Résumé du film Les Bêtes du Sud sauvageHushpuppy, 6 ans, vit dans le Bayou avec son père. Brusquement, la nature s'emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d'aurochs. Avec la montée des eaux, l'irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue. 1 vidéo : Les Bêtes du Sud sauvageGalerie Photos : Les Bêtes du Sud sauvageLes avis sur le film Les Bêtes du Sud sauvage
Critique Cannoise : Les Bêtes du Sud sauvage -
Le Figaro

" Une bonne surprise que ce premier film réalisé par un cinéaste inconnu de 25 ans, Benh Zeitlin, primé au Festival de Sundance. "
Jean-Luc Wachthausen (article entier disponible dans Le Figaro du 20 mai 2012)
Notes du réalisateurQu’un technicien soit gourmand ou qu’il aime rire, ça compte presque autant pour moi que sa capacité à faire un travelling réussi. Dans ma vie comme dans mes films, je veux être entouré de gens fougueux, courageux et généreux. Et si cela conduit parfois à des situations chaotiques, peu importe. Vous les traversez avec des gens que vous aimez. Au bout du compte, c’est votre film qui gagne en fougue, en courage, en générosité et ça, à mes yeux, c’est bien plus important qu’un travelling parfaitement maitrisé. Le ContexteLa production n’a pas rencontré des obstacles, mais une somme d’impossibilités. De la même façon, les habitants du “Bathtub” et les vraies communautés qui l’ont inspiré, persévèrent, eux aussi, envers et contre tout : la nature, le gouvernement et le manque de moyens. Les personnages des “Bêtes du Sud sauvage”, comme tous ceux qui ont participé à sa création, ne considèrent pas les embûches comme des obstacles mais comme un postulat de départ, un préambule qui va les pousser à faire, à créer, à inventer, à vivre, quoi qu’il en soit. Court 13 réunit des artistes, des musiciens, des monteurs et des conteurs. Cette communauté improbable fait des films sur des communautés improbables. Et y a-t-il un endroit plus improbable que la Nouvelle-Orléans et son bayou avoisinant, que cette région qui a forgé plusieurs siècles de culture et de traditions précisément parce que ses habitants vivent dans un environnement incertain ? La GenèseBenh Zeitlin avait toujours envisagé d’écrire un court-métrage à partir d’une pièce de Lucy Alibar. Ils sont amis depuis l’adolescence. Lucy Alibar écrit des pièces savoureuses, faites d’amour et de magie, fleurant bon la Louisiane.
C’est après avoir assisté à une représentation de “Juicy and Delicious” que Benh Zeitlin a décidé d’adapter son histoire, de transposer son univers. Lucy Alibar a créé des personnages dotés d’une vraie gentillesse et confrontés à une forme d’amour tellement rude qu’on pourrait parler de cruauté, si on ne riait pas autant. Cependant, autant la pièce instaure un univers magique et irréel où les règles sont abolies, autant le film utilise le réel comme point de départ. Mais la pièce comme le film reposent sur deux valeurs cruciales pour leurs jeunes héros : la détermination et le courage qu’il faut pour dire adieu à quelqu’un qu’on aime. Ce courage-là, les auteurs l’ont greffé à l’atmosphère du Sud de la Louisiane, où la joie à l’état pur et l’appétit de vivre sont des valeurs primordiales, alors même que les rives des bayous débordent et que les villes sont inondées. Le film met en jeu à la fois la perte d’un lieu et celle d’un être. L’effondrement moral de Wink trouve un écho dans la destruction de sa maison. Le CastingLes spectateurs entrent dans le monde des “Bêtes du Sud sauvage” en suivant une étrange créature nommée Hushpuppy. Pour que le film fonctionne, il fallait trouver quelqu’un qui puisse se mesurer à ce personnage. Ça a été le premier défi : trouver l’enfant pouvant porter un tel poids sur ses épaules. Les AurochsUn des principaux éléments qui fait que ce scénario sort des canons habituels du film indépendant, c’est qu’on y croise des créatures féroces, mythologiques et apocalyptiques mieux connues sous le nom d’aurochs. Le film invente une légende selon laquelle ces animaux préhistoriques, qui avaient gelé avec les glaciers, fondent et ressuscitent à cause des bouleversements climatiques qui ont cours dans le “Bathtub”. Mais comment créer un défilé de monstres annonçant l’Apocalypse avec un budget qui n’a rien de monstrueux ? Le TournageLa société de production Court 13 a pris ses quartiers dans le Bayou en janvier 2010 à Montegut.
Le QG était une ancienne aire de repos, avec un snack de cuisine cajun et une station-service. Un “diamant dans l a boue”, cette propriété correspondait parfaitement aux besoins du film : l’ancienne superette est devenue le bureau, le garage pour poids-lourds a hébergé l’équipe déco et l’espace réservé au nettoyage des crevettes a servi aux accessoiristes. Au final, un tiers du film a été tourné dans l’arrière-cour de ce même lieu et un autre tiers à quinze minutes de là. La Post-productionBenh Zeitlin et son monteur se sont retrouvés avec une montagne de rushes. Il a fallu isoler chaque scène et, pendant des mois, s’atteler à transformer cette masse d’informations en un film qui raconte l’histoire le plus fidèlement possible. Quand, en septembre 2010, la date butoir pour Sundance s’est rapprochée, il a été décidé de prolonger la post-production d’un an pour que Benh Zeitlin, qui était aussi un des deux compositeurs de la musique du film, puisse prendre soin de chaque étape. |
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