L'Oeil invisible est adapté d’un roman. Comment l’avez-vous découvert et qu’est-ce qui vous y a séduit?
Il s’agit d’un roman de
Martin Kohan,
Ciencias Morales (Sciences morales, éditions du Seuil, 2010).
Après mon précédent film,
Mientras Tanto, j’ai décidé de prendre un peu de temps pour moi. J’ai eu un enfant, j’ai monté une société de production, j’ai étudié la dramaturgie... Et j’ai lu plein de livres, parmi lesquels
Ciencias Morales, qui m’a captivé. Il y avait ce contexte de la dictature militaire, mais derrière, d’autres thèmes affleuraient, des thèmes qui me paraissaient particulièrement cinématographiques : la répression sexuelle, la quête d’autorité, la décadence d’un régime, tout ça condensé sur le fond de grande Histoire, une fable dans un lieu unique et clos (un lycée) à partir duquel on peut deviner ce qui se passe à l’extérieur. Le lycée comme métonymie d’un pays.