Il y a six mois, on découvrait le dernier bébé des studios Pixar avec jubilation. En ce joli mois de décembre - Merci Monsieur Papa Noël - on voit joyeusement débarquer le DVD de
Cars – Quatre Roues.
Comme à l’accoutumée, le simple fait de voir le logo de l’écurie de
John Lasseter suffit à nous assurer d’une qualité technique supérieure : image léchée (on ne trahit pas une telle qualité visuelle !) et son
high tech (THX pour les mieux équipés). On ne va pas chipoter !
V’là donc un menu rock’n Roll (un clin d’œil à la scène d’ouverture du film), très coloré même si l’interactivité reste légèrement limitée. V’là ensuite une série de bonus dans la ligne éditoriale traditionnelle Pixar. Tout d’abord le délicieux court-métrage ciné -
L’Homme Orchestre - dans lequel on voyait deux saltimbanques fauchés s’affronter pour une malheureuse pièce. On découvre ensuite un second court-métrage réalisé pour l’occasion -
Martin et la Lumière Fantôme - hilarant et dont le travail de mise est scène est toujours aussi impressionnant (quels parti pris visuels gonflés !). Passons sur l’
Epilogue, déjà-vu lors du générique de fin, et allons jusqu’aux scènes coupées. Au nombre de quatre, elles se présentent sous forme de story-board animé. Si elles n’apportent pas de révélations fracassantes sur l’histoire en elle-même, elles témoignent en revanche du (passionnant) processus créatif des studios. Mention spéciale à «
Travail d’Intérêt Collectif », hilarant de schizophrénie.
Attardons-nous enfin sur
L’Origine de Cars, mini making of lors duquel – en plus d’admirer l’incroyable collection de chemises de
John Lasseter – le papa de Woody nous explique comment l’idée originelle (l’histoire d’une voiture) lui est venue de son père (que l’on voit également dans le reportage). Mais Lasseter explique surtout comment ce postulat de départ a sensiblement et inexorablement évolué à travers les rencontres que lui et son équipe ont pu faire le long de la Route 66 : ces bagnoles déjantées que l’on croise dans le film, ce sont eux, tous ces anonymes oubliés de la mythique route abandonnée. Bizarrement, tous ces vieillards édentés, ces serveuses quinquagénaires… et ben tout à coup, ils deviennent vachement plus humains !
Eléonore Guerra