LES SEX PISTOLS DEGLINGUENT COMME IL SAVENT LE FAIRE...
Si vous connaissez The Great Rock'n'roll Swindle, la plus grande escroquerie du rock c'est que vous êtes un sacré branleur, qui n'a rien d'autre à foutre que de boire des bières poisseuses en Doc Martens. Signé Julien Temple, c'est le rockumentaire sur les Sex Pistols, groupe phare du mouvement punk entre blagues à deux balles et dénonciation.
Les punks, ça fout le bordel, ça brûle des voitures, ça volt les sacs des grand-mères aux abords des supermarchés, ça baise quand ça ne se drogue pas et ça aborde une crête de dindon (Patxi et ses clones peuvent aller faire dodo). Plus simple ça emmerde le monde, tout le monde.
Voilà donc les Sex Pistols dans toute leur splendeur. Le son est brut de décoffrage, la saturation à son maximum et la mélodie... euh, peut-on parler de mélodie ? S'il y a bien une chose qu'ont comprise Sid Vicious et autres troufions aux dents pourries, c'est que forcer ses défauts devient une qualité. Alors quand on ne sait pas jouer, il suffit de savoir planter des clous plus vite que les autres. Démo : Ta Ta Ta Ta Ta Ta Ta Tinnn Ta Ta Ta Ta Ta Ta Ta Tinnn, oups « l'enquête » sur le crapuleux Malcolm Mcdowell dérape.
L'image est aussi poussiéreuse qu'une bouteille de sky déterrée de chez le voisin. Attention ça tâche. C'est crade et ça pue la gerbe mais on en redemande. Ceux-là cultivaient avec raffinement le sens aigu du mauvais goût, c'est pas pour rien qu'on devient Ennemi Public Numéro 1 en Angleterre... Hein.