Un garçon de 16 ans s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l’enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d’événements incontrôlables.
" Un film qui charme, qui étonne, qui excite. Qui nous mène par le bout du nez, une fois encore, mais si aisément qu'on est ravi de se laisser séduire. "
Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3274, page 56)
VSD
" Un suspens psychologique aussi malicieux que terrorisant. "
B.A (article entier disponible dans VSD n°1833, page 70)
Positif
" Ozon a utilisé pour son propre film la recette que Germain recommande à son élève-retenir l'attention du spectateur en l'amenant à se demander: "Que va-t-il se passer maintenant?" "
Philippe Rouyer (article entier disponible dans Positif n°620, page 41)
Le Point
" Dérangeant et vertigineux "
Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°2090, page 162)
Le Journal du dimanche
" Une comédie inquiétante (…). "
Al. C. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 7/10/2012)
Bonus DVD et Blu-ray
- Le making of (52 min)
- Les scènes coupées commentées (12 min)
- Le bêtisier (11 min)
- Les essais costumes / lumières (3 min)
- Les projets d’affiches
- Fabrice Lucchini en promo
- La bande-annonce.
À l’origine de Dans La Maison, il y a la pièce de théâtre espagnole Le Garçon du dernier rang de Juan Mayorga...
C’est la relation professeur-élève qui m’a tout de suite plu quand j’ai découvert cette pièce. On était à la fois du côté du professeur et de l’élève, il y avait en permanence un basculement de point de vue, alors que d’habitude, on est dans la transmission du professeur à l’élève mais là, elle opérait dans les deux sens. Et puis le dispositif d’alternance entre la réalité et les rédactions m’a tout de suite semblé propice à une réflexion ludique sur l’imaginaire et les moyens de narration. Des questions un peu théoriques mais très incarnées dans la pièce. À travers le couple Germain-Caude, c’est le binôme nécessaire à toute œuvre de création qui est posé : l’éditeur et l’écrivain, le producteur et le cinéaste, et même le lecteur et l’écrivain ou le spectateur et le metteur en scène. Dès que j’ai lu la pièce, j’ai senti ce potentiel de pouvoir parler indirectement de mon travail, du cinéma, d’où vient l’inspiration, de ce qu’est un créateur, un spectateur.
Quelle a été votre réaction à la lecture du scénario de Dans La Maison ?
Je l’ai trouvé drôle, léger mais pas futile. Il pose des problèmes, fait réfléchir sur les rôles de maître et d’élève, sur l’art, et notre soif de téléréalité. Notamment à travers le personnage que je joue, qui est totalement accro à l’histoire que Claude écrit. Jeanne est dans une attitude très voyeuriste envers la famille Rapha. Son attitude est très actuelle, on a tous une grande curiosité vis-à-vis de la vie des autres, il n’y a qu’à voir le succès de la presse people. ce n‘est pas très joli, tout ça !
Quelles ont été vos réactions à la lecture du scénario de Dans La Maison ?
Ce qui m’a étonné, c’étaient les similitudes entre Claude et moi. À son âge, je n’étais pas spécialement «le garçon du dernier rang», mais plutôt de l’avant-dernier rang. Et comme lui, j’étais assez doué en rédaction mais pas dans les autres matières. Bien sûr, Claude et moi avons aussi beaucoup de différences. Nous n’avons pas les mêmes racines, nous ne sommes pas nés au même endroit, n’avons pas les mêmes aspirations. Je n’irais pas comme ça chez les gens pour foutre leur vie en l’air ! Mais c’était troublant, surtout pour un premier rôle, de me replonger dans mes seize ans, de revenir à l’école, moi qui ai voulu très vite en partir...
Comment s’est passée la rencontre avec François Ozon ?
Elle ne date pas de ce film. On s’était déjà rencontrés en 2007 pour un projet avec un personnage féminin un peu dans l’esprit de Sous Le Sable. Il s’agissait d’une femme qui tombait amoureuse du copain de son fils, un personnage proche de celui d’Esther mais dans un registre plus dramatique. J’aime beaucoup le cinéma de François, j’avais très envie de travailler avec lui, et j’avais été déçue que ce film ne se fasse pas.