Meyer explique qu'elle a mené très peu de recherches sur la mythologie des vampires alors qu'elle écrivait son livre. "Je n'ai jamais été attirée par le genre horrifique. Je n'ai pas lu de livres de vampires, ni vu de films de vampires. Je ne connais pas les points de vue les plus répandus sur le genre. J'ai seulement souhaité écrire mon propre roman de vampires, sans me laisser influencer par d'autres livres ou d'autres films."
Mais l'écrivain n'a pas totalement réinventé les créatures surnaturelles, comme le souligne Mooradian. "Il s'agit plutôt de différences subtiles : ces vampires voient leur reflet dans le miroir. Ils supportent la lumière du jour, ils ne meurent pas quand on leur enfonce un pieu dans le coeur. Elle a joué avec plusieurs codes de ce genre, mais sinon elle s'en est tenue à la mythologie populaire des vampires."
Godfrey précise que, tout comme les vampires du film se distinguent des clichés populaires, Bella elle-même n'a pas une réaction habituelle face à eux. "L'approche de Stephenie est très moderne dans la mesure où Bella, en apprenant la véritable identité d'Edward, réagit comme le ferait n'importe quel adolescent," note-t-il. "On est plutôt habitué au style gothique des vampires et à la peur qu'inspirent chez les humains ces créatures de la nuit, alors que Bella se dit au contraire que c'est assez cool ! Je crois que c'est ce qui explique en partie l'originalité du projet. Stephenie a modernisé l'image du vampire et a redéfini sa place dans la société américaine d'aujourd'hui."