Résumé du film This must Be the PlaceCheyenne est une ancienne star du rock.
A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin.
La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York.
Il découvre que son père avait une obsession : venger une humiliation dont il avait été victime.
Cheyenne décide de poursuivre cette quête et entame, à son rythme, un voyage à travers l’Amérique la vengeance qui hantait son père. 1 vidéo : This must Be the PlaceGalerie Photos : This must Be the PlaceLes avis sur le film This must Be the Place
Entretien avec Paolo Sorrentino Comment avez-vous rencontré Sean Penn ?
Le soir de la clôture, en 2008. Il était président du jury, et je venais de remporter le prix du jury pour “Il Divo”. Il m’a dit des choses très flatteuses sur mon film. J’ai trouvé cela tellement exceptionnel que j’ai fantasmé sur la possibilité de faire un film avec lui. De façon très inattendue, comme dans un vrai rêve américain, ce fantasme est devenu une réalité. Entretien avec Eve HewsonQui est Mary ?
C'est une “gothique” de 16 ans, et la meilleure amie de Cheyenne. C’est une vieille âme sombre. Elle vient d’une famille brisée. Son frère a quitté la maison, sa mère a perdu la tête et l’a quasiment oubliée. Cheyenne prend soin d'elle. Ils sont amis. Ils forment une sorte de tribu. Elle est une fan inconditionnelle. Notre critique : This must Be the Place Sean Penn is in the place-
Comme Au Cinema

Du thème mémoriel du pogrom, Paolo Sorrentino tire un récit très personnel, à l’humour décalé, sachant traiter de la douleur latente avec grâce, sans tomber dans le pathos.
À la recherche du diable de son père, ce sont ses propres démons que Cheyenne affronte. Coincé dans son enveloppe d’éternel adolescent et fatigué de ses anciens excès, le personnage tente de donner une raison à son existence. À travers la poursuite de reconnaissance posthume de son père - guidé par les journaux intimes qu’il a laissé - c’est en quête de soi-même que Cheyenne avance.
Sean Penn y donne une interprétation très touchante, à la juste limite de l’agaçant, mais qui détourne la caricature. Avec sa diction léthargique aux répliques inattendues et son rire enfantin, Cheyenne devient un personnage authentique et terriblement attachant, alliant dans son attitude la candeur (les sodas qu’il sirote à la paille) à la sagesse (ses lunettes de grand-mère).
Le film nous offre de plus une esthétique niquel aux plans aériens et presque trop planants, tant la caméra pivote d’une prise de vue à l’autre. Mais Sorrentino confirme réellement son talent de cinéaste à travers la rencontre ultime mise en scène via trois travelling qui se répètent, mimant ainsi le tourment raconté et le bouleversement que provoque cet instant, point d’orgue du film. Impressionnant.
This Must Be The Place est une balade captivante vers la catharsis d’un personnage mélancolique, portée par une b.o envoûtante et une mise en scène de qualité.
Malgré quelques longueurs et une sensibilité parfois trop travaillée, le film parvient à troubler grâce ces touches poétiques comme la rencontre mystique d’un bison, ou les deux interprétations de "This must be the place", l’une à l'horizontal, sophistiquée, par la guest-star idéale, l’autre dans l’intimité, émouvante, ou encore les yeux bleus fardés de Cheyenne...
Marie Devier
Critiques : This must Be the Place -
Studio CinéLive (pour)

"Le cinéaste italien surprend encore avec ce road-movie lumineux où chaque plan, remarquable, emmène un impeccable Sean Penn (qui a piqué son peigne à Robert Smith), en ex-rock star rangée de la coke sur les traces du nazi que poursuivait son défunt paternel."
I. M. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°29, page 38)
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Première

" Si la virtuosité de sa mise en scène est indéniable, le trait se fait parfois lourd et l'esthétique publicitaire. L'ensemble reste insuffisant étrange pour que l'on vous incite à aller vous y perdre. "
Martin Kaufman (article entier disponible dans Première n°414, page 28.)
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Le Point

" C'est un film attachant et foutraque, qui ne ressemble à rien et part dans tous les sens : beau portrait d'excentrique, road-movie réussi et récit d'une improbable chasse aux nazis. "
Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°2031, pages 74/75)
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Le Nouvel Observateur

"Jusqu’à la fin, le récit se conforme à l’inertie de Cheyenne : out repose sur l’acteur principal, Sean Penn. (…) Ce qui aurait pu être un interminable manifeste de la difficulté d’être devient, grâce à lui, une fascinante plongée dans une vie ravagée."
François Forestier (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2441, page 82)
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Le Journal du Dimanche

" Quel film baroque, quel univers cocasse et singulier. Dans un mélange de tension et de poésie, Paolo Sorrentino signe un film qui provoque de pus moments d'euphorie, où affleure souvent une pointe d'émotion. "
C.G. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 22/08/11)
Critique Cannoise : This must Be the Place -
Le Figaro

"Une bonne surprise (…) Époustouflant."
Jean-Luc Wachthausen (article entier disponible dans Le Figaro du 23/05/2011)
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Libération

" This Must Be the Place forme un objet indéfinissable, marrant et vain, très soigné dans sa forme et lourdaud dans les signifiants historiques auxquels il fait référence (…) Mais la vraie saveur du film tient évidemment à la stupéfiante performance de Sean Penn."
Olivier Séguret (article entier disponible dans Libération du 22/05/2011)
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Paris Match

" Le cahotant road-movie d’une pop star gothique dépressive, filmé avec bonheur par Paolo Sorrentino."
Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3236, page 71)
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Brazil

" Bourré de poncifs, l’histoire évolue sans souci d’homogénéité (il passe de la comédie au drame en passant par le road movie, il aborde des thèmes aussi dissociables que la musique et la Shoah…). "
Franck Unimon, Woody Alain (article entier disponible dans Brazil n°41, page 89-92)
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Les inrocks

"Gloubi-boulga stupide et obscène (…) This must be the place redéfinit l’étalon-or du film pas regardable (…) Sorrentino méprise autant les vedettes du rock que les white trash américains, les fans grimés gothiques que les chasseurs de nazis (…)"
J.-B. M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°808)
Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 5/5 | 5/5 | 3/5 | 3/5 | 3/5 |
Test DVD
Côté bonus, on aurait bien aimé une petite interview de Sean Penn et/ou de Paolo Sorrentino, mais on se contente assez bien de ces deux making-of plutôt intéressants qui nous laissent découvrir par nous-même les techniques mises en place pour le plan en skate et le concert de David Byrne, sans aucun commentaire. Un peu court mais sympathique.
Quant aux scènes coupées, plutôt nombreuses, certaines sont assez percutantes et semblent manquer au film, comme une où Cheyenne craque devant la diffusion d’un clip de son groupe où il se revoit jeune. Marie Devier This Must Be The Place par David ByrneEcrire la musique de “This Must Be The Place”
J'étais en tournée en Italie quand Paolo Sorrentino est venu me voir à Turin. “Il Divo” était sorti peu de temps auparavant à New York, c’est un film formidable, donc j’étais heureux de le rencontrer. En fait il ne passait pas simplement pour me dire bonjour mais pour me parler de son prochain projet, l’histoire d'une ancienne star de rock, et me dire qu’il aimerait que j’en écrive la musique. J'ai trouvé ça vraiment ambitieux de passer d’un film en italien, magnifique mais finalement assez confidentiel, à un projet d’une toute autre dimension, entièrement en anglais. J’ai répondu : “Recontactez moi quand tout ça se mettra en place.” Sans trop y croire. Et quelle ne fut pas ma surprise quand à peine un an plus tard tout était prêt, avec une date de tournage. |
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