Un premier film émouvant renfermant tout un univers
Titre original : MALA NOCHE (Etats-Unis)
Genre : Drame - Duree : 1H18 mn
Distributeur : MK2 - Editeur DVD : MK2 Editions
Sortie à la Vente en DVD le 02 Mai 2007
Sortie en salles le 11 Octobre 2006
(Reprise, Première sortie en 1985)
Année de production : 1985
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes le 24 Mai 2006
Film récompensé en 1987 dans la catégorie du meilleur film indépendant par le Los Angeles Film Critics mais totalement inédit en France jusqu'à sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2006.
Résumé du film Mala noche
L'histoire de Mala Noche est l'adaptation du journal intime de Walt Curtis : un jeune homosexuel tombe fou amoureux de Johnny, un immigré mexicain clandestin qui ne parle pas un mot d'anglais et qui n'a même pas 18 ans...
Il y a vingt-cinq ans, je travaillais dans une épicerie tenant du repaire d'ivrognes, où mon trop de culture, joint aux rasades rapides derrière le comptoir, me permettait de me sentir solidaire de mes clients. [...] Une poignée d'adolescents vibrants et fougueux, pareils à des rayons de soleil, se hasardaient parfois dans l'épicerie grecque. Leur esprit de jeunesse et leur indifférence au morne décor de ghetto qui les environnait captivèrent mon cœur...
Ce sont les mots de Walt Curtis, figure mythique de Portland (Oregon). Né en 1941, il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes et a traduit Pablo Neruda et Federico Garcia Lorca. Il écrit en 1977 son unique roman, Mala Noche, récit cru des amours et des chagrins glanés au hasard des rues. La vie est décevante, les gamins tragiques, il y a des moments de joie et de jouissance dans des sacs de couchage souillés, et des moments d'amertume quand les flics de l'Immigration interrompent les relations intimes nouées sur la route. Ceux qui n'ont pas un amour pour la vie y reconnaîtront leurs espoirs et leurs déchirements...
Il y a vingt-cinq ans, je travaillais dans une épicerie tenant du repaire d'ivrognes, où mon trop de culture, joint aux rasades rapides derrière le comptoir, me permettait de me sentir solidaire de mes clients. [...] Une poignée d'adolescents vibrants et fougueux, pareils à des rayons de soleil, se hasardaient parfois dans l'épicerie grecque. Leur esprit de jeunesse et leur indifférence au morne décor de ghetto qui les environnait captivèrent mon cœur...
Ce sont les mots de Walt Curtis, figure mythique de Portland (Oregon). Né en 1941, il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes et a traduit Pablo Neruda et Federico Garcia Lorca. Il écrit en 1977 son unique roman, Mala Noche, récit cru des amours et des chagrins glanés au hasard des rues. La vie est décevante, les gamins tragiques, il y a des moments de joie et de jouissance dans des sacs de couchage souillés, et des moments d'amertume quand les flics de l'Immigration interrompent les relations intimes nouées sur la route. Ceux qui n'ont pas un amour pour la vie y reconnaîtront leurs espoirs et leurs déchirements...
2 vidéos : Mala noche
Notre critique : Mala noche
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Comme Au Cinema
En voilà un premier film enthousiasmant… En voilà un film de jeunesse que l’on découvre avec émotion… plus de vingt ans après sa réalisation. Une émotion d’autant plus douce que le jeune réalisateur en question n’est autre que Gus Van Sant.
En 1985, le jeune Gus décide d’adapter – à l’arrache – « Mala Noche » de Walt Curtis, premier roman autobiographique d’un jeune homosexuel bohème. L’expérience est difficile à monter (absence de fonds et problèmes de distribution), mais formatrice. Van Sant se jette à corps perdu dans l’aventure et on l’en remercie.
C’est parfois idiot à dire, mais tout est là.
Homosexualité, jeunesse paumée, innocence ou gueules cassées, le tout, complètement décomplexé et servi par une photo Noir & Blanc tout simplement splendide et un jeu de montage audacieux. On pense beaucoup à My Own Private Idaho et il y aurait bien pire comme comparaison… Premier roman coup de poing pour l’un, premier film sobrement flamboyant, libre et amoureux pour l'autre.
Non, la Beat Generation n’est pas complètement morte.Eléonore Guerra
Un premier film émouvant renfermant tout un univers
Critiques : Mala noche
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Studio Magazine
" (…) Un vent de fraîcheur et de liberté qui emporte tout sur son passage. "
T.B. (article entier disponible dans Studio n°227, page 38) -
CinéLive
" Un poème d’amour affligé sans lendemain, tourné en noir et blanc (…) et hanté par une tonalité d’un gris désolé (…) "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°105, page 57) -
Score
" (…) Une œuvre à mettre en perspective de la filmo éclectique d’un des meilleurs cinéastes de notre époque."
Emmanuelle Spadacenta (article entier disponible dans Score n°105, page 106) -
Première
" (…) cette adaptation de l’unique roman du poète de Portland Walt Curtis, préfigure l’œuvre que l’on connaît déjà en une ode aux laissés-pour-compte (…) "
Isabelle Danel (article entier disponible dans Première n°356, page 48 .) -
Les Cahiers du cinéma
" Le corps du film (…) abandonne la poésie crue de la rue pour la sensation de rêve éveillé. "
Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°616, page 30).
Critique Cannoise : Mala noche
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Télérama
" Mala Noche (…) est un vraiment un beau film de jeunesse, à tous les sens de la formule. Jeunesse d'un futur grand cinéaste, qui manifeste à la fois son inventivité formelle (…) et son aptitude à créer des personnages touchants, aussi paumés qu'innocents. (…) Déjà, Gus Van Sant sait raconter un drame sans en faire (…). "
L.G. (article entier disponible sur le site de Télérama)
Les avis sur le film Mala noche
Caractéristiques du DVD
Image : DVD 9 - 4/3 – Format 1.33
Son : Version originale anglaise stéréo
Sous-titres : Français
Bonus :
- No cutting, no stars, no script” by Gus Van Sant (2007) 26’ - Entretien exceptionnel avec Gus Van Sant
- Préface 5’ - Par Stéphane Delorme
- L’objet du désir - 6’ - Scène "d’ouverture" commentée par Stéphane Delorme
- Bandes-annonces - 6’ - La collection Gus Van Sant
Son : Version originale anglaise stéréo
Sous-titres : Français
Bonus :
- No cutting, no stars, no script” by Gus Van Sant (2007) 26’ - Entretien exceptionnel avec Gus Van Sant
- Préface 5’ - Par Stéphane Delorme
- L’objet du désir - 6’ - Scène "d’ouverture" commentée par Stéphane Delorme
- Bandes-annonces - 6’ - La collection Gus Van Sant
Notes Techniques
| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|---|---|---|---|
| 3/5 | 2/5 | 3/5 | 4/5 | 5/5 |
Test DVD
Un Gus Van Sant de plus dans sa DVDthèque, qui refuserait ? D’autant que celui-ci a tout de la perle rare : peu ou prou distribué, disparu dans un placard pendant plus de 20 ans, ressorti au Festival de Cannes 2006, Mala Noche fait figure de film prodigue. Alors quand MK2 Editions nous le sort en DVD, on dit merci à la dame !
Compression délicate, mais rigoureuse sur galette, l’édition DVD permet de (re)découvrir le film à travers un grain d’image fidèle mais suffisamment restauré pour éviter un claquage rétinien. Côté audio, c’est anglais (stéréo) pour tout le monde (merci !) avec ou sans sous-titres.
Un menu onirique nous mène ensuite aux discrets, mais riches bonus. D’abord, une Préface de Stéphane Delorme sur la genèse du film ; intro plutôt bienvenue pour se mettre dans le bain. Sitôt fait, on se plonge dans un entretien passionnant avec Gus Van Sant - No Cutting, No Stars, No Script : les conditions « chaotiques » de tournage, la poésie beat le matériau original, l’existence dans le dénuement de la rue, le Dogme avant l’heure (d’où l’intitulé du document), les problèmes rencontrés au moment de la distribution (la représentation homosexuelle : trop gay, mais pas assez emblématique d’un mouvement), etc.
Calme et didactique, Van Sant prend le temps de nous initier à son premier film. On l’en remercie chaudement. A noter également, le documentaire « L’Objet du Désir », analyse filmique du générique et de la scène d’ouverture du long-métrage par Stéphane Delorme : académique, mais néanmoins révélateur.
Compression délicate, mais rigoureuse sur galette, l’édition DVD permet de (re)découvrir le film à travers un grain d’image fidèle mais suffisamment restauré pour éviter un claquage rétinien. Côté audio, c’est anglais (stéréo) pour tout le monde (merci !) avec ou sans sous-titres.
Un menu onirique nous mène ensuite aux discrets, mais riches bonus. D’abord, une Préface de Stéphane Delorme sur la genèse du film ; intro plutôt bienvenue pour se mettre dans le bain. Sitôt fait, on se plonge dans un entretien passionnant avec Gus Van Sant - No Cutting, No Stars, No Script : les conditions « chaotiques » de tournage, la poésie beat le matériau original, l’existence dans le dénuement de la rue, le Dogme avant l’heure (d’où l’intitulé du document), les problèmes rencontrés au moment de la distribution (la représentation homosexuelle : trop gay, mais pas assez emblématique d’un mouvement), etc.
Calme et didactique, Van Sant prend le temps de nous initier à son premier film. On l’en remercie chaudement. A noter également, le documentaire « L’Objet du Désir », analyse filmique du générique et de la scène d’ouverture du long-métrage par Stéphane Delorme : académique, mais néanmoins révélateur.
Eléonore Guerra
Walt Curtis

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