre le son de sa voix pour faire s'évanouir la moitié de la population féminine, et ce même si son jeu n'est pas toujours très juste. Mais c'est également grâce à la belle
Zoé Félix, à qui l'on n'avait proposé jusque-là que des rôles de jolies bimbos, qui explose littéralement l'écran par sa simplicité, son charme, sa prestance, son aura si froide et pourtant si émouvante.
Il m'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… Vous l'aurez compris, il faut avoir gardé son âme d'adolescente qui croit toujours (encore ?) au prince charmant, pour ressentir un très gros pincement au cœur à la vision de
Toute la beauté du monde. Juste histoire de croire, encore un tout petit peu, qu'un jour, nous aussi, nos princes viendront…
Aurélie Maulard