Colloque James Bond

Colloque James Bond

Créé par un bibliophile, James Bond, dès sa création littéraire, est devenu un mythe qui s'est perpétué jusqu'à aujourd'hui. Ce qui en fait la plus longue série de l'histoire du cinéma. Un tel phénomène culturel méritait une approche scientifique. Venus de France, de Grande-Bretagne des Etats-Unis et de Suisse des universitaires vont tenter de comprendre l'histoire de cette saga populaire par ses origines, son contexte, son identité et à travers toutes les formes qu'elle adopte : littéraire et cinématographique bien entendu, mais aussi celle de la bande dessinée et du multimédia.

(France)
Festival du 16 Janvier 2007 au 18 Janvier 2007

Résumé du festival Colloque James Bond

Créé par un bibliophile, James Bond, dès sa création littéraire, est devenu un mythe qui s'est perpétué jusqu'à aujourd'hui. Ce qui en fait la plus longue série de l'histoire du cinéma. Un tel phénomène culturel méritait une approche scientifique. Venus de France, de Grande-Bretagne des Etats-Unis et de Suisse des universitaires vont tenter de comprendre l'histoire de cette saga populaire par ses origines, son contexte, son identité et à travers toutes les formes qu'elle adopte : littéraire et cinématographique bien entendu, mais aussi celle de la bande dessinée et du multimédia.

Programme du colloque

Mardi 16 janvier 2007 : Ian Fleming, créateur d'un mythe populaire

9h30 : Ouverture du colloque par Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France

Matin : Ian Fleming, créateur d'un mythe populaire
Présidente : Diana Cooper-Richet, UVSQ

L'archéologie du roman d'espionnage, Fleming et sa bibliothèque
Par Claude Aziza, Université Paris 3

James Bond, forme(s) populaire(s)
Par Loïc Artiaga, Université de Limoges

James Bond : le mythe de la réaction vitale
Par Vincent Chenille, BnF

10h45: Discussion

Ian Fleming: espion et bibliophile
Par William R. Cagle, The Lilly Library, Indiana University

James Bond après Ian Fleming
Par Pierre Rodiac, archives 007

The Man with the Golden Girl: the Bondless Universe of James
Par Michel Baumgartner, University of British Columbia, Vancouver

12h10-12h30 : Discussion

Après-midi : Des livres aux films
Président : Francis VANOYE, Université Paris X

Le monde ne suffit pas. L'univers en tension des romans de James Bond
Par Matthieu Letourneux, Université Paris X

Casino Royale
Par Vincent Bouhours, documentaliste

Métamorphoses et permanences de la personnalité bondienne, de Casino Royale à Casino Royale - A la recherche d'un héros populaire
Par Charles Girard, Université Paris IV

15h : Discussion

Albert « Cubby » Broccoli et Harry Sltzman : des producteurs à l'image de leur héros, traditionnalistes et modernes, donc forcément atypiques
Par Henri Larski, Université de Metz

Une beauté de circonstance, James Bond, le cinéma d'action et l'esthétique pop
Par Olivier Maillart, Université Paris X

Cherchez la star : James Bond, interprètes et interprétations
Par François-Xavier Molia, Université Paris X

16h30 - 17h : Discussion

Mercredi 17 janvier 2007: L'œuvre dans son contexte

Matin : Les avatars
Président : Gilles DELAVAUD, Université Paris VIII

Lectures subversives de l'univers bondien dans le cinéma comique grec des années 1960
Par Stéphane Sawas, INALCO

L'armée intérieure. Espions et agents secrets à la télévision américaine de The Man from U.N.C.L.E à Alias
Par Martin Winckler, écrivain

Arnold Schwarzenegger, Jean-Paul Belmondo : dont'call me James. Un classique populaire au service des stars
Par Raphaëlle Moine, Université Paris X

10h30-11h : Discussion

James Bond et la bande dessinée
Par Laurence Grove, University of Glasgow

« My name is Bond. Games Bond » Synergie intermédiatique entre cinéma et jeu vidéo
Par Alexis Blanchet, Université Paris X

11h40-12h10 : Discussion

Après-midi : Les aspects économiques et géopolitiques de la saga
Président : Laurent CRETON, Université Paris III

James Bond, du roman populiste au film populaire : l'angoisse de la conspiration et du sur-pouvoir capitalistes
Par Hubert Bonin, Université Bordeaux IV

James Bond 003,6 (milliards)
Par Joël Augros,Université Paris X

James Bond, saga populaire : questions d'économie du cinéma
Par Frédéric Gimello-Mesplomb, Université de Metz

La Suisse comme place financière dans la série cinématographique des James Bond
Par Sébastien Guex et Gianni Haver, Université de Lausanne

15h20-15h40 : Discussion

« From Russia with love ». Contextes politiques et mises en scène idéologiques en aventures cinématographiques
Par Floreal Jimenez, EHESS

Stirred not Shaken : the Geopolitics of James Bond
Par Klaus Dodds, University of London Egham Surrey

James Bond, une « relique de la guerre froide »?
Par Pierre Fabry, revue Le Bond

Bond or Play : Cold War Games, Gambling, and Game Theory
Par Jennifer E Steenshorne, Columbia University, New York

17h-17h30 Discussion

Projection
18h : Bons baisers de Russie de Terence Young 1963, durée 1h50

Jeudi 18 janvier 2007, CEEA : L’univers Bondien et sa réception

Matin : L'Univers Bondien

9h30-9h50 : James Bond : une virilité fantasmée et rassurante, Alain Brassart, Université de Lille III.

10h30-11h : Discussion et pause

11h00-11h20 : Double zéro sept, un héros qui s'adapte : doublage et adaptation de la série de films, François Justamand, La Gazette du doublage.

11h40-12h00 : Le mythe du smoking, Arnaud de Vallouit, Université du Sud-Toulon.

12h00-12h30 : Discussion

Après-midi : Perception et reception de l'oeuvre

14h00-14h20 : « A la merci d’un courant violent ». Les modes de la violence dans les films de la saga James Bond, Fabien Boully, Université Paris X.

14h20-14h40 : La mort au petit déjeuner. A la table d’un agent secret, Claire Dixsaut, CEEA, Paris.

14h40-15h00 : La saga James Bond : des génériques audiovisuels populaires, Alexandre Tylski, Université de Toulouse II.

15h00-15h30 : Discussion et pause

15h30-15h50 : Emploi et incorporation du rôle de James Bond. La culture du spectateur et la « formule personne-rôle » au cinéma, Jean-Marc Levaretto et Fabrice Montebello, Université de Metz.

15h50-16h10 : James Bond : un héros pour toutes les générations?, Françoise Hache-Bissette, Université Paris V et CHCSC.

16h10-16h30 : Savoir vivre et permis de tuer. Eléments d’analyse sociologique des deux corps de James Bond au cinéma, Emmanuel Ethis, Université d'Avignon.

16h30-17h00 : Discussion

17h00 – 17h30 : Conclusion du colloque

Notes

Colloque organisé par la Bibliothèque nationale de France (BNF), le Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle (CEEA), le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et l’EA 3458 « Représentation. Recherches théâtrales et cinématographiques » de l’université de Paris 10-Nanterre.

Ian Fleming

Ian Lancaster Fleming, le créateur littéraire de James Bond, est né en 1908 : champion d’athlétisme, journaliste, banquier, agent de change, agent secret pendant la seconde guerre mondiale, éditeur ; ce n’est qu’en 1952 qu’il inventa son héros “James Bond”, lui consacrant 14 recueils. Si l’auteur est décédé en 1964, à l’âge de 56 ans, son personnage lui survit aujourd’hui dans l’édition avec de “Nouvelles aventures de James Bond” écrites successivement par Kingsley Amis, John Gardner et Raymond Benson, mais surtout sur grand écran avec 21 films. En 1965, au moment où le cinéma en fit un phénomène de société, paraissait en Italie le livre pionnier Il caso Bond, sous la direction d'Oreste del Buono et Umberto Eco, (Milan, Bompiani, coll. “cose d'oggi”, 37). Dans cet ouvrage, Umberto Eco décryptait les structures narratives des romans de Fleming. En 1980, au Danemark, Gérard Lehman montra la filiation de James Bond avec la littérature héroïque antique et médiévale (James Bond : héros mythique, Presses Universitaires d’Odense). Depuis, en dépit de quelques études principalement anglo-saxonnes, le James Bond littéraire ne semble pas avoir reçu une attention scientifique à sa mesure. Quant au James Bond cinématographique, bien qu’il constitue depuis 43 ans la plus longue série en continu de toute l’histoire du 7e art, et qu’il ait survécu à la fin de la guerre froide, il ne représente pas vraiment, en France du moins, un objet d’étude légitime. Pourtant, de 1962 – date de sortie de Dr No – à Casino Royale en 2006, on peut émettre l’hypothèse que ces films (et avant eux les romans) sont d’excellents témoins de l’histoire culturelle de nos sociétés et de leurs évolutions et qu’ils possèdent une singularité esthétique qui mérite d’être réévaluée. Si James Bond appartient à l’histoire contemporaine et aux formes populaires qu’elle a engendrées, une part de cette histoire en retour lui appartient.