Après son très remarqué moyen-métrage
Candidature (sorti en salles en octobre 2001),
Emmanuel Bourdieu retrouve celui qui incarnait alors un jeune philosophe parisien,
Denis Podalydès, pour son premier long-métrage, VERT PARADIS. Les deux hommes co-signent le scénario de ce film sur l’amour, l’amitié, le souvenir. Leur complicité dans l’écriture et la réalisation, largement visible à l’écran, nous offre de très beaux moments de cinéma.
Ainsi, avec une mise en scène simple, un scénario en apparence sans complication et des acteurs au naturel resplendissant, cette intrigue sentimentale mêle habillement quiproquos et malentendus. Malheureusement, malgré l’originalité avec laquelle le sujet est abordé, le film tourne vite en rond et l’on se demande parfois où il veut en venir. On n’attend finalement rien de cette histoire que l’on suit sans trop savoir pourquoi.
S’il convient de mentionner les trois rôles principaux pour leurs interprétations et la réussite de leurs personnages, n’oublions pas des seconds rôles très réussis. Notons ainsi, le génial personnage du Professeur Mortier, incarné par
Philippe Morier-genoud, ou celui de Louis Cazenave, joué par
Scali Delpeyrat (déjà remarqué dans CANDIDATURE).
Un premier long-métrage en demi-teinte, nous offrant une histoire originale et de beaux moments entre des acteurs de choix, mais auquel il manque ce quelque chose au scénario et à la mise en scène, ce petit plus qui fait que l’on se passionne pour un film.
Amélie Chauvet