35ème Festival International du film de Toronto 2010

35ème Festival International du film de Toronto 2010

Devenu l'un des événements les plus importants en matière de cinéma, le festival de Toronto est considéré comme le premier festival de films en Amérique du Nord. C'est un des plus gros marchés du film au monde.

(Canada)
Festival du 09 Septembre 2010 au 19 Septembre 2010

Résumé du festival 35ème Festival International du film de Toronto 2010

Actualités

20 Septembre 2010 - The King's Speech obtient le Prix du public au festival de Toronto

Le film The King'S Speech, relatant l'histoire de George VI qui vainquit son bégaiement pour assumer pleinement son rôle de roi d'Angleterre en temps de guerre, a gagné ce dimanche le Prix du public du 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010, la distinction la plus convoitée de l'événement.



Ecrit par David Seidler et mis en scène par Tom Hooper, le film retrace les difficultés de George VI à son arrivée involontaire au pouvoir après l'abdication de son frère en 1936.

Colin Firth joue un roi tourmenté et Geoffrey Rush un thérapeute australien original, Lionel Logue, qui a aidé le monarque à contrôler son bégaiement.

Cette période était " un moment fascinant quand vous montrez la façon dont les médias ont transformé les institutions comme la monarchie... et la façon dont la direction (le leadership) doit agir ", a indiqué Tom Hooper lors de la première du film.

" Vingt ans auparavant, être roi était une affaire visuelle. Tant que vous vous présentiez bien à cheval, pouviez saluer depuis un carrosse ou un balcon et aviez une apparence imposante, vous pouviez jouer votre rôle dans les cérémonies officielles ", a-t-il expliqué.
Mais quand il a accédé au trône, il lui fallait déjà s'adresser à la radio aux habitants des 58 pays formant l'Empire britannique, " soit un quart de la population mondiale ", a souligné le réalisateur.
Or le roi d'Angleterre " avait du mal à sortir les mots de sa bouche ", poursuit-il, quand l'ennemi Adolf Hitler se signalait par des discours " brillants, agressifs, fluides et bien articulés ".

Helena Bonham Carter et Guy Pearce figurent également au générique du film.

Le deuxième prix est allé au film kenyan The First Grader de Justin Chadwick. Le film évoque l'histoire d'un homme de 84 ans qui décide d'avoir une instruction après que le gouvernement de son pays a annoncé la gratuité de la scolarisation, une opportunité qui lui a manqué dans sa jeunesse, quand il aidait le Kenya à se libérer du joug colonial britannique.

Le festival du film de Toronto est le plus important d'Amérique du nord. A la différence des festivals de Cannes et de Berlin, il n'accorde pas de Prix du jury.

16 Septembre 2010 - A Toronto, Ken Loach presse le Canada d'accueillir les déserteurs américains

Le cinéaste britannique Ken Loach a profité de son passage mercredi au 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010, où il présente son long-métrage Route Irish qui porte sur la guerre en Irak, pour exhorter le Canada à ne pas expulser les déserteurs de l'armée américaine venant chercher refuge.



" La guerre illégale en Irak a été une tragédie pour toutes ses victimes et a couvert de honte les gouvernements du Royaume-Uni et des Etats-Unis ", a déclaré M. Loach dans un communiqué, estimant que " ceux qui s'y opposent sont des héros ".

" Les Canadiens ont totalement raison d'afficher leur solidarité avec ces gens courageux et de principes ", a dit le réalisateur à propos de la vaste majorité des Canadiens qui appuient les demandes d'asile déposées par les déserteurs américains.

Cinquante objecteurs de conscience américains se débattent actuellement avec la justice canadienne afin de ne pas être renvoyés de l'autre côté de la frontière. Une première Américaine qui avait déserté avait été expulsée aux Etats-Unis il y a deux ans. Dès son arrivée en territoire américain elle avait été condamnée à 15 mois de prison.

Le parlement canadien doit bientôt étudier une motion prévoyant d'octroyer l'asile à n'importe quelle personne qui s'oppose pour " des raisons morales, politiques ou religieuses " à participer à un conflit armé non autorisé par les Nations unies.

14 Septembre 2010 - Festival de Toronto : la star de Buried évoque un tournage très éprouvant

L'acteur canadien Ryan Reynolds a raconté lundi au cours du 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010 qu'il avait été " émotionnellement et physiquement épuisé" par le tournage de Buried, nouveau long-métrage sur l'histoire d'un homme enterré vivant dans une caisse dans le désert irakien.



" Je ne me plaindrai plus jamais sur un tournage, aussi longtemps que je vivrai ", a dit Reynolds (X-men Origins : Wolverine et La Proposition), que le thriller voit rester 90 minutes dans un cercueil alors que son oxygène s'épuise graduellement.

" C'était dur ", a-t-il résumé, évoquant " tout un spectre d'émotions humaines " ressenties par le héros au cours d'une conférence de presse en présence de l'auteur du scénario Chris Sparling et du metteur en scène Rodrigo Cortes.
En tournant la première scène, Reynolds a perdu sa voix. " Cela a donné une étrange tonalité à ma voix et m'a forcé à la garder ensuite pendant 16 jours de tournage ".
" Je me levais le matin, mettais une serviette sur mon visage et hurlais jusqu'à ce que je sois tout rouge et que mes cordes vocales soient déchirées ", a-t-il raconté.

Le dernier jour a été marqué par un moment amusant, quand des infirmiers se sont installés à côté des caméras pour le secourir en cas de besoin, a raconté l'acteur. Dans la scène à tourner, le cercueil du héros allait se remplir de sable, l'étouffant potentiellement.

En fait, il a pu respirer mais, comme il s'exprimait " sur un ton fiévreux ", l'équipe inquiète a arraché à plusieurs reprises le couvercle du cercueil. Du coup, il a fallu reprendre la scène à plusieurs reprises. " C'était drôle ", a dit Reynolds sèchement.

Chris Sparling a expliqué qu'il était parti pour écrire le scénario d'un film minimaliste à budget réduit et avait fini par en produire un de 79 pages.
Les dix-sept jours de tournage ont finalement coûté quelques millions de dollars. Sept cercueils ont été construits pour permettre des prises d'images sous des angles variés.

13 Septembre 2010 - Danny Boyle au secours de Guillaume Canet à Toronto

Le metteur en scène britannique Danny Boyle a volé au secours de son confrère français Guillaume Canet en lui cédant une salle de projection pour qu'il puisse présenter son film dans de bonnes conditions au 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010.



En arrivant samedi dans cette ville pour la première mondiale de son nouveau film, Les Petits Mouchoirs, Canet a découvert que l'appareil de projection dans la salle qui lui était réservée ne pouvait montrer le sous-titrage anglais.

" Pour un festival international, c'était un problème ", a observé l'acteur-réalisateur.

C'est là que Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionaire) est intervenu en proposant de déplacer la projection de son film 127 Heures vers une salle plus petite.

Canet et ses spectateurs ont marché dans les rues de Toronto jusqu'au cinéma retenu pour Boyle, tandis que ceux venus pour voir 127 Heures ont été priés d'attendre pendant une heure et demie l'installation d'un projecteur dans une autre salle, plus petite.

" J'étais déprimé et juste avant que je me suicide on m'a proposé d'aller dans un autre cinéma ", a dit Guillaume Canet, en remerciant publiquement Danny Boyle dimanche.
" Il ne faut pas trop s'énerver pour des choses comme cela ", a commenté le Britannique. Malgré tout, " ce festival est merveilleux ".

Canet (Ne Le Dis à Personne) a réuni plusieurs acteurs de premier plan, dont sa compagne Marion Cotillard (La Môme) et François Cluzet, pour son film qui raconte des histoires d'amitié et d'hormones en folie pendant les vacances à la mer d'une bande de copains.

Quant à DAnny Boyle, il a apporté à Toronto un film retraçant l'histoire vraie d'un randonneur américain, Aron Ralston, qui avait été pris au piège par un rocher ayant écrasé sa main droite dans un canyon désertique de l'Utah.
Pendant six jours, Ralston a tenté de se libérer en utilisant sa main gauche et un système de poulies d'escalade, alors que son esprit dérivait vers des souvenirs et des rêves d'évasion, et qu'il enregistrait son aventure sur une caméra vidéo qu'il avait sur lui.
C'est James Franco (Harvey Milk) qui incarne Ralston, aux côtés d'Amber Tamblyn, Kate Mara et Clemence Poesy.

12 Septembre 2010 - Festival de Toronto : Trust met en garde contre les prédateurs en ligne

La jeune vedette de Trust, le nouveau film de David Schwimmer (Ross de la série Friends) sur les prédateurs sexuels sévissant sur internet, a lancé un appel au 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010 pour que les parents mettent en garde leurs enfants contre les dangers cachés de la toile.



" Le fait de faire ce film m'a vraiment ouvert les yeux... il m'a fait prendre conscience (des risques) et m'a rendue plus prudente ", a dit Liana Liberato, 15 ans, à l'occasion de la première samedi du film.

Elle y joue Annie, une toute jeune fille qui rencontre en ligne un garçon affirmant avoir pratiquement son âge. Mais en fait c'est un quadragénaire qui profitera de la situation pour abuser d'elle.

La jeune actrice a expliqué que les parents devaient trouver le moyen de protéger leurs enfants, sans donner l'impression de s'immiscer lourdement dans leur vie privée. " Il faut trouver un équilibre. Mes parents connaissent mon mot de passe et savent qui sont mes amis en ligne ", a-t-elle confié.
" Il faut donner (aux jeunes) de l'espace privé, mais en même temps garder une bonne relation avec eux et parler (des risques) ", a-t-elle ajouté.

" La meilleure chose que vous puissiez faire face à ce problème est tout simplement d'en parler avec vos enfants ", a expliqué pour sa part David Schwimmer.
Celui qu'il présente dans Trust n'a rien d'un pervers marginal et isolé, a-t-il souligné. " La plupart du temps il s'agit de types moyens faisant partie de la communauté locale, d'enseignants ou moniteurs de nos enfants, de prêtres ou de pédiatres. Parfois, ce sont des membres de la famille ou des amis, des voisins, des hommes mariés et pères de famille eux-mêmes ", a encore dit le réalisateur.

10 Septembre 2010 - Cinéma: une comédie musicale sur le hockey lance le Festival de Toronto

Le 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010 (TIFF) a débuté jeudi soir avec la projection d'une comédie musicale sur le hockey, un choix vertement critiqué par les critiques qui y voient " le pire film " ayant ouvert la grand-messe nord-américaine du 7e art.



Réalisé par le Canadien Michael McGowan, ce long-métrage raconte le parcours d'un adolescent surdoué pour le sport national du Canada et qui, recruté dans une ligue junior, devient le héros de tout son pays.

Dénonçant un film à l'esprit " chauvin dans sa pire acception ", le Globe and Mail, le quotidien canadien de référence, l'a élevé dans son édition de jeudi au statut du " pire film à avoir ouvert " le TIFF.

" Peut-être qu'un habitant de Winnipeg l'aimera, mais certainement pas un Parisien ou un Romain, qui ne savent même pas ce qu'est une Zamboni (une machine qui nettoie la glace des patinoires) et n'a aucune raison de s'en soucier ", tranche le journal.

Pour le magazine Macleans, cette comédie musicale a des dialogues qui " tombent souvent à plat " et un scénario " souvent hors jeu ".

Toutes ces critiques, émises avant même que le film ne soit projeté devant le public torontois, n'émeuvent aucunement son réalisateur.
" Il est connu que les Canadiens sont des gens gentils. Nous ne nous auto-glorifions pas. Et nous n'avons pas exploré notre patriotisme autant que nous pourrions ", a dit à l'AFP Michael McGowan, dont c'est le quatrième film.

Le TIFF, qui se présente comme le second Festival après Cannes et l'un des plus grands marchés internationaux du film, s'achève le 19 septembre et présente cette année 258 longs-métrages et 81 courts-métrages, dont 112 premières mondiales, provenant de 59 pays.

Bien qu'il ne soit doté d'aucune compétition officielle avec jury, - comme c'est le cas à Cannes, Venise et Berlin -, mais seulement d'un Prix du public, le Festival international du film de Toronto constitue une formidable rampe de lancement pour conquérir le public et les critiques américains.

Il constitue ainsi un bon baromètre des prochains succès dans les salles des Etats-Unis et du Canada, mais aussi pour la cérémonie des Oscars.