Panorama du cinéma mexicain
Le festival proposera de découvrir la vitalité et l’inventivité du cinéma mexicain à travers un large panorama d’une
quarantaine de films. Il comprendra aussi bien des œuvres de patrimoine (tels que certains mélos célèbres des années 50), des fictions, des documentaires éclairant les différentes facettes de ce vaste pays, et des courts métrages d’animation.
Au-delà des films reconnus d’Alejandro González Iñárritu et Carlos Reygadas, le Mexique est un vivier de jeunes réalisateurs talentueux, qui proposent un cinéma audacieux et novateur, tels que Nicolás Pereda (
Perpetuum Mobile, 2009), Rubén Imaz Castro (
Familia Tortuga présenté au Festival Paris Cinéma en 2006), Amat Escalante (
Sangre, 2005), Enrique Rivero (
Parque Via, 2008) ou encore Fernando Eimbcke (
Mexican Kids, 2004 et
Lake Tahoe, présenté durant le festival en 2008).
USA/Mexico : Aux frontières du western
Le festival vous propose
une quinzaine de films américains, œuvre majeures du western ou films plus récents qui jouent avec les conventions du genre, et qui mettent en scène ce pays proche et fantasmé, le Mexique. Une quinzaine de films qui retrace également une certaine histoire du cinéma américain, du
Le Signe De Zorro de Rouben Mamoulian (1940) à
No Country For Old Men de Joel et Ethan Coen (2008), revisitant un genre, le western, et se jouant des frontières.
Focus : Gabino Rodriguez
Egérie du cinéma mexicain, Gabino Rodríguez a joué dans une trentaine de courts et de longs métrages. Présent dans les films de Nicolás Pereda, de Rubén Imaz Castro, il irrigue de son énergie les films de ces jeunes réalisateurs comme de plus confirmés - Maria Novaro, Paul Leduc. Exigeant dans ses choix, engagé dans ses interprétations, il est également acteur et metteur en scène de théâtre.
Focus : Nicolas Echevarria
Nicolás Echevarría explore dans les années 70 -80 des contrées reculées du Mexique : il vit avec des tribus méconnues, tente de déchiffrer leur langue et de pénétrer leur croyance. Il les suit dans la cueillette du peyotl, champignon hallucinogène, capte la parole chamanique et filme des rites syncrétiques. Ses documentaires, témoignages précieux et fascinants, le conduisent à porter à l’écran en 1991 le voyage épique d’un conquistador espagnol devenu chaman, Álvar Núñez dit Cabeza de vaca.
Focus: Nicolas Pereda
En 6 films, Nicolás Pereda a affirmé un cinéma atypique, affranchi des conventions narratives. S’entourant la plupart du temps des mêmes collaborateurs, affirmant l’étroite complicité qui le lie au comédien Gabino Rodriguez, il dépeint avec justesse et sensibilité les errances et le désœuvrement de la jeunesse et tisse au fur et à mesure les fils d’une œuvre profondément humaine, et assurément prometteuse.
De retour dans l’hacienda de son enfance, Marta va de surprises en surprises. Ladite hacienda est en ruines, l’une de ses tantes est décédée et la seconde, qui n’a pas pris une ride depuis des années, lui présente le mystérieux comte Duval... Ce film fantastique, à l’atmosphère gothique et sulfureuse, est porté par un personnage de vampire moderne et élégant joué par l’un des acteurs fétiches des films d’épouvante mexicains : le charismatique Germán Robles.