Pas de quoi sabrer !
Un film de Yoji Yamada, avec Hiroyuki Sanada, Rie Miyazawa, Tetsuro Tamba, Min Tanaka
Titre original : TASOGARE SEIBEI (Japon)Genre : Drame, Historique - Duree : 2H05 mnDistributeur : CTV International - Editeur DVD : CTV InternationalSortie à la Vente en DVD le 23 Novembre 2006Sortie en salles le 10 Mai 2006
Résumé
A l’époque du déclin du samouraïs, à l’aube de l’ère Meiji, Seibei Iguchi est un samouraï de basse caste. Devenu veuf, il doit s’occuper seul de ses deux filettes, de sa mère malade, après de lourdes de travail comme gestionnaire d’entrepôt. Comme il rentre toujours tôt, ses amis et voisins le surnomment « Seibei le crépuscule » (« Tasogare Seibei »). Ils lui conseillent de se remarier, mais comme il est pauvre, il devra se contenter de n’importe quelle femme.
C’est alors que réapparaît la belle Tomoe, son amour de jeunesse, qui a divorcé d’un mari brutal. Un soir qu’ils sont ensemble, l’ex-mari, en état d’ivresse, les surprend, et provoque Seibei en duel : ce dernier arrive à la vaincre avec une simple épée de bois, en usant de techniques enseignées par un vieux maître.
La rumeur de sa victoire se répand, et son clan le désigne alors pour mater un samouraï rebelle très dangereux. Malgré son profond dédain pour la violence, il est contraint d’accepter, afin de ne pas être exclu de ce clan. Pourtant, avant de se battre contre le rebelle, Seibei parvient à engager le dialogue avec lui, et découvre qu’ils sont bien des points communs, en tant que vassaux asservis par le système des clans.
Le duel final dans l’ombre n’est donc que l’expression violente d’un désespoir commun.
C’est alors que réapparaît la belle Tomoe, son amour de jeunesse, qui a divorcé d’un mari brutal. Un soir qu’ils sont ensemble, l’ex-mari, en état d’ivresse, les surprend, et provoque Seibei en duel : ce dernier arrive à la vaincre avec une simple épée de bois, en usant de techniques enseignées par un vieux maître.
La rumeur de sa victoire se répand, et son clan le désigne alors pour mater un samouraï rebelle très dangereux. Malgré son profond dédain pour la violence, il est contraint d’accepter, afin de ne pas être exclu de ce clan. Pourtant, avant de se battre contre le rebelle, Seibei parvient à engager le dialogue avec lui, et découvre qu’ils sont bien des points communs, en tant que vassaux asservis par le système des clans.
Le duel final dans l’ombre n’est donc que l’expression violente d’un désespoir commun.
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Notre critique
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Comme Au Cinema
Ne cachons pas plus longtemps notre déception pour ce film, attendu dans la suite (bien que le tournage fût antérieur) de La Servante Et Le Samouraï, belle saga d'époque, qui nous avait ravis par sa beauté éclatante, son émotion discrète, son classicisme élégant, et surtout sa rupture avec le genre traditionnel du film de sabre, dans lequel Yoji Yamada avec su, avec force d'âme, introduire du sentiment. Dans ce premier opus, on est confronté à un personnage similaire, samouraï déprimé qui a raccroché l'épée pour s'occuper de sa vieille mère malade. L'histoire aussi est sensiblement proche : un duel à mort commandité pour une affaire d'honneur, et une idylle amoureuse avec une amie d'enfance mal mariée...
De nouveau, notre valeureux samouraï est un anti-héros taciturne, que ses pairs surnomment "Crépuscule" par raillerie. Malheureusement, cette fois, le scénario n'est pas captivant. Un quotidien terne, une action qui tarde à venir, un temps qui s'éternise. La mise en scène est maladroite, inachevée. L'image manque de lumière. Et le soleil rougeoyant laissé espérer par le titre reste éclipsé par le gris. Si crépuscule il y a, alors c'est une tombée de nuit morne et fade. Non seulement l'esthétique et l'humour sont absents de ce premier volet de la trilogie, mais la dramaturgie sibylline tient mal la durée. Disons-le franchement : le bâillement nous guette !
Si Yoji Yamada a raté ce coup d'essai, la suite est, elle, plus engageante (pourquoi les épisodes ne sont-ils pas sortis dans l'ordre chronologique ??). Attendons donc le troisième acte : L'âme Du Samouraï, actuellement en cours de réalisation.
Laurence BergerLaurence Berger
Pas de quoi sabrer !
Les avis sur ce film
Entretien avec le réalisateur
Pourquoi avez vous décidé de tourner un film de samouraïs, après 40 ans de comédies et de drames ?
Tout d’abord parce que j’aimais les œuvres de l’écrivain Shuhei Fujisawa, qui a écrit plusieurs fictions sur les samouraïs et les gens du peuple. J’ai donc pensé à faire un film à partir de trois de ses nouvelles, il y a environ quatre ou cinq ans. Ensuite, j’avais déjà vu de nombreux films d’époque durant les dernières années, mais je gardais un sentiment d’insatisfaction. Ils comportaient des erreurs et ne montraient pas comment vivaient vraiment les samouraïs. Akira Kurosawa m’a dit un jour que cela le gênait aussi, depuis très longtemps. (…) Bref, moi aussi je voulais tourner un film qui montrerait comment les samouraïs vivaient, mangeaient, parlaient, et ressentait des émotions.
Tout d’abord parce que j’aimais les œuvres de l’écrivain Shuhei Fujisawa, qui a écrit plusieurs fictions sur les samouraïs et les gens du peuple. J’ai donc pensé à faire un film à partir de trois de ses nouvelles, il y a environ quatre ou cinq ans. Ensuite, j’avais déjà vu de nombreux films d’époque durant les dernières années, mais je gardais un sentiment d’insatisfaction. Ils comportaient des erreurs et ne montraient pas comment vivaient vraiment les samouraïs. Akira Kurosawa m’a dit un jour que cela le gênait aussi, depuis très longtemps. (…) Bref, moi aussi je voulais tourner un film qui montrerait comment les samouraïs vivaient, mangeaient, parlaient, et ressentait des émotions.
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