Vous qui attendez la suite des aventures de Terminator depuis déjà plusieurs années, vous qui rêvez d’avoir le corps de Monsieur Muscle en travaillant vos pectoraux devant la glace, et enfin vous qui êtes fans de films d’action, de gros bras et d’échanges amicaux à coup de fusil, de laser ou d’épée, cette collection est faite pour vous !
Kalidor, TERMINATOR 2, TOTAL RECALL,
Le Contrat et
Double Detente sortent aujourd’hui en DVD. Histoire de retrouver un
Arnold Schwarzenegger au meilleur de sa forme…
Encore une édition collector pour Terminator 2 ?? On croit rêver… Surtout en découvrant ce coffret phénoménal en 3D, en rouge et noir et gris, avec en couverture un
Schwarzie mi humain, mi cyborg. Bon c’est vrai que ce coffret a une vague allure de VHS lorsqu’on le retire de son enveloppe de carton, mais il faut bien mettre ces 4 DVD quelque part. Difficile de donner un jugement général sur l’ensemble des bonus, qui reste vraiment aléatoire. On passe du très bon au très mauvais en un seul coup de télécommande. Tout comme cette présentation toujours futuriste qui varie de qualité selon les DVD. Le livret par contre est une petite mine d’or d’informations sur l’équipe, les scènes rajoutées, le tournage… Mais pas sur le DVD en lui-même. Ce qui ne facilite pas la navigation. Difficile en effet de se repérer dans un contenu aussi dense…
Et oui, soyons fou, attaquons nous à
Schwarzie et sa montagne de muscle. Parce que les petits documentaires sur Terminator 2, quand on les regarde à la suite, on a une vague impression de répétition. Bien sûr, les secrets du cyborg sont à présent tous dévoilés. Là, on peut en être sur et certain, parce qu’avec le nombre incalculable de docus, on ne peut pas faire mieux. Comme si on n’avait mis tout ce qu’il est possible de trouver sur Terminator 2…
Petit reproche global : aucun des documentaires n’est actuel… De 1991 à 1998, mais rien n’a moins de 5 années. La bonne note ? Sans conteste décernée au
documentaire sur James Cameron, un reportage d’1 heure peut-être déjà vu par les plus cinéphiles, puisque diffusé sur CinéCinéma. Un véritable document instructif sur la carrière du cinéaste, ses galères du début et ses habitudes de réalisateur vedette, qui retrace en français la carrière de Cameron à travers ses plus grands films. Les extraits sont annoncés, les différents intervenants (Leonardo Di Caprio,
Schwarzie,
Jamie Lee Curtis,
Bill Paxton…) présentés. Bref, un documentaire bien sympathique. Et ça fait du bien un peu d’objectivité dans ce monde de promotion. Et oui, car les autres docus sont loin d’être de la même graine. D’ailleurs un petit conseil : prenez soin de laisser votre dictionnaire d’anglais à portée de main car la plupart ne sont pas sous-titrés ! Et croyez-moi, il faut s’accrocher !
On peut trouver le making of amusant en regardant
Schwarzie avec 10 ans et quelques kilos de muscle en moins. Tout de suite un peu moins lorsqu’il s’agit de les écouter en train de se jeter mutuellement des fleurs. Mais les images restent sans conteste assez intéressantes à propos des conditions de tournage, maquillage, maquette, effets spéciaux… Bon. Ok, mais il était déjà sur l’édition précédente.
La nouveauté, ce serait plutôt le document sur le director’s cut (
More than they meets eye) qui explique, pas à pas, quelles sont les scènes inédites et pourquoi les avaient-on supprimées du premier montage. Le troisième reportage n’est ni plus ni moins qu’une auto promotion concernant l’animation des studios Universal. Un peu comme la publicité qu’on vous met sur petit écran dans la file d’attente de l’attraction pour vous faire patienter pendant une petite heure dans la bonne humeur.
Quant aux
documentaires 100% inédits sur les coulisses du tournage décrits sur le packaging, et bien va falloir s’accrocher puisqu’ils sont en VO 100% non sous titrée… Du coup on comprend un mot sur deux et l’on se contente des images… Que l’on a d’ailleurs déjà vues.
Du côté des
archives du film, on ne peut pas faire mieux. Scénario complet, storyboard quasi intégral, photos à ne plus savoir qu’en faire, filmographie complète. Rien à redire.
Enfin, au niveau du
long-métrage en lui-même, le moins que l’on puisse dire serait qu’il a plutôt bien vécu le passage au numérique. En stéréo comme en 5.1, le son est exemplaire, l’image peut-être un peu moins… Un peu floue, un peu striée, elle ne semble pas avoir été beaucoup retravaillée par rapport à l’édition précédente. Le
director’s cut quant à lui n’est visible qu’en VO sous titrée, mais bénéficie des mêmes qualités que la version courte.
Bref, fallait-il vraiment une nouvelle réédition du film de
James Cameron ? Seuls les plus grands fans de Terminator pourront en juger…
Aurélie Maulard