Critiques : Un Long dimanche de fiançailles

    en DVD le 27 Avril 2005

Notre critique : Un Long dimanche de fiançailles

    Si vous avez aimé Amélie Poulain…

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Après deux œuvres très personnelles co-réalisées avec Marc Caro (Delicatessen et La Cite Des Enfants Perdus) et un block-buster américain très réussi dans son genre (Alien La Resurrection), Jean-pierre Jeunet a gagné le cœur de plusieurs millions de spectateurs à travers le monde lorsqu’il nous a raconté Le Fabuleux Destin D'Amelie Poulain. Il est aujourd’hui attendu au tournant avec son nouveau film, UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES, adapté du roman de Sébastien Japrisot
    Autant vous prévenir tout de suite, les inconditionnels de cette fameuse Amélie – que ce soit du personnage, d’Audrey Tautou, de l’esthétique, de la mise en scène, du scénario, des décors ou de la photographie – ne devraient pas être déçu du voyage dans le temps de leur héroïne. Ils trouveront en effet beaucoup de points communs entre ces deux films, aux histoires pourtant différentes mais à la réalisation très proche. Ceux qui avaient simplement aimé Amélie oscilleront probablement entre l’agacement du déjà-vu et l’appréciation certaine des multiples qualités du film, son casting de seconds rôles en tête, nous y reviendrons. Quant aux allergiques à Jeunet, qui n’accrochent pas avec l’esthétique et la mise en scène propres au cinéaste, n’essayez même pas, vous risquez l’overdose !
    Mais pour nous, qui ne sommes ni accrocs ni réfractaires, le spectacle mérite plus qu’un détour…

    Casting royal pour les seconds rôles

    Si l’amère impression de déjà-vu tient sûrement en grande partie au fait que Jeunet ait choisi Audrey Tautou pour incarner son héroïne Mathilde, on peut néanmoins lui tirer un grand coup de chapeau pour le reste de son casting. Non seulement, il déroule une liste de noms connus et reconnus, mais il a su trouver pour chacun le rôle le plus pertinent qui soit.
    Ainsi, et nous ne citerons qu’eux, nous restons bouche bée devant les remarquables prestations de Jodie Foster (en français) ou de Marion Cotillard (dans un petit rôle très difficile), les classiques mais toujours aussi délicieuses interprétations d’André Dussollier, de Ticky Holgado et de Dominique Pinon, ou encore le charmant facteur incarné par un Jean-paul Rouve décidément très éclectique.

    Une esthétique entre deux teintes & en demi-teinte.

    Jean-pierre Jeunet, dont on connaissait le goût certain pour ses images aux couleurs souvent très marquées et son utilisation régulière de filtres aux tons sépia ou jaune, ne déroge en rien à son style avec ce nouveau long-métrage. Entre gris et jaune, le film ne propose pas une scène qui ne soit "colorée". Ainsi, toutes les séquences – très réussies – de guerre présentent une photographie aux tons dominants gris, très bien associés aux combats et aux tranchées. Mais, pour contraster littéralement avec ces images, Jeunet donne à toutes les autres une couleur jaune/marron très marquée, parfois même gênante. La Bretagne (où se déroule une grande partie du film) n’aurait-elle pas d’assez belles couleurs naturelles pour en rajouter autant ?
    On retiendra donc plus volontiers les séquences dans les tranchées. Très réalistes, elles changent beaucoup des scènes de guerre que l’on a l’habitude de voir. Les explosions, associées à des bruits assourdissants, font littéralement trembler la salle. Jeunet réussit à montrer l’horreur des tranchées sans pour autant tomber dans l’effusion de sang et de cadavres, le film ne présentant que quelques scènes réellement difficiles.

    Ni surprenant ni décevant, ce LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES offre un spectacle réussi, qui devrait sans peine charmer un public nombreux mais souvent conquis d’avance.
    Amélie Chauvet

Critiques : Un Long dimanche de fiançailles 1 étoiles

  • L'express
    L'express

    " Le réalisateur possède un univers bien à lui (...) eu service de la plus passionnante des histoires écrites par Japrisot."
    C.Ca (article entier disponible dans L'express n°2782, page 62)
  • Aden, Le Monde
    Aden, Le Monde

    " Il n'y a donc pas un, mais dix films, ici. Et le miracle, c'est que tous sont réussis (…)."
    (article entier disponible sur le site d'Aden - Le Monde)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Une histoire passionnante, des images somptueuses, une distribution de rêve... "
    Pierre Vavasseur (article entier disponible sur le site du Parisien).
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Mélange d’obstination, d’humilité et de panache. "
    Jean-Pierre Lavoignat (article entier disponible dans Studio Magazine n°206, page 30)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Le cinéaste cisèle avec un art admirable des scènes qui touchent la mémoire collective."
    Marie-Noelle Tranchant (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    "(...) une bouleversante histoire d’amour."
    J.-P.G. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Première
    Première

    "La mise en scène est majestueuse, l’atmosphère oppressante."
    Olivier De Bruyn (article entier disponible dans Première n°332, page 54)
  • Cinélive
    Cinélive

    " Quelques unes des milliards de gueules (cassées) peuplant ce film touchent davantage que les finalités sentimentales de ce si grand destin."
    Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°84, page 35)
  • Libération
    Libération

    " C'est par ce goût des ténèbres que le film nous alpague."
    Philippe Azoury et Gérard Lefort (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Entre (petites) réserves et (gros) compliments, le reproche majeur que l'on pourrait faire à cet exigeant divertissement tient à son déficit d'émotion."
    Jean-Luc Douin (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Télérama
    Télérama

    " Jeunet crée un trop-plein qui nuit à l’épaisseur de ses personnages principaux, et freine l’émotion."
    Aurélien Ferenczi (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Une proposition de film populaire français infiniment plus ambitieuse que tous les Arsène Lupin et Cie."
    E.B. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°595, page 38).
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    "Une perfection asphyxiante qui témoigne d’une superficialité de pensée."
    Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°466, page 35)
 

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