Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et 2.0 Mono Anglais, Français
Sous-titres : Français
Bonus :
- Un livret de 80 pages réalisé par "Les Cahiers du Cinéma"
- CD sampler du meilleur de la B.O.
- Commentaire audio de
John Carpenter et son équipe
- Documentaire : "Carpenter vu par..."
- Featurette
- Analyse de scènes
- Interview de
John Carpenter
- Galerie de photos
- Story-boards
- Teasers
- Bandes-annonces
- Filmographies
NOTRE AVIS :
Notre ami Carpenter est à l’honneur en ce début d’été, quatre de ses films désormais cultes s’offrant une édition, ou une ré-édition, dvd de grande classe.
Accompagnées d’un livret de 80 pages rédigé par les bons soins des Cahiers du Cinéma, ces œuvres matrices prétendent enfin à un traitement à leur hauteur. Un bel hommage rendu à l’Homme qui se définit comme "un auteur en France… et un Loser aux Etats-Unis", un éternel marginal oscillant entre Studios et Indépendant.
Après les spectres de FOG et les aliens d’INVASION LOS ANGELES, c’est au tour de ce bon vieux Snake Plissken de sortir du placard. Antihéros emblématique du cinéma moderne, l’homme au bandeau, interprété par le charismatique Kurt Russel (THE THING, JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN, L.A. 2013, etc.), joue des flingues dans le cultissime NEW YORK 1997. Comptant sur la présence à l’écran de quelques-uns des plus grands seconds couteaux américains :
Lee Van Cleef,
Harry Dean Stanton,
Ernest Borgnine, et le regretté
Donald Pleasence, le long-métrage de Carpenter reste l’un des meilleurs films d’anticipation jamais réalisé. Un statut l’érigeant au rang de chef d’œuvre.
A ce titre,
le traitement audio qu’il subit laisse quelque peu perplexe. Jouissant pourtant d’une configuration sonore appropriée, le Dolby Digital 5.1, le film souffre cependant de la confusion des pistes audio lorsqu’elles se superposent. Ainsi, bien que l’environnement sonore soit soigné, à l’instar du rendu des hélicoptères, dès que retentissent les premières notes du score, la BOF accuse un léger bourdonnement, parfois à la limite du larsen. Cette mauvaise gestion de l’amoncellement des pistes audio se retrouve également lorsque la foule hue Snake dans son combat à la batte.
Quant à l’esthétisme du long-métrage,
l’image lisse laisse apparaître des arrières plans légèrement voilés. L’aspect résolument sombre du film permet, dans un premier temps, de sublimer le travail d’éclairage opéré par
Dean Cundey, ainsi que le côté kitch des loupiottes flashies clignotant inlassablement. Le passage à une photographie plus claire, à l’aube, entraîne un changement dans le traitement des couleurs, qui deviennent alors bien plus ternes.
En termes de suppléments, le DVD s’avère bien moins riche que les autres titres de la collection.
La présentation du film par John Carpenter nous permet de découvrir les conditions de tournage en décors naturels dans les rues de Saint Louis. C’est également l’occasion pour le réalisateur de revenir sur les propos de Robert Altman commentant l’attentat du 11 septembre comme étant tout droit sorti de NEW YORK 1997, et plus précisément du crash de "Air Force One" dans une des tours de Manhattan.
Un second document nous présente "
Carpenter vu par… " : Jaume Balaguero (DARKNESS), Vincenzo Natali (CUBE), ainsi que la "crème" du cinéma de genre hexagonal Doug Headline (BROCELIANDE), Eric Valette (MALEFIQUE). C’est l’occasion pour ces jeunes réalisateurs, et des moins jeunes aussi : Renny Harlin (PEUR BLEUE) ou encore Brian Yusna (LE DENTISTE), de rendre hommage à ce réalisateur de génie et de saluer son travail. Un supplément réellement intéressant d’autant plus qu’il nous offre une analyse concise et pertinente de l’œuvre de Carpenter, ainsi qu’une idée de l’influence qu’il a sur la nouvelle génération de cinéastes.
Un DVD parfois décevant, mais qui s’inscrit dans la droite lignée des précédents, au regard notamment du dernier document. Pas réellement indispensable, mais certainement nécessaire.
Grégory Delavallée