Festival Filmer le travail 2012

Festival Filmer le travail 2012

Filmer le travail est un festival en prise avec la réalité sociale, se consacrant entièrement aux questions liées au monde du travail à travers le cinéma et l’audiovisuel.

(France)
Festival du 03 Février 2012 au 12 Février 2012

Résumé du festival Festival Filmer le travail 2012

Filmer le travail est un festival en prise avec la réalité sociale, se consacrant entièrement aux questions liées au monde du travail à travers le cinéma et l’audiovisuel.

Du documentaire à la fiction, du film scientifique à l’animation, les images symboliques ou réalistes du travail sont de plus en plus présentes dans tous les genres du cinéma et de l’audiovisuel. Les frontières entre ces genres sont elles-mêmes de plus en plus floues et permettent de renouveler les images témoignant des rapports sociaux, professionnels et des réalités contemporaines du monde du travail. Monde ouvrier, univers du tertiaire, précarité et chômage, mondialisation, nouvelles solidarités, nouvelles alternatives, violence et souffrance, redéfinition même de la notion de travail, sont autant de problématiques mises en lumière par l’image animée aujourd’hui, en France et dans le monde. Plus que jamais, le cinéma et les créateurs d’images s’intéressent au travail et ouvrent ainsi une fenêtre de réflexion sur notre société.

Cette année encore, le festival Filmer le travail constituera un espace de rencontre et de questionnement privilégié entre le cinéma, l’image fixe et animée en général, et les réalités du monde du travail. Réalisateurs, chercheurs, acteurs du monde du travail seront là pour échanger avec le public. La programmation à la fois riche et exigeante fait du festival un évènement culturel de qualité. Il constitue un espace d’expression et de débat intéressant aussi bien les professionnels (chercheurs, experts, réalisateurs, syndicalistes) que des citoyens curieux de s’informer, de découvrir, d’échanger et de participer à la vie culturelle.
Les cinéphiles, les spécialistes du monde du travail, les étudiants et surtout beaucoup de jeunes actifs semblent s’y retrouver et composent une part importante du public. Filmer le travail propose des films de fictions, des documentaires, des films d’animation, des expositions, des conférences, de nombreux débats, des journées d’études. Le festival s’ouvre aussi vers d’autres formes de création liées au travail : photographie, bande dessinée, théâtre, arts numériques, littérature... Le succès public et médiatique constaté lors des éditions précédentes devraient rapidement faire de “Filmer le travail” un festival reconnu et estimé au niveau national et international.

L’équipe du festival « Filmer le travail » vous invite à venir échanger, partager, pour le plaisir, la découverte, le débat citoyen !

Le Palmarès

Le documentaire Les Conti, Gonflés à Bloc, retraçant le combat des ouvriers de Continental à Clairoix (Oise) après l'annonce de la fermeture de leur usine en 2009, a reçu le Grand prix du festival "Filmer le travail", à Poitiers, ont annoncé dimanche les organisateurs.
Dix-sept films récents, essentiellement documentaires, étaient en lice pour recevoir ce prix d'une valeur de 3.000 euros, dans le cadre de la troisième édition de ce festival qui a réuni pendant près de dix jours réalisateurs, chercheurs et professionnels du monde du travail.

Filmé caméra au poing et sans commentaires, le documentaire de Philippe Clatot suit au jour le jour pendant plusieurs mois l'âpre lutte sociale des "Conti", depuis l'annonce brutale de la fermeture du site jusqu'à leur victoire amère avec l'obtention d'indemnités de départ extra-légales.

Le film Entrée Du Personnel, de Manuela Fresil, consacré aux ouvriers des grands abattoirs industriels français, a reçu le prix spécial du public d'une valeur de 1.500 euros.

La Gueule De L'Emploi, de Didier Cros, qui avait marqué les esprits lors de son récent passage à la télévision, par la cruauté du monde du recrutement qu'il donnait à voir, a reçu de son côté une mention spéciale.

Dans la compétition "Filme ton travail!", opposant huit courts-métrages amateurs, "Mon train-train sur fond rouge", de Ji Qiaowei et Chen Wenwen, qui expose le quotidien de la censure dans une chaîne de télévision locale en Chine, a été distingué par le jury professionnel.

"Rien à foutre", de Nina Faure, dans lequel une jeune intérimaire experte en code du travail fait preuve d'une effronterie rafraîchissante, a reçu de son côté le prix du public, tandis qu'"Entre nous", de Hervé Drézen, sur le quotidien de marins pêcheurs, a reçu une mention spéciale.

Le prix "restitution du travail contemporain" (1.500 euros) a été décerné à Scuola Media, de Marco Santarelli, qui évoque le quotidien d'un collège dans une ville industrielle en crise du sud de l'Italie.

Enfin, Le Jardin Des Merveilles, de Anush Hamzehian, sur des détenues qui cultivent un potager en Italie, a reçu le prix "de la valorisation de la recherche" (1.500 euros).

Le festival "Filmer le travail" était organisé par l'association du même nom, à l'initiative notamment de l'Université de Poitiers et de l'Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail (Aract).

Il s'est accompagné d'expositions, tables-rondes et débats sur le travail, avec un accent mis lors de cette édition sur le travail au féminin.