Notre critique : Tu seras mon fils Déni de paternité-
Comme Au Cinema

À travers Tu Seras Mon Fils, Gilles Legrand ( Malabar Princess, La Jeune Fille Et Les Loups) évoque habillement les conséquences du rejet et de l’égocentrisme paternel tout en exploitant avec minutie l’univers vinicole. On y découvre, derrière les interprétations remarquables de Lorant Deutsch, Niels Arestrup, Patrick Chesnais, Nicolas Bridet et Anne Marivin, des personnages forts et creusés qui nous transmettent presque intimement chacune de leurs émotions.
L’œuvre, non seulement brillamment interprétée, explore très fidèlement le travail d’un œnologue grâce à un scénario que l’on sent très travaillé en amont afin de retranscrire ce milieu de la meilleure manière qui soit, et des décors rigoureusement sélectionnés qui offrent des plans d'une simple et séduisante beauté. Le réalisateur ira même jusqu’à dire qu’il était prêt à s’investir jusqu’au bout : " quitte à bouffer du raisin toute la journée".
Au final, Tu Seras Mon Fils délivre un témoignage toujours très juste de l’ambition familiale, de l’insatisfaction affective (réduite à néant par un Niels Arestrup qu’on déteste du début à la fin) et de la remise en question de la signification des liens familiaux. Une véritable réussite qui nous met souvent mal à l’aise par son approche au pragmatisme à la limite de la perfection.
Audrey Soto
Critiques : Tu seras mon fils -
Le Point

" Gilles Legrand livre un cru corsé où, sur fond de saint-émilion, se règle une tragédie à l'ancienne. "
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°2031, page 76)
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Le Figaro

" Un drame bouleversant situé dans le domaine impitoyable du vin, orchestré autour d'un affrontement père-fils. Sans doute le film de la rentrée. A consommer sans modération. "
Olivier Delcroix (article entier disponible dans Le Figaro du 24/08/11)
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Paris Match

"Réalisée avec soin, cette aventure vinicole s’appuie sur d’excellents comédients dont la richesse des registres apporte la crédibilité nécessaire au récit, malgré certains clichés quasiment inévitables. "
Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3249, page 19)
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VSD

" Dans la veine "cinéma du terroir", le film s'en sort avec les honneurs, sublimé par un Niels Arestrup génialement venimeux. "
O.B. (article entier disponible dans VSD n°1774, page 68)
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Studio CinéLive

"Si les joutes verbales entre les acteurs sont parfois savoureuses, et la cruauté de Niels Arestrup jouissive, les personnages montrent assez vite un côté manichéen qui fait perdre son caractère à l’histoire (…)"
V. T. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°29, page 39)
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Première

" La cruauté des scènes fortes étant ainsi siphonnée, le film fini par avoir la consistance clairette d'un épisode du Château des Oliviers "
A.M. (article entier disponible dans Première n°414, page 28.)
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Le Journal du Dimanche

" Servi par des acteurs intenses et un intrigue forte, ce film ne manque pas d'atouts mais se dilue à force de répéter des situations. "
AI.C. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 22/08/11)
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Le Monde

" (…) cette manière univoque qu'a le récit de susciter la répulsion de Paul (Niels Arestrup) puis de l'exorciser est précisément la faiblesse d'un film qui ne s'embarrasse guère de nuances. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 24/08/11)
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Le Parisien

"Ce jeu de massacre engendre un suspense psychologique qui, s’il n’est pas trépidant, fournit aux acteurs matière à de beaux affrontements et offre à Niels Arestrup un rôle parfaitement monstrueux."
M. S. (article entier disponible dans Le Parisien du 24/08/2011)
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Ouest France

"A l'image du contraste entre ce père imposant et rigide, et son fils timide et fluet, les personnages sont trop sommairement racontés pour faire venir des failles, des nuances, des revirements dans un comportement défini une fois pour toutes."
(article entier disponible dans Ouest France du 24/08/2011)
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Télérama

"(…) Niels Arestrup est un ogre tellurique, excessif, fascinant.. À son image (mais Patrick Chesnais est très émouvant, aussi, dans le rôle de son régisseur), le scénario de ce drame est un peu trop charpenté, mais il a du corps."
Guillemette Odicino (article entier disponible dans Télérama n°3215, page 33)
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TéléCinéObs

" Niels Arestrup en pater familias insupportable et Lorant Deutsch en éternel souffre-douleur. Ce manichéisme assumé inspire les scènes les plus enlevées de ce cruel tableau de moeurs. "
J.-P.G. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2442, page 15)
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l'express

"Drame familiale et viticole plan-plan, sauvé par Niels Arestrup et Lorant Deutsch. C'est peu. "
Éric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°3138, page 114)
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Les Cahiers du cinéma

"On se demande seulement ce que vient faire Niels Arestrup dans cette entreprise : sa composition puissante de père monstrueux ne sauve pas le film du naufrage."
Ariel Schweitzer (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°670, page 44).
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