Comment est né votre amour du cinéma ?
Quand j’étais enfant, il y avait le dimanche une émission sur Hollywood avec des films des années 30 à 50 que je regardais en compagnie de ma mère, au grand désespoir de mon père qui pensait qu’il y avait autre chose à faire ! Puis à l’âge de 13 ans, je me suis tourné vers le cinéma européen, et j’ai été fasciné par des films comme SATYRICON ou AMARCORD de Fellini, LES DAMNÉS de Visconti, LE DERNIER TANGO À PARIS de Bertolucci ou CRIS ET CHUCHOTEMENT de Bergman. Il y a aussi Rainer Werner Fassbinder que j’admire plus que tout pour l’acuité psychologique des personnages, l’humour ironique et cet équilibre entre l’aspect personnel, politique et mélodramatique.