Voici l’histoire vraie d’un sportif de haut niveau qui suite à une fracture, se réoriente en conseiller de pari sportif.
Matthew Mcconaughey alias Brandon Lang, sexy à souhait est le prototype même du héros américain. Drôle, beau comme un apollon, avec un bagou percutant, il va être placé sous la coupe d’une sorte de Pygmalion moderne, Walter Abrams, (le cultissime
Al Pacino) patron d’une grande agence de paris sportifs.….
Le film, malgré une trame sans surprise, apporte une réflexion sur toutes les formes de dépendances. Walter éprouve le besoin constant de flirter avec l’abîme, de se sentir « vraiment vivant » . Il est le type le plus dysfonctionnel qu’il soit. Il a un problème d’alcool, de drogue, de jeu, de nourriture, un problème relationnel. Comme le mentionne sa femme (
Rene Russo), il a fait « tous les anonymes qui puissent exister ». On s’attache à ce personnage en pleine perdition, doux et hargneux. Il est addicté à tout ce qui peut lui procurer des sensations fortes. La vie est un jeu, mais souvent la roue tourne. Ainsi, la relation fusionnelle installée entre Brandon et Walter se transforme en rapport de force. Quelle stupéfaction ! Brandon, ce beau sportif de province, bien gentil avec plein de bons sentiments, devient sous l’influence de son mentor un certain « John Anthony » : un requin prétentieux et flambeur. Il parvient à être le conseiller le plus demandé de New York. Évidemment, ça lui tourne à la tête, il finit par y perdre son âme (pas complètement quand même, un héros reste un héros) et plonge dans l’échec. Il plaque tout, baluchon sur l’épaule, pour repartir dans sa gentille province, et retourner à sa passion : le sport. Ouaou ! Brandon est vraiment génial, il finit par entraîner une équipe des petits bambins qui l’idolâtre.
On passe 2 heures sans se tourner les pouces, le film possède un rythme soutenu et un style visuel qui nous permet de nous immerger immédiatement dans l’intrigue. Malgré une approche attendue et convenue, on apprend pas mal de choses sur les pratiques du milieu des parieurs. Alors pour les joueurs invétérés, n’hésitez pas à faire un saut dans les salles.
Lise Chavanne