Critiques : Va, Vis et Deviens

    en DVD le 12 Octobre 2005

Notre critique : Va, Vis et Deviens

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Va (en Terre Sainte), Vis (comme eux) et Deviens (quelqu'un de bien)… Tel est le titre de ce long-métrage de Radu Mihaileanu qui choisit de nous parler d'une partie souvent méconnue de l'Histoire d'Israël, celle des Juifs d'Ethiopie et de l'opération Moïse. Fin 1984 début 1985, une grande opération est menée à l'initiative d'Israël et des Etats-Unis, consistant à emmener des milliers de Juifs Ethiopiens, les Falashas, vers la Terre Sainte, via des camps de réfugiés du Soudan, pays islamique régi par la loi de la Charia. Parmi eux, un jeune garçon catholique de neuf ans que sa mère force à se faire passer pour juif afin de le sauver de la famine et de la mort. Arrivé en Israël, celui-ci va devoir s'intégrer, mentir, grandir, mentir, apprendre, mentir, aimer, mentir…
    Le film choisit de suivre toute la jeunesse de ce jeune garçon, appelé Schlomo, de son arrivée en Israël à son mariage quinze ans plus tard. Très fort dans son scénario comme dans sa mise en scène, Va, Vis et Deviens dégage une émotion supplémentaire grâce à la force de ses dialogues et à la qualité de son interprétation. L'acteur le plus connu de l'affiche, Roschdy Zem, est épatant en père de famille tiraillé entre ses convictions politiques, religieuses et l'amour qu'il porte à sa famille. Prestation à l'image de celles des autres comédiens, comme Moshe Agazai qui incarne Schlomo petit ou Yaël Abecassis, interprète de la mère de Schlomo.
    Le film se suffit donc amplement à lui-même pour faire passer avec force un message dur mais réaliste, et l'on regrette vivement que le réalisateur l'ait accentué par des images d'archives des actualités, souvent très politisées et finalement inutiles dans ce film. Ainsi, la Guerre du Golfe est abordée deux minutes, et l'on n'échappe pas à la fameuse poignée de main à Washington entre Yasser Arafat et Itzhak Rabin ; ni à l'assassinat de ce dernier.
    Radu Mihaileanu signe une œuvre forte et réussie, qui émouvra sûrement le public judaïque, mais risque malheureusement de moins toucher au-delà. Dommage car le film mérite malgré tout d'être vu.
    Amélie Chauvet

Critiques : Va, Vis et Deviens 1 étoiles

  • Studio Magazine (le pour)
    Studio Magazine (le pour)

    " Tout en étant critique, ce film est riche de messages de paix et d'espoir. "
    P.F. (article entier disponible dans Studio n°211, page 37)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " A travers l'incroyable épopée sur vingt ans de son jeune héros, Schlomo, le cinéaste soulève les questions d'identité, d'intégration, de racisme, d'amour filial."
    Emmanuèle Frois (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • Le Monde
    Le Monde

    " Mais ce qui donne sa force au film de Radu Mihaileanu, c'est une "astuce" scénaristique renvoyant à la fois à sa propre histoire et à la fatalité qu'ont les déracinés (…) "
    Jean-Luc Douin (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " Mais le film ne perd pas le bel élan qui accomplit, dans la réussite du fils, le sacrifice de la mère. "
    M.-N.T. (article entier disponible sur le site du Figaro).
  • Télérama
    Télérama

    " Et c'est fort, émouvant. "
    Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Le Point
    Le Point

    " Si l'histoire des Falachas en Israël relève de l'épopée et de l'intime, Mihaileanu a trouvé le souffle et la sensibilité pour l'incarner à l'écran. "
    F.-G.L. (article entier disponible dans Le Point n°1698, page 112)
  • Zurban
    Zurban

    " Mais son film, sincère, universel, bouleverse et vous hante longtemps après. "
    Yasmine Youssi (article entier disponible dans Zurban n°240, page 35)
  • CinéLive
    CinéLive

    " Puissant. "
    Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°89, page 48)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " La plus grande qualité du film de Radu Mihaileanu, malheureusement assez lourdingue, plombé par une musique pénible et un happy end peu crédible, réside d'abord dans sa qualité documentaire : comme TU MARCHERAS SUR L'EAU (…) "
    Bernard Loupias (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2107, page 134)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (…) une fresque épique et émouvante (…) "
    E.L. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Première
    Première

    " Mihaileanu fouille les contradictions de ces personanges, rend hommage aux mères et suscite souvent de l'émotion. Mais il cofond aussi ampleur et longueurs. "
    S.G. (article entier disponible dans Première n°338, page 39.)
  • Studio Magazine (le contre)
    Studio Magazine (le contre)

    " Certes, la cause qu'il défend est honorable, mais elle est pervertie par des préoccupations romanesques et commerciales. "
    M.R. (article entier disponible dans Studio n°211, page 37)
  • L'express
    L'express

    " Beau sujet, mais pourquoi faire si long ? "
    E.L. (article entier disponible dans L'express Mag n°2804, page 77)
  • Libération
    Libération

    " La saga de Shlomo est loin d'être exempte d'imperfections : trop longue, trop lacrymale, trop illustrative. "
    Samuel DOUHAIRE et Gilles RENAULT (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Écrasé par un sujet ambitieux (…) le film colle trop à son scénario. "
    Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°487, page 43)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Degré zéro du récit, maximum ennui. "
    F.B. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°600, page 57).
 

Avis des Spectateurs

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