Adaptation du livre de
Neil Mccormick I Was Bono’s Doppelgange (En français : « J’étais l’ombre de Bono »),
Killing Bono ne raconte pas seulement une histoire vraie (pas mal modifiée pour le cinéma), mais c’est aussi, et surtout, un évident témoignage de nombreuses occasions manquées. Car si l’on regarde de plus près, les
Shook Up – le nom du groupe de
Neil Mccormick à l’époque – n’a pas grand-chose à envier au célèbre glorieux de Dublin. Si son succès faillit sans cesse, on réalise vite que ce n’est que parce que le meneur, soit fait les mauvais choix aux mauvais moments, soit passe à côté d’occasions en or. Au final, le groupe qui avait toutes les chances de devenir célèbre, si ce n’est d’égaler
U2, passe rapidement pour une bande de loosers.
Rien de bien dramatique cependant puisque le film de
Nick Hamm est blindé d’un humour so british (bien que les personnages soient irlandais) et nous emporte vite dans cet univers impitoyable de la naissance de la musique pop-rock. Un vrai plaisir mené par les incroyables
Ben Barnes, loin – très loin – du prince broshingué de
Le Monde De Narnia - Chapitre 2 : Prince Caspian et du héros de la série britannique
Misfits,
Robert Sheehan qui déploie l’ensemble de ses talents de comédien, plutôt savoureux. À noter également qu’aucune tricherie n’a été appliquée au film puisque l’ensemble des chansons – authentiques du groupe de l’époque – on été entièrement interprétées pars les acteurs. Mention spécial également à Martin Mccan qui incarne à la perfection, presque troublante, le chanteur légendaire
Bono de sa jeunesse jusqu'à ses meilleures années.
Au final on assiste à une biographie décalée d’un l’homme qui "aurait pu", rongé par le remord et la jalousie, mais si attachant ! Ne tournons pas autour du pot, ce film vaut la peine si l’on sait apprécier un minimum les grands exploits de la pop qui ont permis à plus d’un jeune ado boutonneux de pécho en soirée et qui ont surtout marqué toute une génération. Oui… je suis fan de U2, pas vous ?
Audrey Soto