American Rhapsody

    en DVD le 07 Novembre 2002
American Rhapsody
Un film de Eva Gardos, avec Nastassja Kinski, Scarlett Johansson, Tony Goldwyn, Mae Whitman, Larisa Oleynik.
Genre : Drame
Sortie à la Vente en DVD le 07 Novembre 2002
Sortie à la Location en DVD le 12 Septembre 2002
Sortie en salles le 30 Janvier 2002

Résumé du film American Rhapsody

Un film de Eva Gardos, avec Nastassja Kinski, Scarlett Johansson, Tony Goldwyn, Mae Whitman, Larisa Oleynik.


SYNOPSIS :

En 1950, Margit et Peter, un couple d'intellectuels hongrois en butte aux persécutions communistes, décident de fuir leur pays. Pour faciliter cette évasion à haut risque, ils confient leur bébé, Suzanne, à sa grand-mère, censée assurer son transfert à Vienne sous 48 heures. Margit et Peter réussissent à passer la frontière, mais la vieille dame est arrêtée et contrainte de se séparer de Suzanne, qu'elle remet à un couple sans enfants, Teri et Jeno.
Suzanne grandit à la campagne et connaît une enfance paisible et choyée, jusqu'à l'âge de six ans, où elle se voit brutalement arrachée à ses parents adoptifs et embarquée dans un avion à destination de la Californie, où Margit et Peter ont refait leur vie et attendent impatiemment son arrivée.
La fillette se découvre alors une famille dont elle ignorait jusqu'à l'existence, en même temps qu'elle doit affronter un monde inconnu, adopter un nouveau style de vie radicalement différent. Coupée de ses racines, profondément désorientée, elle ne tarde pas à souffrir de l'attitude hyper-protectrice de ses parents, qui s'accentuera d'année en année au rythme de sa propre rébellion.
A quinze ans, au plus fort de cette crise identitaire, Suzanne demande à revoir ses parents adoptifs, et retourne pour la première fois en Hongrie pour voir enfin clair en elle-même et régler ses comptes avec le passé…


L’AVIS DE LA REDACTION :

AMERICAN RHAPSODY constitue un beau témoignage de la part de la réalisatrice/scénariste Eva Grados. Elle pose des problèmes existentiels, comme l'exil, le choc des cultures et des générations, le poids du passé... Mais, voilà tout.
AMERICAN RHAPSODY est composé de trois actes. Le premier nous fait vivre la fuite de la Hongrie communiste de Margit, Peter et de leur fille aînée Maria, ainsi que leur douloureuse séparation avec Suzanne. Le deuxième débute avec l'arrivée de la fillette en Amérique et sa découverte douloureuse d'une nouvelle famille et d'un nouveau pays. Le troisième, qui aurait du être la partie la plus importante, retrace le retour aux sources de Suzanne, retour rendu nécessaire par son mal de vivre grandissant. Mais, cette dernière partie est bâclée.
D'ailleurs, le principal reproche que l'on pourrait faire à ce film est la facilité avec laquelle, il traite les problèmes posés. Afin de montrer la différence entre la Hongrie oppressante et l'Amérique salvatrice, l'image devient en couleur lorsque la famille passe la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, signe du début d'une vie meilleure.
Le choc des générations entre cette mère paranoïaque et étouffante et cette adolescente rebelle et en manque de repères est également traité de façon superflue.
Quant au choc des cultures, il est souvent traité de façon caricaturale. C'est par exemple le cas lorsque cette petite fille perdue coiffée d'un foulard troué et vêtue d'une robe confectionnée par sa mère de Hongrie se retrouve en face d'une grosse Américaine en robe de chambre qui lui dit : "Je sais qui tu es, tu es la petite communiste de Tchécoslovaquie".
Enfin, le malaise de Suzanne et de sa mère et leur impossibilité à communiquer est trop simplement, et vite réglé. Eva Grados nous apporte la solution sur un plateau d'argent : un voyage en Hongrie de Suzanne et la reconstitution de son passé. A son retour, tout s'arrange comme par magie. On comprend alors la 'morale' du film : "notre passé nous façonne" et pour avoir un futur, il faut un passé. Le sentiment que l'on ressent en sortant de la salle est donc mitigé. Le film est séduisant mais n'a rien d'exceptionnel. Il est pourtant, doté d'un casting aussi convaincant sur le papier que sur l'écran. On fini par se dire qu'il ne s'agit que d'un témoignage de plus sur la guerre froide, certes courageux et émouvant, mais loin d'être inoubliable.

Caroline Mathivet


NOTES DE PRODUCTION :

Armée de ses souvenirs et d'une caméra, la scénariste/réalisatrice Eva Gardos retrace dans AMERICAN RHAPSODY ses années d'enfance et d'adolescence, de la Hongrie communiste à la Californie des sixties.
Cette dramatique odyssée n'est pas seulement un hommage au Nouveau Monde, mais aussi, et surtout, un film sur la liberté, la découverte et l'apprentissage d'une culture inconnue, le prix inestimable d'un foyer et d'une vraie famille.
Ancré dans l'expérience intime de la cinéaste, qui signe ici son premier film, AMERICAN RHAPSODY est un témoignage profondément émouvant qui s'adresse à tous ceux qui se sont jamais sentis perdus ou abandonnés ou qui se sont jamais interrogés sur le sens du "chez-soi".
La décision d'écrire et réaliser AMERICAN RHAPSODY fut un acte de courage exceptionnel de la part d'Eva Gardos. A l'origine, celle-ci n'avait qu'une vague connaissance des circonstances dans lesquelles ses parents avaient fui la Hongrie. Elle mesurait les dangers auxquels ils s'étaient exposés et savait qu'ils avaient dû se résoudre à l'abandonner pour ne pas être capturés. Mais, à l'âge adulte, elle avait, comme la plupârt d'entre nous, laissé derrière elle les souvenirs de sa tumultueuse enfance. Des souvenirs qui affluèrent en masse sitôt qu'elle décida de leur consacrer un film…
Eva Gardos :
"Nous nous efforçons tous d'oublier les moments pénibles qui ont marqué notre enfance. Pour faire ce film, j'ai dû me les remémorer et leur redonner vie. La tâche était parfois si rude qu'elle mobilisait toutes mes forces et tout mon courage."
Ce difficile voyage s'amorça lors d'une "retraite" dans la résidence d'Eleanor Coppola.


LE REALISATRICE/SCENARISTE Eva Gardos :

AMERICAN RHAPSODY est le premier film écrit et réalisé par Eva Gardos, qui en a puisé la matière dans les souvenirs de jeunesse et a remporté pour son scénario le prestigieux Hartley-Merrill International Screenwriting Award 1998.
Née dans un petit village hongrois, Eva Gardos grandit derrière le Rideau de Fer et dut attendre l'adolescence pour rejoindre sa famille aux Etats-Unis sous l'égide de la Croix Rouge. Elle découvrit alors ses premiers films, tomba instantanément amoureuse du cinéma et fit son apprentissage auprès de Hal Ashby et Francis Coppola avant de monter, notamment, Mask de Peter Bogdanovich, Barfly de Barbet Schroeder, Valley Girl de Martha Coolidge, Under The Cherry Moon de Prince, et, plus récemment, Bastard Out Of Carolina et Agnes Browne d'Angelica Huston, Miniszter Felrelep pour le producteur Andrew Vajna, etc.
Eva Gardos a remporté le Cable ACE Award du meilleur montage sur le téléfilm Wiesenthal, qu'interprétait Ben Kingsley. Elle a fini récemment le montage de In The Time Of The Butterflies avec Salma Hayek pour Showtime et a mis en chantier divers projets en tant que réalisatrice, dont Body And Paint et une adaptation du livre "Above Suspicion", que produira Coleen Camp.


FICHE ARTISTIQUE

Nastassja Kinski : Margit
Scarlett Johansson : Suzanne
Tony Goldwyn : Peter
Mae Whitman : Maria jeune
Ágnes Bánfalvy : Helen
Zoltán Seress : George
Zsuzsa Czinkóczi : Teri
Balázs Galkó : Jeno
Larisa Oleynik : Maria à 18 ans
Lisa Jane Persky : Pattie
Colleen Camp : Dottie
Emmy Rossum : Sheila
Kelly Endresz-Banlaki : Suzanne à 6 ans
Éva Szörényi : Eva
Kata Dobó : Claire


L’AVIS DE LA PRESSE :

Studio :
" Un film touchant et sincère "
(article entier disponible dans Studio Magasine n°175, page 28)

Première :
" Ce couplet-cliché sur le conflit des générations se double du refrain connu sur le choc des cultures "
(article entier disponible dans Première) n°299, page 32)

CinéLive:
" Drôle de drame que cette page autobiographique où les quelques jalons imposés de la réalité affadissent la trajectoire de ce destin extraordinaire. "
(article entier disponible dans Cinélive n°54, page 48)

3 vidéos : American Rhapsody

Galerie Photos : American Rhapsody

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Les avis sur le film American Rhapsody

    Caractéristiques du DVD

    Image : Ecran 4/3 – Format 1.78
    Son : Dolby Digital 5.1 Anglais - Mono Français.
    Sous-titres : Français

    Bonus :
    - Bande annonce
    - Commentaires de la productrice
    - Témoignage d’Eva Gardos


    NOTRE AVIS:


    Ce dvd du film autobiographique hongro-américain d'Eva Gardos offre une interactivité limitée et une qualité d'images passable. Heureusement, un petit bonus intéressant vient combler ces lacunes.

    Au niveau du son, la qualité est au rendez-vous avec la présence du Dolby Digital 5.1.
    Par contre, le traitement de la couleur reste terne accusant une image assombrie ne se justifiant nullement dans le cadre du thème du film.
    De même, les séquences en noir en blanc du début retraçant le passé de Suzanne, la protagoniste principale, ne sont pas assez contrastées proposant une teinte grise assez fade.
    Côté bonus, on a droit à la version minimale. Les suppléments présentent la bande-annonce originale du film ainsi que les commentaires scènes par scènes de la réalisatrice et de la productrice.
    L'intérêt principal du dvd réside dans cet unique bonus qui nous entraîne dans une analyse détaillée des scènes du film et de sa production à savoir la genèse du projet, l'historique des lieux de tournage, les scènes rajoutées, le choix des acteurs et ceci jusqu'au choix des vêtements.
    L'avantage étant d'avoir une analyse vivante sur le film puisqu'en le revisionnant, il fait resurgir les sentiments et les pensées de la réalisatrice lorsqu'elle tournait.
    Un commentaire guidé assez captivant mais lassant puisque lorsqu'il n'y a rien à commenter, on revoit le film une seconde fois.
    American Rhapsody aurait mérité meilleur traitement en dvd surtout côté bonus compte tenu de sa dimension historique et de son origine autobiographique, la réalisatrice ne parlant que très peu du lien pourtant essentiel entre sa vie et le scénario.
    Reste tout de même le long métrage pour se consoler. Un film émouvant qui aborde avec sincérité les thèmes du déracinement et de la recherche d'identité et qui obtint le prestigieux prix Hartley-Merrill Screenwriting Award en 1998 pour son scénario.

    Florence Pommery

    Notes Techniques

    SonImagePackagingMenuBonus
    4/52/52/52/52/5
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 2 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    21 avis 4 étoiles
    11 avis 3 étoiles
    12 avis 2 étoiles
    8 avis 1 étoiles

    Casting : American Rhapsody

      Réalisation
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      Acteurs
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    Peter