Il y a des films, comme ça, qu'on n'oublie pas de sitôt. Que l'on découvre avec un bonheur inouï, que l'on regarde avec ses yeux et que l'on vit avec ses tripes. Qui vous transcende et qui se rappelle à vous, des heures, des jours plus tard.
Babel est de ceux-là. Alors pour une telle perle rare, il fallait un écrin bien particulier… Et ne mâchons pas nos mots, ce coffret DVD est tout bonnement magnifique. Techniquement, déjà. Les images sont d'une telle pureté, les couleurs si vives, si éclatantes, les contrastes parfaitement adaptés… Le rendu visuel est simplement prodigieux. Même chose du point de vue sonore, où l'on peut que constater une nouvelle fois le travail incroyable d'Alejandro Gonzales Innaritu. Les arrières sont extrêmement bien réparties, les avant complètement dynamiques… De la musique du désert marocain au brouhaha des boites japonaises, en passant par le silence absolu, de la première à la dernière seconde, le DVD de
Babel nous transporte bien loin de notre canapé. Prodigieux.
Rien n'a donc été laissé au hasard… La présentation des menus, en puzzle, colorés, rythmés par la musique phare du film, a tout pour nous plonger dans l'ambiance si particulière de
Babel. Côté suppléments, là encore, les éditeurs ont fait le choix de la simplicité, de la douceur – de la qualité plutôt que la quantité. Vous pourrez ainsi découvrir les bandes-annonces des précédents long-métrages de Alejandro Gonzales Innaritu,
21 Grammes et
Amours Chiennes (si vous les avez pas encore vus, courrez les louer !)… Et surtout un superbe document d'1h30 sur les coulisses de
Babel. Tout en finesse, en pureté, bien loin des bonnes grosses featurettes hollywoodiennes où tout-le-monde-il-est-beau, ce très beau documentaire dresse le portrait d'un réalisateur hors pair, chargé d'émotions, de leçon de vie, de choc de cultures, de rencontres, de tristesse, de bonheur, où les pays et les langues se mélangent… Et d'un
Gael Garcia Bernal qui parodie un garde frontière, et de nombreux commentaires d'Alejandro Gonzales Innaritu, pour mieux comprendre ses œuvres, ses choix, et lui-même… Tout simplement passionnant.
Une très belle réussite.
Aurélie Maulard