Considéré par beaucoup comme le premier vrai film hitchcockien, The Lodger est une histoire nappée de brouillard londonien et inspirée de la figure mystérieuse de Jack l’Éventreur. Dans un style largement influencé par l’expressionisme allemand – jusqu’à l’inventivité graphique des intertitres – et traversé d’un rythme percutant qui le rapproche des formalistes russes,
Alfred Hitchcock réalise l’un des sommets du cinéma muet britannique. On retrouve, réunis pour la première fois, tous les éléments qui font la particularité du maître : le défilé de jolies blondes (ici victimes de prédilection du tueur en série), la récurrence des lieux clos et des cages d’escaliers, l’aversion pour les policiers, ainsi que l’utilisation appuyée de la métaphore.
Immense succès à l’époque, ce qui propulsa la carrière d’Hitchcock, The Lodger sort pour la première fois sur les écrans français.