Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 5.1 Français.
Bonus :
- Le making of (pour tout savoir sur la réalisation de DEMONLOVER ; réalisé par Yorick Le Saux)
- Commentaires audio d’
Olivier Assayas
- Interviews d’
Olivier Assayas,
Connie Nielsen,
Charles Berling,
Chloe Sevigny.
- Documentaire sur
Sonic Youth (Pour assister aux sessions d’enregistrement du célèbre groupe new yorkais de rock expérimental, auteur d la bande originale de DEMONLOVER).
- Version intégrale du site HellfireClub
- Bonus Caché : interview de
Connie Nielsen.
NOTRE AVIS :
Dernier long-métrage signé par le très éclectique
Olivier Assayas, DEMONLOVER avait beaucoup fait parlé de lui au Festival de Cannes 2002. Il débarque aujourd’hui dans une édition DVD de qualité faisant la part belle à son réalisateur…
Le film
Gratifié d’un son Dolby Digital 5.1, le film peut distiller toutes les sensations de vertige et de malaise que lui confère la bande originale signée par le groupe
Sonic Youth. Sollicitées à tous moments, les surrounds restituent ces sonorités expérimentales ainsi qu’une flopée d’éléments environnementaux, à commencer par le bruit sourd des hélices pénétrant l’air lors de la scène d’ouverture.
Jouissant d’une image extrêmement lisse, DEMONLOVER conserve tout le côté classieux de la mise en scène, et glacé de son univers high-tech. Offrant une palette de couleurs assez réduite, le film accuse le coup lorsque l’on découvre les mangas trash produits par une société nipponne. Pourtant bigarrées, les animations manquent d’éclat, souffrant parfois d’une surexposition qui confère au visuel un léger voile inopportun.
Les bonus
Le making of proposé sur le disque nous offre un montage, très structuré, d’images de tournages brutes entrecoupées d’interviews. S’étalant sur une cinquantaine de minutes, il s’organise de la manière suivante : travail de mise en scène, résultat monitoring, et montage final. De nombreux plans larges viennent illustrer les trucs de tournage, à l’image du système hydrique apposé sur la voiture conduite par
Connie Nielsen afin de feindre une pluie battante. Vous êtes également invités à assister aux discussions entre le metteur en scène et son chef opérateur sur les mouvements de caméra ainsi que sur le cadrage. Si le document est extrêmement complet (cascades, effets pyrotechniques, maquillages, etc.), il s’avère au final assez peu rythmé et répétitif.
Le second making of, consacré à l’
élaboration de la BO, souffre des mêmes imperfections que le premier. Consacré à la recherche de nouveaux sons, particuliers à l’ambiance du film, le résultat est un peu trop expérimental.
Un supplément vous permet de visionner l’
intégralité des scènes disponibles sur le site hardcore "HELL FIRE CLUB", plutôt intéressant donc. On regrettera cependant que l’initiative n’ait pas été renouvelée pour les films d’animation japonais…
Un
bonus caché vient enfin se perdre dans les menus, une malheureuse minute d’interview d’une
Connie Nielsen se lâchant en fin de tournage.
Un DVD soigné qui souffre cependant de l’aspect trop brut de ses deux bonus phares. Avis aux amateurs d’expériences atypiques.
Grégory Delavallée