L'année dernière, il y avait
Colin Farrell coincé dans une cabine téléphonique dans
Phone Game. Aujourd'hui, le même scénariste ne raccroche pas et nous propose un nouveau film avec la même idée de base : couper la communication entraînera la mort. Enchaînement de scènes d'action intelligentes mais jamais vraiment surprenantes, CELLULAR met en scène une poupée Barbie en détresse, une SENTINELLE prise au piège, un méchant très très méchant, et un gentil chevalier servant. A la différence de PHONE GAME, le gentil n'est donc pas enfermé mais libre comme l'air, ce qui permet plus de courses poursuites en voiture, de combats à coup de poings, et de rebondissements attendus. A souligner le hasard du scénario qui fait bien les choses : sur tous les numéros de téléphone imaginable, notre otage en pleurs compose celui d'un beau gosse vivant à deux pas de chez elle !
Evidemment, le beau Ryan s'engage alors dans une course folle à travers la ville - mais on connaît déjà la fin de l'histoire avant même qu'elle débute, car le mécanisme commence un peu à rouiller. Le suspens n'est donc pas vraiment haletant puisque les situations crient au déjà-vu… Heureusement,
Jason Statham, avec son petit air à la
Bruce Willis, est plutôt convaincant en rippou très méchant,
Chris Evans (à voir bientôt dans
Les 4 Fantastiques) se débrouille pas si mal la main collé au portable, et
William H. Macy, vieilli et moustachu joue les bons flics sympathiques. Quant à
Kim Basinger… elle est égale à elle-même.
Au final, CELLULAR manque cruellement d'entrain, d'originalité, et de conviction. Il fait parti de ces films que l'on oublie dès la sortie de la salle – mais a le mérite de laisser reposer nos neurones pendant une heure trente !
Aurélie Maulard