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Bollywood week au grand rex

Après le succès deux années consécutives du Bollywood Week-end organisé au Trianon, le cinéma indien s'invite au Grand Rex durant une semaine !

Festival du 26 Avril 2006 au 01 Mai 2006

Résumé du festival Bollywood week au grand rex

Après le succès deux années consécutives du Bollywood Week-end organisé au Trianon, le cinéma indien s'invite au Grand Rex durant une semaine !
Jaune safran, bleu indigo ou rose brodé de fil d'or : la salle mythique sera re-décorée aux couleurs chatoyantes de l'Inde, tandis que sur l'écran géant défileront quelques-unes des plus belles pages du Bollywood d'hier et d'aujourd'hui - dont des inédits et des avantpremières. De nombreux acteurs et réalisateurs feront le voyage pour présenter leurs productions au public français, tandis qu'entre les séances, la salle vibrera au son des chanteurs et des danseurs hindis.

Galerie Photos ( 10 photos )

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Bande annonce

Notes de Prod.

Programme3 étoiles

Mercredi 26 avril  
À partir de 19h00
SOIRÉE DE LANCEMENT DE Veer-zaara EN PRÉSENCE DE L’ÉQUIPE DU FILM   (Shah Rukh Khan, Preity Zinta, Rani MUKERJI, Yash Chopra, Sanjeev Kohli)
 
jeudi 27 avril
HOMMAGE AU CINEASTE Yash Chopra 19h00 : MASTERCLASS Yash Chopra (rencontre, débat, extraits de films en présence du réalisateur)  
suivie de la projection de KABHI KABHIE : un de ses plus grands films avec Amitabh Bachchan  

vendredi 28 avril
JOURNEE Ashutosh Gowariker
14h30 : Swades film présenté par Ashutosh Gowariker
19h00 : Masterclass Ashutosh Gowariker (rencontre, débat, extraits de films en présence du réalisateur)  
suivie de la projection de : Lagaan, son premier grand succès  
 
samedi 29 avril : de 10h00 à 2h00 du matin
10h00 : Kuch Kuch Hota Hai
14h00 : La Famille Indienne
 À partir de 18h00 : Danses, chants, animations, karaokés géants, montages inédits
20h00 : DILWALE DULHANIA LE JAYENGE : Le film culte du couple mythique  Shah Rukh Khan / Kajol
00h00 : « Un autre Bollywood » : Fantomes Bhoot  

dimanche 30 avril : de 10h00 à 2h00 du matin
10h00 : New York Masala
14h00 : Dil To Pagal Hai
À partir de 18h00 : Danses, chants, animations, karaokés géants, montages inédits
20h00 : Mohabbatein
00h00 : « Un autre Bollywood » : Dhoom

Lundi 1er mai : de 10h00 à 23h00
10h00 : SHOLAY
14h30 : Kabhi Kabhie
À partir de 18h00 : Danses, chants, animations, karaokés géants, montages inédits 
20h30 : Clôture du festival Avant-Première de Black

Veer Zaara : Rencontre avec l'équipe à l'occasion du Bollywood Week2 étoiles

C’est dans l’euphorie la plus totale qu’a eu lieu la conférence de presse de l’équipe de Veer Zaara dans la foulée de la présentation de leur film au Grand Rex, mercredi 26 avril au soir. Alors que le public découvrait émerveillé le film, le Rex Club s’était transformé en véritable caverne d’Ali Baba avec comme joyaux les reines Preity Zinta et Rani Mukerji et surtout le Roi de Bollywood Shah Rukh Khan. Le tout sous la tutelle du réalisateur Yash Chopra.

Comment expliquez vous le triomphe de Bollywood en France ?
Shah Rukh Khan :“Parce que je vous aime... Rires... Plus sérieusement, notre culture donne de l’espoir. Je suppose que dans un monde devenu aussi mécanique où on a juste à appuyer sur un bouton pour avoir de l’argent, pour avoir une voiture ou pour faire l’amour... Rires, les valeurs que véhiculent le cinéma indien sont pleines d’espoir (...) Depuis quelques années les portes s’ouvrent pour notre cinéma et j’en suis extrêmement touché. Je sais qu’il y a un problème ici avec notre cinéma, beaucoup de gens disent que les films sont bien trop longs. »
Yash Chopra : « Emotion, Musique et love story... On croit aux histoires d’amour, c’est tout. »

Shah Rukh Khan, je sais que vous devez avoir environ 40 ans mais vous ne les faites vraiment pas. Comment faîtes vous ?
S.R.K : « Merci. En fait, j’ai quand même assez mal aux genoux. Peut-être que si je reste jeune c’est parce que je joue dans des histoires d’amours et que je dois soulever constemment des jolies filles et danser. »

Il y a une autre star sur Paris ce soir, c’est Tom Cruise, quelle est la différence entre Shah Rukh Khan et lui ?
PREYTY ZINTA : «C’est simple. Il y a d’un coté un Tom, un Brad etc..., et de l’autre il n’y a qu’un seul Shah Ruhk Khan. »
S.R.K : « La réponse est simple. Il a l’air d’avoir 40 ans et pas moi. (rires) »

Comment définiriez vous BOLLYWOOD ?
S.R.K : « J’ai toujours trouvé que Bollywood était un nom vraiment étrange. Il n’y a pas de différences entre les différentes formes de cinéma qu’il soit indien, français, anglais ou chinois. Mais le cinéma indien repose totalement sur des émotions vraies. Nous n’avons pas besoin de vaisseaux spaciaux pour vous faire rêver. Juste une bonne love story qui véhicule un certain nombre de valeur.
La différence c’est que nous avons beaucoup de fantaisie. On fait des histoires d’amour, le but c’est juste de se marier. »

Comment devenir une star de Bollywood ?
Y.C : C’est une profession qui a beaucoup de glamour mais ça ne suffit pas. Il faut lutter tout le temps et travailler.
Rani : Vous devez aimer le glamour et y croire.
Preyty Zinta : Il faut beaucoup d’éducation et aimer le cinéma. Et si vous voulez devenir une trés grande star, il faut faire un film avec Shah Rukh Khan.

Je sais que le roi de Bollywood c’est Shah Rukh Khan mais entre les deux femmes qui est la reine ?
PREYTY ZINTA : Rani veut dire reine...
RANI : Nous sommes dans le pays des rois et des reines
S.R.K : Lundi Mardi Mercredi c’est Preyty et jeudi Vendredi, Samedi c’est Rani.

Il y a beaucoup de blagues entre Pakistanais et Indiens dans Swades ? Pouvez vous nous en parler ?
S.R.K : Les plaisanteries permettent de dire beaucoup de choses comme « Voulez vous coucher avec moi ? »... Rires
Mais c’est de la camaraderie, on se moque de notre communauté pour montrer que le cinéma permet de passer outre les religions, les castes, les pays...

Allez vous revenir ?
S.R.K : On va revenir l’année prochaine avec un trés grand show. Maintenant on sait qu’il y a ici tellement de gens qui nous aiment. On ira même le faire sous la Tour Eiffel... (Rires)

Propos recueillis par Matthieu Perrin & Samya Yakoubaly (Paris, avril 2006)

Paris au rythme dansant de Bollywood : Une semaine complètement masala !1 étoile

De mémoire de journalistes ayant arborés, pendant des années et des années, les festivals de Cannes et de Deauville, on n’avait jamais vu ça ! Sur les Grands Boulevards parisiens, plus de trois milles personnes bloquaient la circulation, assises sur des voitures. Chaque car, chaque bus provoquait un mouvement de foule, une émeute. Il parait que Tom Cruise doit normalement être en ville mais c’est à la Défense...
Des indiennes plus belles les unes que les autres attendent la venue de l’équipe de Veer-zaara (qui se déplace dans un bus violet) et surtout du légendaire Shah Rukh Khan considéré comme un dieu vivant à Bollywood, des déesses Preity Zinta et Rani Mukerji ainsi que du réalisateur Yash Chopra.
Pendant plus de trois heures la foule criait à tue-tête : Shah Rukh Khan ! Quand un bus violet s’est arrêté, tout le monde a compris que c’était eux. A ce moment là, les cris ont dépassé les limites de l’audiométrie. N’en déplaise à Tom Cruise, c’est sans doute le record de cri féminin de bonheur ! Ces cris ont salué comme des dieux, la venue pour la première fois à Paris des stars indiennes Preity Zinta, Rani Mukerji, Shah Rukh Khan et Yash Chopra.

Sesame ouvre toi

Quand les portes du grand Rex se sont ouvertes, tous les spectateurs ont été émerveillés de voir le hall transformé en royaume de Maharadjahs. Des tapis, des statuts d’éléphants, des traiteurs proposant des trésors gastronomiques, des femmes en sari, des lumières, des colliers de fleurs etc.
Dans la salle, on n’avait jamais vu autant de personne debout et assises en bas, en haut, sur les gradins. On n’avait jamais vu autant de mains en l’air, autant d’appareils photo prêts à prendre l’arrivée des célébrités indiennes. En fait, nous n’avions jamais vu autant d’amour dans l’une des plus grandes salles de cinéma d’Europe ! Le fameux spectacle la féerie des eaux se mettait à danser à l’indienne sur une musique bollywoodienne mettant les spectateurs en condition.
Devant une foule en délire qui crie « Shah Rukh, Shah Rukh », des milliers de portable qui ressemblaient à autant de cierges allumés, nous étions bel et bien transportés au pays des milles et une nuit. Nous n’étions plus au Grand Rex mais dans la plus belle salle de cinéma de Bombay.

Les feux indiens de la rampe

Le compositeur de Veer Zaarha Sanjeev Kohli a été le premier à monter sur scène dans un tonnerre d’applaudissements. Rani Mukerji est ensuite arrivée avec une grâce et une beauté sans pareil, remerciant le public et en français s’il vous plaît ! Preity Zinta cria un « Je t’adore Paris » que nous sommes pas prêt d’oublier et souligna l’aspect divertissant mais aussi l’aspect social du film. Mais un grondement restait constamment présent. Des Shah Rukh Khan à droite à gauche même pendant l’arrivée de Yash Chopra et de sa femme. L’arrivée de Shah Rukh Khan a sans doute été l’une des plus belles arrivées de star dans une salle de cinéma. Le bellâtre indien à la chevelure impeccable a déchaîné les passions. Tout habillé de noir, il salua humblement la foule pendant plusieurs minutes. « De toute ma vie je n’ai jamais eu autant d’amour que ce soir ». Un silence religieux a empli la salle lorsque la femme de Yash Chopra s’est mise à chanter une chanson de Veer Zaara.
Alors que les spectateurs chantaient pendant la projection, l’équipe du film donnait au Rex Club une conférence de presse. Les plus chanceux ont terminé après le film au Man Ray où avait lieu une fête bollywoodienne avec danseurs et surtout le passage de Shah Rukh Khan et des deux actrices du film suscitant la dixième émeute de la journée. Cette soirée de lancement a donné le ton qui n’a plus jamais baissé.

Une semaine chargée en festivités

Le Jeudi 27 Avril, le cinéaste Yash Chopra donnait une masterclass avec débats et extraits de films. Le cinéaste a affirmé sa volonté de continuer à faire des films en Inde où il y a d’excellents techniciens. « oui Bollywood, non Hollywood ! » c’est ce qui ressortira de cette leçon de cinéma. Kabhi Kabhie, l’un de ses plus grands films datant de 1976 était projeté aux alentours de 20H00. Ce mélodrame met en scène l’immense Amitabh Bachchan dans une belle et flamboyante histoire d’amour.

Le Vendredi 28 Avril, les spectateurs eurent une grosse déception, le cinéaste Ashutosh Gowariker à qui la journée était consacrée n’a pu venir pour cause de maladie. Il devait présenter le très beau Swades. Après avoir été nominé aux Oscars pour Lagaan, le cinéaste indien continuait dans la veine sociale en racontant l’histoire d’un non returning Indian, c’est-à-dire un Indien parti faire carrière aux États-Unis. Associant une réalisation soignée, un scénario intelligent et un casting parfait, il nous transporte dans l’Inde des villages avec une réelle poésie et humanité. Il n’a donc pas pu se joindre au festival et a animé la masterclass avant la projection du splendide Lagaan via des enregistrements.

Samedi, dimanche et lundi ont permis de découvrir ou de redécouvrir des films de Bollywood dans les conditions idéales, sur un grand écran et avec une foule qui se met à danser et à chanter à chaque chanson comme pour la projection de La Famille Indienne, New York Masala, Mohabbatein la version Bollywood du Cercle Des Poètes Disparus, le mythique western indien Sholay. Les plus courageux étaient même présents au Grand Rex de 10h00 à 3h00 du matin et découvraient vers minuit, « un autre Bollywood » (comprenez par là des films plus courts) avec le film d’horreur et de fantômes Bhoot ou encore Dhoom, remake bollywood de Fast And Furious.
Quel bonheur de pouvoir voir ces films dans des salles combles avec des spectateurs plus que réceptifs, où des karaokés, des chants et des danses venaient célébrer entre les séances, la vitalité du cinéma populaire indien.

La clotûre

Évidemment tout à une fin et c’est dans un esprit de fête que s’est clôturé le festival ; la plupart des spectateurs sont montés sur scène en dansant et chantant ! Le dernier film était Black (bientôt à l’affiche) défini comme un « court métrage » selon Esteban le présentateur des journées Bollywood (le film en effet ne dure que deux heures !). Un film magnifique même sans danses et sans chansons ce qui aurait été sans doute difficile à inclure puisqu’il nous raconte l’histoire d’une femme aveugle et sourde. Drame sobre et classique, Black nous offre des prestations remarquables, Rani Mukerji et Amitabh Bachchan bouleversants (et méconnaissables) en anti-héros. Nous sommes loin des fastes de Bollywood mais la puissance émotionnelle est toujours là.

Pour sa troisième édition, le Bollywood week a fait vraiment mouche. Rarement on aura vu le Grand Rex aussi fréquenté pendant 6 jours. Ce festival nous a démontré que le cinéma indien est plus que vivant et que, tout comme le cinéma asiatique, il s’apprête à déferler sur nos écrans. On a aussi enfin compris pourquoi les films de Bollywood étaient aussi longs (3h et demie heures en moyenne). Nous, spectateurs occidentaux sommes habitués à partager égoïstement notre cinéma, à rester immobile pendant un film du début à la fin ; le spectateur de Bollywood célèbre le film durant sa projection en chantant et en dansant. Quant à l’aspect kitsch qui revient continuellement dans les articles sur ce cinéma, il s’agit plus d’une authenticité et d’une générosité (que le cinéma occidental n’a pas), une autre conception du cinéma compréhensible uniquement quand on en fait l’expérience en salle. C’est toute cet esprit festif qu’a réussi à célébrer toute l’équipe de Carlotta film et de Bodega. Il ne reste plus qu’une seule chose à faire : partir en Inde en attendant le Bollywood week 2007.

Matthieu Perrin et Samya Yakoubaly (Paris, avril 2006)

Les plus grandes stars indiennes pour la première fois à Paris !

Dix-huit heures, devant le Grand Rex. Une foule en délire attend et s’impatiente. Pour qui ? Tom Cruise ? Non, les stars attendues ne viennent pas d’Outre-Atlantique mais d’Asie. La cérémonie d’ouverture de la Bollywood Week a rassemblé des milliers de fans venus voir, pour la première fois à Paris, les stars indiennes Preity Zinta, Rani Mukerji et Shah Rukh Khan. Commeaucinema.com ne pouvait pas rater ce grand événement !

Une soirée d’inauguration pleine d’étoiles et de musique

Les comédiens, ainsi que le réalisateur Yash Chopra étaient venus présenter Veer-zaara, très long métrage choisi pour ouvrir cette semaine indienne. Après la féérie des eaux, toute l’équipe est venue sur scène saluer la France et les Français. Un grand moment de joie mais aussi d’hystérie : le public a fait preuve d’un enthousiasme débordant qui a atteint son sommet quand Shah Rukh Khan, l’idole de Bollywood, est arrivé. L’alliance de la grâce et de la beauté de Preity Zinta et Rani Mukerji avec le charisme et l’humour de Shah Rukh Khan ont fait mouche. La femme de Yash Chopra a également chanté de sa belle voix un air du film et donnait l’eau à la bouche quant à la projection. Durant le film, les spectateurs ne manquaient pas d’applaudir les moments intenses et les danses sublimes ou de siffler les charmes des comédiens. Le Grand Rex s’était transporté, le temps d’un film, à Bombay.

Shah Rukh Khan a de quoi rendre jaloux les plus grandes vedettes américaines

Shah Rukh Khan a été la star – une habitude pour lui – de la conférence de presse où il répondait avec plaisir et humour. Il aime le cinéma, son public et son pays mais désormais : il aime la France. On peut parier qu’un accueil aussi chaleureux fera renouveler aux comédiens l’expérience, épuisante certes, mais tellement magique !

Les heures d’attente, les cris, les agitations de ceux qui avaient pu obtenir des places et les autres
malchanceux n’ont pas gâché le plaisir de voir venir les plus grandes icônes du cinéma indien à Paris. Alors que le phénomène Bollywood semblait prendre de plus en plus d’ampleur dans l’Hexagone, cette soirée a définitivement montré à quel point le public français craque pour ce cinéma plein de couleurs, de musique, de danse et de sentiments.

Matthieu Perrin et Samya Yakoubaly (Paris, avril 2006)