Murielle et Mounir s'aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d'avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique.
D’où vient cette histoire ? Vous ne l’avez pas inventée !
Je me suis librement inspiré d'un fait divers survenu en Belgique en 2007. J’étais dans ma voiture, quand j’ai entendu parler de ce drame à la radio, l’histoire d’une femme qui avait assassiné ses cinq enfants. J’ai pensé tout de suite que cela renvoyait à la tragédie antique, et que ce fait divers m’offrait la possibilité d’approfondir ce dont je parlais dans mes films précédents : le trop plein d’amour, ses conséquences, la dette, le lien pervers, les dysfonctionnements familiaux, la question des limites... D’emblée, des choix se sont imposés : ne pas illustrer ou documenter le fait divers, mais m'en emparer avec ma subjectivité, mon point de vue d’artiste. Intégrer l’idée que dans toute histoire familiale, la vérité de l’un n’est pas la vérité de l’autre. Mon travail n'est pas de rechercher la vérité judiciaire, de m’y conformer, ni de la raconter avec une objectivité journalistique. Ces démarches ont déjà été entreprises, et elles illustrent leurs propres vérités, parmi d'autres.
" Une tension est savamment entretenue, qui contracte le coeur, du début à la fin. "
Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°3267, page 43)
le journal du dimanche
" En s'inspirant d'un fait divers belge, le metteur en scène tente de nous faire comprendre, sans jamais porter de jugement,ce qui conduit des êtres humains à se comporter comme des monstres. "
Barbara Theate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 20 août 2012)
Première
" Un scénario qui, telle une plante carnivore à la séduction trompeuse, laisse entrevoir le meilleur à son personnage avant de le vider goutte à goutte de son suc viatl. "
Bernard Achour (article entier disponible dans Première n°425, page 52)
Libération
" La mise en scène est limpide, sans jeu d’ombre ni de suspense "
Ondine Millot (article entier disponible dans Libération du 22 août 2012)
Le Monde
" A Perdre La Raison en est une excellente, et redoutable, illustration. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 22 août 2012)
" On ne dira rien donc, si ce n'est qu'il y a du Chabrol dans l'art de Lafosse d'allier critique sociale, analyse politique (…), comédie de moeurs cruelles et suspense policier. "
J.-M.L (article entier disponible dans Les Inrocks n°861, page 68)
Bonus:
Le Focus sur le réalisateur :
- Joachim Lafosse, une interview (16 min)
- Folie privée : moyen métrage (1h01)
- Avant les mots : court métrage (25 min)
- La Bande-annonce
D’où vient cette histoire ? Vous ne l’avez pas inventée !
Je me suis librement inspiré d'un fait divers survenu en Belgique en 2007. J’étais dans ma voiture, quand j’ai entendu parler de ce drame à la radio, l’histoire d’une femme qui avait assassiné ses cinq enfants. J’ai pensé tout de suite que cela renvoyait à la tragédie antique, et que ce fait divers m’offrait la possibilité d’approfondir ce dont je parlais dans mes films précédents : le trop plein d’amour, ses conséquences, la dette, le lien pervers, les dysfonctionnements familiaux, la question des limites… D’emblée, des choix se sont imposés : ne pas illustrer ou documenter le fait divers, mais m'en emparer avec ma subjectivité, mon point de vue d’artiste. Intégrer l’idée que dans toute histoire familiale, la vérité de l’un n’est pas la vérité de l’autre. Mon travail n'est pas de rechercher la vérité judiciaire, de m’y conformer, ni de la raconter avec une objectivité journalistique. Ces démarches ont déjà été entreprises, et elles illustrent leurs propres vérités, parmi d'autres. Mon rôle de cinéaste est différent. Il s’agit d’offrir un regard intérieur et interrogateur sur ce qui, quelles que soient les responsabilités, reste un drame humain. Mon rôle, c'est de faire partager au spectateur la vie des personnages que j'ai mis en scène et de leur permettre d'appréhender le drame à travers un autre prisme. Je voulais montrer qu’un tel acte, dépeint comme « monstrueux », ne peut pas être le fruit du hasard. On dit que le crime infanticide est « impensable » : mon objectif est d'amener le spectateur à réfléchir sur ce qu'on qualifie trop souvent d'inexplicable, à poser un autre regard en me servant de l’outil fictionnel pour susciter un questionnement sur la perception de la réalité, tant par mon propre regard que par celui des spectateurs qui voient le film.
Tahar Rahim et Niels Arestrup se donneront à nouveau la réplique, deux ans après la sortie d'Un Prophète de Jacques Audiard, indique Lefilmfrancais.com. Les acteurs débuteront le 23 mai prochain le tournage de Nos Enfants, cinquième film du réalisateur belge Joachim Lafosse (Elève Libre).