A tout de suite à jamais...
(France)
Genre : Drame - Duree : 1H35 mn
Distributeur : Pyramide
Sortie en salles le 08 Décembre 2004
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 14 Mai 2004
Résumé du film A Tout de Suite
Quand elle raccroche le téléphone après un "à tout de suite" de son amoureux, elle sait bien sans le savoir encore ce qu'elle ne savait pas du tout: celui qu'elle aime, ce "prince" de nulle part, il est bandit, il vient de commettre un hold-up, il y a eu mort d'hommes.
C'est dans les années 70, elle a 19 ans, et "tout de suite" justement, comme on rêve éveillé, elle bascule tête la première de l'espace contraint par l'appartement paternel - longs couloirs, beaux quartiers - à une géographie fugueuse - de l'Espagne au Maroc et à la Grèce - et d'une vie de jeune fille presque rangée à sa vie comme elle l'aura voulue, pour le meilleur et pour le pire.
C'est dans les années 70, elle a 19 ans, et "tout de suite" justement, comme on rêve éveillé, elle bascule tête la première de l'espace contraint par l'appartement paternel - longs couloirs, beaux quartiers - à une géographie fugueuse - de l'Espagne au Maroc et à la Grèce - et d'une vie de jeune fille presque rangée à sa vie comme elle l'aura voulue, pour le meilleur et pour le pire.
5 vidéos : A Tout de Suite
Notre critique : A Tout de Suite
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Comme Au Cinema
Dans les années 60, les enfants rebelles du cinéma français, Truffaut, Godard and co avaient fait exploser le 7e art avec leurs nouvelles techniques délicieusement imparfaites mais résolument révolutionnaires. Quarante ans plus tard, Benoît Jacquot fait un retour en arrière vers cette Nouvelle Vague sans âge, et rend hommage à toute une génération désabusée, de la femme enfant endimanchée en mal de sensations fortes aux gamins en blouson noir victimes de la société - tous ces jeunes gens perdus prêts à tout pour un peu d'exotisme - quitte à prendre unS peu de risque. Après SADE, TOSCA, et plus récemment ADOLPHE, Benoît Jacquot continue donc son incursion dans "la légende des siècles", de s'immerger totalement dans son histoire, de faire la part belle à ses acteurs - tout en utilisant cette fois-ci les techniques chères à la Nouvelle Vague (noir et blanc, caméra à l'épaule au plus prés du réel, montage chaotique parfois illogique).
Mais ce qui passait à l'époque pour un geste de rébellion ressemble aujourd'hui à un cantonnement avoué dans la norme obligée du cinéma français. Un cinéma qui cultive les non dits, les ellipses, la lenteur, qui laisse parler le silence ou parle pour ne rien dire, et qui va finir par s'étouffer lui-même à oublier les actions pour s'éterniser sur la passivité et la lassitude de ses personnages. Même Isild Le Besco finit par énerver dans son rôle de fille amoureuse à (se laisser) mourir, tant son jeu (pourtant très bon) met en valeur la naïveté de l'héroïne.
Avec A TOUT DE SUITE, Benoît Jacquot rajoute donc une pierre à l'édifice du cinéma français - une pierre belle et bien comme il faut, conforme à toutes les règles de la bienséance. Certains y verront l'apologie d'un cinéma mythique, d'autres la version longue d'une publicité bien connue pour une marque de céréales qui se demande si elle a déjà regarder le plafond, Annia. Sorte de Bonnie and Clyde version cinéma de genre et sans aucune violence, A TOUT DE SUITE devrait incontestablement plaire aux inconditionnels du cinéma français pur souche - et sûrement déplaire à ceux qui rêvent de nouveauté. "J'attendais, j'attendais, j'attendais" répète-t-elle au long du film. Nous aussi. Mais il ne s'est (pratiquement) rien passé…Aurélie Maulard
A tout de suite à jamais...
Critiques : A Tout de Suite
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Libération
" La photo garelienne de Caroline Champetier, les notes de Tangerine Dream et la mise en scène au coutelas de Jacquot célèbrent l'adéquation absolue du couple d'acteur."
Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération) -
Aden, Le Monde
" Dans ce renoncement à polir l'objet, la maîtrise du cinéaste, et de tous ses collaborateurs, rejaillit d'autant mieux."
(article entier disponible sur le site d'Aden - Le Monde) -
CinéLive
" (…) l’instantané d’une époque insolite, magnifié par le spectres des destins bousillés."
Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Cinélive n°85, page 50) -
Studio Magazine (le pour)
" Un film sans âge mais résolument moderne."
Nom et prénom du journaliste (article entier disponible dans Studio Magazine n°207, page 42) -
Le Point
" Volontaire et énigmatique."
Olivier De Bruyn (article entier disponible dans Le Point n°1681, page 128)
Les avis sur le film A Tout de Suite
Notes de l'équipe
Le point de départ du film :
Benoît Jaquot :
« Je me trouvais en Amérique du Nord pour présenter un film, quand un soir dans ma chambre d’hôtel, je suis tombé sur une émission télévisée, diffusée par TV5, dans laquelle des gens racontaient une expérience qui avait entièrement bouleversé leur existence. J’ai été attiré par le témoignage d’une femme d’une quarantaine d’années, qui s’exceptait vraiment dans ce genre de mini foire émotionnelle. Cette femme m’a frappé par son extrême dignité, une sorte de beauté avec quelque chose d’assez secret, et par le ton de sa voix à la fois très doux et très blanc . Elle n’était pas là pour s’exhiber, mais au contraire, pour essayer de sortir d’une espèce d’enfermement que cette expérience devait avoir fabriqué pour elle. Elle a raconté son histoire, finalement devenue l’argument du film, de façon succincte, lapidaire, sans aucune volonté d’esbroufe. Captivé par son aventure, j’en ai parlé aussitôt à Isild Le Besco, comme un vœu et une promesse d’en faire un film. »
Benoît Jaquot :
« Je me trouvais en Amérique du Nord pour présenter un film, quand un soir dans ma chambre d’hôtel, je suis tombé sur une émission télévisée, diffusée par TV5, dans laquelle des gens racontaient une expérience qui avait entièrement bouleversé leur existence. J’ai été attiré par le témoignage d’une femme d’une quarantaine d’années, qui s’exceptait vraiment dans ce genre de mini foire émotionnelle. Cette femme m’a frappé par son extrême dignité, une sorte de beauté avec quelque chose d’assez secret, et par le ton de sa voix à la fois très doux et très blanc . Elle n’était pas là pour s’exhiber, mais au contraire, pour essayer de sortir d’une espèce d’enfermement que cette expérience devait avoir fabriqué pour elle. Elle a raconté son histoire, finalement devenue l’argument du film, de façon succincte, lapidaire, sans aucune volonté d’esbroufe. Captivé par son aventure, j’en ai parlé aussitôt à Isild Le Besco, comme un vœu et une promesse d’en faire un film. »
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