Quel a été votre parcours ?
Quand j’ai dit à ma mère que je voulais faire du cinéma, elle m’a répondu : « Mais tu ne sais même pas te servir d’un appareil photo ». Du coup j’ai fait l’École Louis Lumière. J’ai chargé des mètres et des mètres de pellicule, j’ai porté des caisses trop lourdes, j’ai monté et démonté des caméras, j’ai fait la mise au point, j’ai cadré, j’ai fait la lumière. Tout ça pour m’apercevoir que, la technique, en fait, ne m’intéressait pas du tout. Ce qui m’intéresse c’est filmer des personnages, des émotions, une façon de percevoir la vie. J’ai alors réalisé un documentaire puis un court-métrage :
La Cible, un long métrage :
L'Année Suivante, un moyen- métrage :
Un Bébé Neuf et ce deuxième long métrage :
D'Amour et d'eau fraîche. Je ne sais pas si j’ai perdu ou non mon temps en commençant par charger dans le noir des bobines de négatif. Peut-être pas en fait... Il y a quelque chose de très concret dans la pratique du cinéma qui me convient parfaitement : pour filmer une voiture jaune, à un moment donné, il faut mettre une voiture jaune devant la caméra.