Tout d’abord, peux-tu nous parler un peu de ton parcours…
Je suis né à Paris, dans une famille de médecins. J’ai grandi dans le Quartier Latin des années soixante et soixante-dix, mon grand-père et mes deux parents étaient médecins, mon père psychanalyste, mon oncle aussi, c’était une culture et une époque particulière à Paris, intense, stimulante, hyperactive, très cinéphile et musicale, plutôt une bonne époque pour être enfant et adolescent. J’ai fait mes études à Paris, j’ai failli ne pas en faire beaucoup d’ailleurs, j’étais parti travailler six mois dans l’Oregon, dans une ferme, à 15 ans, avec l’idée de rester aux Etats-Unis. Mais je suis revenu, ai fait le plein d’études : hypokhâgne, khâgne, Ecole Normale Supérieure, Sorbonne, Sciences Po, ENA, et ce qui s’en suit, un passage en ambassade, à Athènes, quelques années de tournée avec l’Inspection des Finances. À 30 ans, j’ai changé de cap, j’ai démissionné. Je suis passé dans le cinéma.